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Jeudi dernier, nous avons fêté les 5 ans de Cap Collectif dans le strass et les paillettes dans la joie et la bonne humeur. Merci à nos partenaires, clients, amis… qui sont venus nombreux pour nous aider à souffler nos 5 bougies. Merci surtout à tous ceux d’entre vous (y compris ceux qui n’ont pas pu être là jeudi) qui oeuvrent au quotidien pour plus d’ouverture, de collaboration et de transparence dans les processus de décision et qui soutiennent la folle aventure Capco (certains depuis le début) !

Parce qu’on sait animer une soirée au moins aussi bien qu’on sait animer une consultation, on vous avait préparé quelques surprises pour que cette fête ne soit pas que petits fours et grands discours : tournoi de baby foot, quizz, chamboule-tout, escape game fait maison, jam session… Les activités et les occasions de gagner de fantastiques lots étaient nombreuses.

Quelques extraits en images du déroulé de la soirée :

Tout au long de la soirée, nos invités ont également pu profiter d’un photo booth avec ses accessoires, et de notre terrasse décorée pour l’occasion !

Quelques photos en vrac :

Parce que quelques chiffres sont parfois plus parlants qu’un long discours pour mesurer le chemin parcouru et l’impact de nos actions, nous vous proposons une infographie faite maison à l’occasion de nos 5 ans.

Télécharger l’infographie en PDF.

La consultation sur le projet de loi République Numérique (lire notre article dédié) donne rapidement des idées à beaucoup de monde. Toutefois, nous le découvrons assez vite, il est rare que toutes les conditions qui ont fait le succès de République Numérique soient à nouveau réunies. République Numérique représente une source d’inspiration… mais pas d’imitation.

Des progrès par petites touches


Certaines initiatives restent néanmoins remarquables par certains aspects et contribuent à installer durablement les consultations numériques dans le paysage :

  • Les Etats généraux de l’alimentation (2017) parviennent à mobiliser les fameux “corps intermédiaires” lors de la phase de consultation numérique. Un vrai tour de force quand on sait que ces acteurs perçoivent souvent les consultations en ligne comme une tentative du gouvernement de les contourner ou un exercice simpliste qui dévalorise la parole de l’expert. La FNSEA et quelques FDSEA, Coordination Rurale, des associations de consommateurs ou de protection de l’environnement contribuent en leur nom sur la plateforme et invitent leurs membres à participer.
  • Mon projet pour la planète (2017) n’est pas une consultation à proprement parler mais un appel à projets national pour soutenir des actions concrètes sur les thématiques de l’énergie, l’économie circulaire et la biodiversité. 3 M€ de subventions sont allouées par les citoyens aux projets qu’ils jugent les plus impactants. Cette initiative d’ampleur (130 000 participants) préfigure-t-elle un futur budget participatif national ? 
  • Les Etats généraux de la bioéthique (2018) démontrent que sur des sujets particulièrement explosifs, il est possible d’argumenter en ligne sans que cela vire au pugilat : le taux de modération toutes thématiques confondues reste ainsi inférieur à 0,5% (1% sur la PMA/GPA). 
  • Le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), avant même le projet de révision constitutionnelle prévoyant la mue de la 3° Assemblée en Conseil de la participation citoyenne, lance régulièrement des consultations en ligne et s’efforce de les intégrer au travail des conseillers du CESE en section (l’équivalent des commissions à l’Assemblée et au Sénat). Souvent décriée comme une institution endormie, la troisième assemblée fait preuve de modernité (et de constance dans la démarche) en tentant une passerelle entre la société civile organisée et l’autre (la société civile désorganisée ?).

La tentation de la généralisation


Fait notable : les consultations en ligne transcendent les clivages politiques. Lors de  l’élection présidentielle de 2017, les candidats citent République numérique dans leur programme et deux parlementaires, Patrice Martin-Lalande et Luc Belot, de bords politiques opposés, proposent la généralisation des consultations numériques. La proposition de loi est soutenue par plus de 50 députés.

