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Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) est une institution indépendante fondée en 1983, faisant de la France le premier pays à créer un laboratoire de réflexion dédié aux sciences de la vie et à la santé. Il a pour mission de « donner des avis sur les problèmes éthiques et les questions de société soulevés par les progrès de la connaissance ».

La dernière révision de la loi bioéthique prévoyant que « tout projet de réforme » sur ces problèmes éthiques et sociétaux « doit être précédé d’un débat public sous forme d’états généraux », le CCNE a donc décidé de lancer des Etats généraux de la bioéthique (EGB). Ceux-ci visent à recueillir un large panorama d’opinions de la société de la façon la plus objective possible en permettant à chacun de participer à travers la plateforme propulsée par Capco, mais également grâce à des débats éthiques en régions dont l’enjeu sera « de faire émerger les problématiques en tension sans orienter les débats, pour cela il faut éviter la dimension experte et partisane » selon Jean-François Delfraissy, président du CCNE.

Les EGB proposeront à la population de débattre au sein de neuf consultations [?] pour s’informer sur l’ensemble des sujets abordés mais aussi pour exprimer sa propre opinion sur chacune des neufs thématiques :

L’ensemble des contributions fera l’objet d’un rapport de synthèse qui sera remis à l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) avant clôture officielle des EGB en juillet.

Pour participer : https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/

 

 

La Fondation Positive Planet, présidée par Jacques Attali, lance aujourd’hui une plateforme de contributions citoyennes qui marque le départ d’une vaste opération : les Etats généraux des générations futures — en anglais Up For The Planet.

Cette plateforme internationale vise à recueillir les contributions de tous ceux qui, quelle que soit leur origine — pays, condition sociale, sexe, âge — veulent être une force de proposition pour réformer la manière d’affronter les problèmes de la planète. Elle va recueillir les arguments et les propositions des internautes du monde entier jusqu’en février 2018 sur trois thèmes :

Au terme de cette phase d’échanges, de discussions et de votes, 20 propositions seront défendues devant les dirigeants du G20. La Fondation Positive Planet s’engage sur plusieurs points :

  • Retenir une vingtaine de propositions citoyennes dans leur rapport final, sur la base de critères de faisabilité, d’impact et d’applicabilité dans les pays du G20 ;
  • Intégrer l’ensemble des contributions dans une synthèse qui sera rendue publique sur la plateforme ;
  • Apporter un retour argumenté sur les 3 propositions les plus soutenues pour chaque question, qu’elles soient retenues ou non dans la sélection finale.

Pour participer à l’opération : https://fr.upfortheplanet.org/

Suivant un engagement de campagne du Président de la République, le Gouvernement a décidé d’organiser des Etats généraux de l’alimentation, avec plusieurs objectifs tels que la promotion d’une alimentation plus saine et plus sûre, l’accompagnement de la transformation des modèles de production, ou encore les conditions de travail des agriculteurs. L’idée étant d’associer très largement les parties prenantes et les citoyens pour réfléchir ensemble aux moyens à mettre en oeuvre pour transformer notre agriculture.

Ces EGA font notamment l’objet d’une consultation en ligne ouverte au public entre le 20 juillet et le mois d’octobre.

Cap Collectif est particulièrement fier d’avoir l’opportunité d’accompagner la mise en place de cette toute première consultation du Gouvernement, tant sur la plateforme proprement-dite que sur les aspects méthodologiques. Notamment, nous sommes convaincus que les solutions à des problèmes latents ou récurrents dans la société ne sauraient se trouver en désignant des coupables ou en se rejetant mutuellement la faute entre les différents acteurs du dossier, comme les agriculteurs, les consommateurs, les coopératives, les distributeurs, les environnementalistes, les syndicats ou les transformateurs.

Particulièrement adaptée au “format” des Etats généraux, la structuration de la consultation repose sur la trilogie “problème-causes-solutions”. Cette structure permet d’exposer et d’objectiver un problème, d’identifier des causes au problème précédemment exposé, et enfin de rechercher des solutions répondant bien aux causes du problème.

C’est donc bien à une réflexion collective et argumentée que le Gouvernement invite à participer chacune et chacun.



Quelques lectures de contexte sur #EGalim

« Ils parlent de la plateforme », ajouts suite au lancement :