Une proposition qui traduit le chemin parcouru mais que nous ne soutenons pas outre mesure. La généralisation peut conduire à une normalisation peu propice aux expérimentations. Nous sommes par ailleurs bien placés pour mesurer l’importance d’avoir des démarches de participation portées par des décideurs convaincus. Une consultation “réglementaire”, donc imposée, a très peu de chances d’aboutir à un quelconque résultat, comme le montrent malheureusement assez bien les enquêtes publiques. En revanche, on ne serait pas contre une proposition de loi pour la généralisation des décideurs favorables à plus de transparence et de collaboration. Anyone ?

Le Grand débat national : le tournant attendu ?


Dans un contexte où la civictech raffole de superlatifs et où toute consultation – même modeste – s’autoproclame “grande consultation”, arrive le début de l’année 2019 et le lancement du “Grand débat national”, avec plusieurs avancées marquantes. 

  • Le volume de participation tout d’abord. Le projet réunit 600 000 participants en ligne et 1,5 million au total, soit 20 à 30 fois plus sur la partie numérique que nos précédentes consultations. Ce chiffre a parfois été critiqué comme étant encore trop petit, mais il devient difficile de considérer que seule une minorité participe. 600 000 personnes, ça commence en tout cas à faire une grosse minorité. Par ailleurs, la barre du 1% du corps électoral est dépassée, déjouant les pronostics d’une partie de la communauté de la participation qui estimait que cette frontière symbolique se serait jamais atteinte.
  • Une visibilité et un portage politique importants, qui rendent l’expérience à nouveau inédite en France, en Europe et dans le monde. Dans un contexte très tendu, avec des violences régulières dans les rues de Paris et de nombreuses autres villes en France, la participation apparaît comme la solution pour renouer le fil du dialogue.
  • Le numérique est utilisé pour permettre au plus grand nombre de participer mais aussi comme le support pour déployer des réunions présentielles, organisées spontanément par des élus locaux, des citoyens ou des collectifs sur tout le territoire. Au final 10 000 réunions ont été organisées en 2 mois et la plupart des organisateurs ont utilisé la plateforme pour en saisir les compte-rendus.
  • Une conversion “culturelle” de l’exécutif, puisque le Grand débat augure l’acte II du gouvernement, ce changement de méthode revendiqué par l’exécutif et fondé sur l’écoute et l’horizontalité. Lors de son intervention au CESE le 12 septembre 2019 à propos de la réforme des retraites, le Premier Ministre se défend de vouloir “faire un « copier-coller » du grand débat” mais assure vouloir reprendre “l’esprit et certains des outils ayant fait leur preuve, comme le principe d’une plateforme numérique ». 

Une reconnaissance officielle du travail accompli et la confirmation que notre postulat de départ était relativement bien fondé. Le marché de la dénonciation est saturé, le marché des solutions est une terre vierge : c’est par l’expérimentation, la répétition et parfois une dose d’obstination qu’on peut produire le changement.  

Mais également un discours que l’on prend au mot : pas de copier- coller, c’est sûr, car pourquoi faire pareil quand on peut faire mieux ? La participation citoyenne n’est pas qu’un moyen pour faire cesser les crises, elle peut être un moyen pour les résoudre durablement et demain pour les prévenir ?

L’histoire de Capco est intimement liée au développement des consultations en ligne sur les projets de loi (et inversement, toute modestie à part).

Si l’on peut situer la genèse de Cap Collectif dans l’expérimentation Parlement & Citoyens, Capco naît véritablement au monde avec le projet République Numérique.

Le 26 Septembre 2015, à 9h du matin à Matignon, Manuel Valls, alors premier Ministre, et Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au Numérique, appuient sur le bouton et lancent, ce faisant, la première consultation en ligne sur un projet de loi en France. 

Une première en France… et dans le monde !


Pour la première fois, des citoyens sans étiquette ni mandat, des Monsieur Toutlemonde et des Madame Michu en puissance, des jeunes et des moins jeunes, peuvent depuis leur ordinateur ou leur téléphone portable voter sur des articles de loi, argumenter en faveur ou en défaveur de ces articles, rédiger des amendements tels des lobbys ou des parlementaires, ou encore proposer des idées alternatives. 

Il ne s’agit pas cette fois d’envoyer un email dans une grande boîte noire mais de poster sa contribution directement sur le site, la modération ne se faisant qu’a posteriori. Il ne s’agit pas non plus de remplir des formulaires d’identité à rallonge ou de scanner sa pièce d’identité : une adresse email valide est le seul et unique pré-requis. 

Une prouesse technique ? Oui, mais pas tant par le niveau de technologie atteint que par la capacité à développer la plateforme en un temps record, avec une équipe technique alors composée de… 2 personnes ! (Coucou Aurélien et Suzanne 👋)

Rapidement, les réseaux sociaux saluent un design de qualité et sont agréablement surpris. Toujours un brin moqueurs, les internets s’étonnent même que l’Etat sache faire ça !

Où est l’exploit ? Nous assumons parfaitement de le dire : il est du côté du gouvernement et d’Axelle Lemaire, la première à défendre la méthode. Dans un contexte politique tendu, marqué par la première utilisation du 49.3, et face à un public supposé difficile (les geeks, hackers et autres hordes de troll qui sommeillent dans le “dark web”), ce gouvernement franchit le pas :

  • il accepte de soumettre à la consultation un projet de loi dans son intégralité en toute transparence,
  • il fait le pari que malgré toute l’intelligence administrative mobilisée et la concertation initiale menée, ce projet de loi peut encore être amélioré par le plus grand nombre,
  • par là-même, il fait donc le pari de l’intelligence des citoyens et de leur capacité à argumenter et contre-proposer, loin des préjugés sur les citoyens consommateurs, égoïstes, ou contestataires par essence,
  • il prend dès le lancement de la consultation une série d’engagements vis-à-vis des participants sur la manière dont il va analyser, restituer, intégrer ces contributions au projet de loi final,
  • il invite toutes les organisations de la société civile à contribuer en ligne “comme tout le monde”, en rendant publics leurs argumentaires et non en demandant audience auprès des cabinets.

Un saut dans la modernité


C’est de notre point de vue plus qu’un saut dans l’inconnu, c’est un saut dans la modernité. La méthode utilisée repose sur les deux piliers de l’opengov : la transparence et la collaboration. Elle s’en inspire mais surtout les traduit en actes.

La consultation dure 3 petites semaines et rassemble plus de 20 000 participants. Elle aboutit surtout à des résultats probants. Le premier bénéfice est immédiat et presque “immatériel” : le gouvernement (re)découvre que ses citoyens sont capables de réfléchir, argumenter, proposer.

Les participants ne sont d’ailleurs pas hostiles par essence au gouvernement puisque 80% des articles du projet de loi initial recueillent plus de 50% de votes favorables. Seuls 4 des 30 articles proposés initialement recueillent plus de votes mitigés et défavorables que de votes favorables.

Plus incroyable encore, certaines contributions sont jugées réellement intéressantes par le gouvernement et de nature à améliorer le texte. Au final, 5 nouveaux articles ont été ajoutés au projet de loi initial et 90 modifications d’articles ont été réalisées par le gouvernement sur la base des contributions des participants.

FOCUS. La consécration du e-sport grâce à la loi République Numérique. 
Une des grandes surprises issue de la consultation est la reconnaissance par la loi pour une République numérique du “e-sport”. Le e-sport peut être défini comme des compétitions de jeux vidéos entraînant une activité économique importante et une mobilisation mondiale d’une communauté de joueurs. Au delà de l’image du “geek” qui lui colle à la peau, le e-sport est surtout un secteur en pleine croissance en France dont le marché nécessitait d’être structuré. Une proposition déposée par un participant lors de la consultation a permis de consacrer la pratique compétitive de jeux vidéos, désormais reconnue officiellement et encadrée juridiquement. La loi pour une République numérique a ainsi permis de sécuriser juridiquement l’organisation de ces compétitions, de clarifier le statut social des joueurs professionnels et d’encourager le développement du secteur en France.

Une belle histoire aussi côté participants puisque l’enquête de satisfaction réalisée auprès des participants a révélé une forte adhésion envers la démarche (97% d’entre eux se disant prêt à participer de nouveau à une telle consultation et plus de 50% souhaitant sa généralisation à tous les projets de loi). 

Pour nombre d’observateurs, comme pour nous encore aujourd’hui, elle fait figure de référence, notamment par l’ampleur des engagements pris envers les participants et la capacité à les tenir. Capco tenait là sa preuve de concept à grande échelle.

Cap Collectif fête ce mois-ci ses 5 années d’existence. L’occasion de jeter un oeil dans le rétroviseur, là où tout a commencé…

L’histoire de Capco remonte à 2008. A cette époque, Cyril Lage commence à consacrer son temps et son énergie à la recherche d’une idée qui permettrait de sortir de la crise qui secoue la démocratie et ses institutions, et de trouver une parade à l’abstention, au vote de défiance ou à la perte de confiance des représentants. 

Repenser la fabrique de la loi


Sa formation et son expertise professionnelle le conduisent à imaginer un “Parlement citoyen” qui se matérialiserait derrière une plateforme numérique ayant pour objet d’écrire les lois de manière transparente et inclusive. Son passage à l’Assemblée nationale, où il exerce la fonction d’attaché parlementaire à titre bénévole, renforce sa conviction : il est nécessaire de repenser la méthodologie de rédaction des lois, soumise à l’opacité et l’entre-soi. Mais il y imagine aussi une autre orientation pour son projet : les véritables innovateurs – ceux qui sont le mieux placés pour changer le système – ce sont ceux qui, parmi les élus du peuple, considèrent la question de la participation et du numérique de la façon la plus éclairée.

C’est ainsi que voit le jour, sur le papier, l’idée de “Parlement & Citoyens” : une méthodologie de rédaction collaborative de la loi, permettant aux parlementaires de travailler à ciel ouvert avec la participation de chacun. 

Durant plusieurs années, Cyril peaufine son projet et son procédé inspiré du cycle d’élaboration des politiques publiques et des techniques empruntées aux méthodologies fondées sur l’intelligence collective. C’est grâce à la rencontre avec Armel Le Coz, designer en innovation et en management territorial, et avec Bastien Jaillot et Xavier Lacot, consultants experts en PHP – tous trois également passionnés par les questions démocratiques – que le projet devient un concept, puis une plateforme.

Le cycle de vie d’une politique publique, conçu par Cyril Lage et Armel Le Coz, qui ont fondé ensemble le collectif Démocratie Ouverte.

2013 : l’expérimentation Parlement & Citoyens


En février 2013, après plusieurs mois passés à tenter de convaincre les politiques de participer à l’expérimentation, Armel, Bastien et Cyril lancent le site Parlement & Citoyens avec six parlementaires de tous bords politiques ayant accepté de jouer le jeu de la co-construction de la loi.

Dès juillet 2013, la consultation sur la proposition de loi du sénateur écologiste Joël Labbé, visant à interdire les pesticides à usage non-agricole, parvient à réunir 500 contributeurs, qui permettent au parlementaire de défendre en séance un texte largement étoffé. Joël parvient à rassembler une majorité et faire voter le Sénat sur sa proposition enrichie par les citoyens. La proposition est ensuite votée conforme à l’Assemblée nationale, puis promulguée.

Pour la première fois en Europe et sans doute dans le monde, une loi républicaine est rédigée collaborativement avec les citoyens. Le projet initial devient preuve de concept, et attire de très nombreuses sollicitations : de la part du Gouvernement, de collectivités territoriales, d’entreprises, qui souhaitent à leur tour utiliser la plateforme.

Cap Collectif : essaimer le modèle


En juillet 2014, ne parvenant pas à trouver de modèle économique à Parlement & Citoyens en l’absence de soutien de l’institution, Cyril, Bastien et Xavier (pour ces deux derniers, par le biais de leur agence experte en développement Web, JoliCode) décident de créer la start-up Cap Collectif en compagnie de Maxime Arrouard, designer et spécialiste d’expérience utilisateur. 

La mission de Cap Collectif est claire : pérenniser l’association Parlement & Citoyens et essaimer sa méthodologie de rédaction collaborative de la loi à l’ensemble des secteurs de la société sous la forme d’une plateforme de co-construction de la décision.

Mission réussie ! 5 ans après, le projet Parlement & Citoyens s’est autonomisé et accueillera dans quelques jours son premier salarié avec l’ambition de passer à l’échelle. Dans le même temps, Cap Collectif a accompagné plus de 160 structures dans la réalisation de leurs démarches participatives en ligne et s’est imposé comme le leader de son secteur.

« Un étudiant, c’est fait pour étudier ». Cette phrase, entendue lorsque je travaillais à Animafac de la bouche d’un président d’Université, illustre assez bien la conception que l’on a de l’enseignement en France en général, et de la place des étudiants en particulier. A l’Université, par exemple, ces derniers restent encore largement considérés comme des usagers et non comme des acteurs de la vie de leur établissement. 

A la décharge des Universités, qui ont quelques chats à fouetter, un net virage est à l’oeuvre depuis plusieurs années, dans un contexte de réformes successives qui ont largement modifié le paysage universitaire. 

Un monde en profonde mutation 


Depuis une dizaine d’années, une attention beaucoup plus forte est ainsi portée à l’animation de la vie de campus. L’arithmétique est connue et relativement simple : un campus qui est un véritable lieu de vie favorise la socialisation des étudiants et leur bien-être ; un étudiant heureux et à l’aise dans son environnement a plus de chances de réussir ses études. 

La question des engagements étudiants est, elle aussi, beaucoup plus considérée qu’elle ne l’était auparavant, même si elle l’est avant tout sous le prisme de l’employabilité. Les expériences informelles et extra-scolaires des étudiants (engagement associatif, année de césure, volontariat en service civique…) leur permettent d’acquérir des compétences précieuses pour la suite de leur parcours.

Au croisement de ces deux notions (la vie de campus et l’engagement des étudiants), se pose la question de la participation des étudiants à la vie de leur établissement. Sur ce point, la situation est peu reluisante. Le taux de participation aux élections étudiantes est chroniquement faible (10% en moyenne) et les espaces de dialogue et de co-construction en dehors des instances électives restent marginaux. 

Face à cette situation, certains établissements ont pris les devants et lancé des démarches de consultation ambitieuses auprès de leur communauté. Depuis un peu plus d’un an, ce sont ainsi 8 établissements qui ont sollicité les services de Cap Collectif.

“Je crois que cela n’aura échappé à personne, nous vivons actuellement dans un monde en pleine transformation…” témoigne Céline Roy Goupil, cheffe de projet communication digitale de la future Université Gustave Eiffel. “Face aux enjeux sociétaux qui sont devant nous, les personnes, sur un plan individuel, ont un besoin accru de pouvoir s’exprimer et même de participer à la construction de nouvelles solutions. Utiliser la plateforme de Cap Collectif  nous ouvre énormément de possibilités pour faire avancer les projets en mode « co-construction ». C’est une attente forte de nos personnels et étudiants, et une opportunité pour les managers et dirigeants”.

Ouvrir les réflexions à l’ensemble de la communauté universitaire


Si le dispositif spécifique du budget participatif étudiant a sans doute de beaux jours devant lui (voir l’article que nous y consacrons dans ce dossier), les projets participatifs menés par les établissements d’enseignement supérieur vont au-delà. Ainsi, l’Université de Rennes et celle de Nanterre ont été les premières à nous solliciter, pour des consultations portant sur leur projet d’établissement

Une démarche ambitieuse car l’impact de ce type de consultation stratégique est difficilement mesurable pour les participants, qui n’y voient pas de débouchés tangibles ni immédiats, a fortiori pour des étudiants dont le temps sur les bancs de la fac est (normalement) compté.  

Les contextes de l’Université de Rennes et de l’Université de Nanterre étaient par ailleurs particuliers : l’UniR est un regroupement d’établissements (ce qui ajoute un niveau de complexité supplémentaire), tandis que Nanterre connaissait une nouvelle situation de blocage.

Un pari néanmoins gagnant pour ces deux établissements qui ont su mobiliser à la fois étudiants, enseignants-chercheurs et personnels sur des axes stratégiques pour leur avenir.


Infographie réalisée par l’équipe projet de l’Université de Rennes suite à la consultation menée sur le projet stratégique de ce regroupement d’établissements

Ces deux universités ont d’ailleurs depuis inscrit leur démarche dans la durée, avec le lancement de nouveaux projets (lire par exemple le cas d’usage détaillé de l’Université de Nanterre).

Quels sont les types de projets menés par nos établissements clients ?
4 universités ont consulté la communauté sur leur stratégie ou sur leur projet d’établissement (UniR, Unistra, UPEC, Paris Nanterre). Les autres établissements ont consulté sur des thématiques aussi diverses que l’environnement (Science Po), le numérique (Sorbonne Université) ou encore la création d’un parlement étudiant (future Université Gustave Eiffel). 2 ont lancé leur premier budget participatif en ligne
(Universités Paris Nanterre et Lumière Lyon 2).

Entretenir une dynamique participative


Réussir à entretenir une dynamique participative est d’ailleurs l’un des principaux défis des établissements désireux de faire évoluer leur mode de décision vers plus de transparence et d’inclusion. En effet, si les démarches et outils collaboratifs sont destinés à endiguer les phénomènes puissants de défiance et de démobilisation qui touchent les institutions, ils ne produisent des bénéfices pérennes (efficacité, adhésion, mobilisation, confiance) qu’à deux conditions : un engagement sur la durée et en profondeur

Pour relever ce défi avec nos établissements clients, nous avons récemment lancé un réseau d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques pour travailler ensemble sur des problématiques communes. Une première réunion s’est tenue en juin et a notamment permis d’aborder la question de la mobilisation du public étudiant. Une deuxième est programmée cet automne. On a hâte.



Voir les autres articles du dossier :

Carte collectivités territoriales blog

L’équipe de Cap Collectif est fière d’accompagner les communes d’Issy-les-Moulineaux, Viroflay, Chevreuse, Vaulx-en-Velin ou encore Biarritz dans le lancement de leurs projets participatifs en ce début d’année.

L’échelle régionale n’est cependant pas en reste puisque nous accompagnerons prochainement la Région Bourgogne Franche-Comté dans la mise en place du premier budget participatif régional et La Réunion, qui souhaite définir avec les habitants de l’île les modalités de mise en oeuvre d’un Conseil Constitutif Citoyen.

Ces différents lancements sont à l’image de l’ensemble des collectivités territoriales qui ont fait confiance à Cap Collectif depuis sa création : diverses !

Retour sur 4 années de collaboration, en chiffres et en images.

Infographie collectivités territoriales

Si les collectivités avec lesquelles nous travaillons sont diverses, leurs problématiques sont souvent communes d’un territoire à un autre. Pour permettre aux agents opérant des projets participatifs d’échanger sur leurs expériences, y compris dans l’utilisation de notre plateforme, nous avons donc mis en place dès 2017 un réseau apprenant de nos collectivités clientes. Ce réseau se réunit deux fois par an dans les locaux de Capco.

Ces échanges sont fondamentaux et suivent notre vision originale du développement d’un logiciel comme Capco : celle d’un échange permanent avec les utilisateurs de la plateforme grâce à une feuille de route que nous maintenons au quotidien. Ce lien – qui dépasse les réunions semestrielles, grâce notamment à la mise en place d’une liste de diffusion – nous permet de rationaliser et d’améliorer la mise en développement de nouvelles fonctionnalités. En écoutant attentivement le terrain, le prestataire que nous (ne) sommes (pas uniquement) est en mesure d’apporter le meilleur service possible à ses clients actuels. Et, à nos futurs clients, la garantie d’une solution éprouvée répondant parfaitement à leurs besoins.

Aujourd’hui mardi 6 février est notre dernier jour au 18 avenue Parmentier à Paris. Après avoir partagé, durant notre enfance de start-up, des locaux, des apéros et des GIF animés pourris sur Slack avec les équipes de JoliCode, Digital Ping Pong et Monsieur Biz, nous prenons désormais nos quartiers en solo au 25 rue Claude-Tillier, à deux pas de la place de la Nation.

Cette émancipation est le résultat d’une évolution naturelle. Entre juillet 2014 et février 2018, l’entreprise Cap Collectif est passée à un effectif de 17 salariés, dont six rien qu’en janvier de cette année. Le petit espace que nous occupions n’était plus dimensionné pour nos ambitions ni pour les moyens de celles-ci.

Quiconque a semé des privilèges doit recueillir des révolutions.

C’est donc sous l’égide — relative — du pamphlétaire Tillier que nous poursuivrons notre mission : changer le monde. Avec quelques réalisations à venir dans les prochaines semaines : un budget participatif pour les villes de Lille, Le Mans et Santeny, une consultation pour la République de Genève et le Parlement de Wallonie, une boîte à idées pour la ville de Paris, un questionnaire pour le Secours Catholique… sans parler du lancement imminent des Etats généraux de la bioéthique !

Bref nous déménageons demain, jour de fête pour les Eugénie, bafouant le dicton populaire : « à la Sainte-Eugénie, petit oiseau, reste dans ton nid ». Mais nous continuerons de vous raconter notre petite histoire au fil de l’eau, peu ou prou dans les cartons, mais toujours avec plein de bienveillance, de persévérance et de détermination 🙂

Pour la troisième fois consécutive, le tirage au sort que nous effectuons chaque mois parmi nos abonné(e)s de la newsletter a désigné une femme pour remporter un magnifique goodie objet de collection Capco.

Girl Power. C’est d’autant plus étonnant que la proportion de femmes dans la base de données tourne autour de 40 %, donc la probabilité que trois femmes différentes soient tirées au sort trois mois de suite est assez faible. Après le mirifique badge Capco, l’élégantissime sac en toile, c’est donc notre splendide tasse de la civic tech fabriquée avec amour qui partira vers des cieux féminins pour célébrer notre newsletter de janvier.

Le tirage au sort s’effectue chaque mois selon la même procédure :

  1. Nous procédons à une extraction de la base de données des abonné(e)s à la newsletter Capco via Mailchimp.
  2. Nous soustrayons de cette base les salarié(e)s de Capco et leur famille ^^
  3. Nous procédons à un tri sur la colonne la plus imbitable possible que nous délivre le fichier CSV : le champ « EUID ».
  4. Nous attribuons un numéro à chaque ligne selon ce nouveau classement.
  5. Un tirage au sort est alors effectué sur Slack, où le (ou la) salarié(e) le plus prompt est requis pour fournir un chiffre au hasard entre 1 et N (nombre de lignes dans le fichier).

Au départ, la newsletter Capco était réservée à nos clients pour les notifier des nouveautés de la plateforme, puis nous avons décidé d’étendre le contenu de notre lettre d’information à l’actualité de notre communauté et de l’entreprise elle-même, en partageant l’agenda de tous les salariés. Cette newsletter a vocation à être donc ouverte au monde et à offrir de manière transparente une fenêtre vers notre petite start-up.

Nous remercions nos 240 premiers abonné(e)s de l’intérêt qu’ils manifestent pour Capco et nous invitons les autres à s’abonner dès aujourd’hui pour avoir la chance de remporter chaque mois un objet mystère au goût sûr et distingué !

Camille n’est pas zadiste à Notre-Dame-des-Landes, elle est la nouvelle (et première !) créatrice / conceptrice / dessinatrice — bref designer de l’équipe Capco.

Il ne faudrait pas croire que le design soit un sujet que nous avons pris par-dessus la jambe jusqu’à présent. Notamment, à défaut d’être reconnue comme esthétiquement irréprochable, notre plateforme a le mérite sincère d’avoir été bichonnée sur la question cruciale du parcours utilisateur. La participation des citoyens est bourrée d’exigences : la première d’entre-elles, c’est l’absolue évidence que l’expression de chacun doit pouvoir inclure tout le monde. Pour cela, nous concevons des applications faciles à appréhender, à utiliser, à comprendre.

Toutefois, dans notre jeune histoire, concevoir de belles interfaces n’a jamais été dans nos moyens. C’est aujourd’hui le cas : nous avons donc la joie non feinte d’accueillir Camille parmi nous 🙂

D’où viens-tu ?

Je suis Camille, la nouvelle UI/UX Designer de Capco. Même si je me suis égarée quelques temps dans les méandres des prépas hypokhâgne, et des facs de géographie, c’est ma passion pour le design qui m’a rattrapée.

D’où vient cette passion ?

Selon moi, le design ne se limite pas à rendre les interfaces jolies. Mon but est de créer une expérience inoubliable chez l’utilisateur. Ce désir vient de ma capacité à comprendre et à vouloir aider au mieux les personnes. J’aime créer des designs qui facilitent l’expérience des utilisateurs et qui répondent à leur besoin.

As-tu une vie en dehors de Capco ?

Quand je ne suis pas en train de « maquetter », « wireframer », ou tout simplement de « designer », je me promène dans Paris à la recherche de lieux insolites armée de mon appareil photo, j’adore observer les oiseaux (en bon ornithologue amateur), et je regarde One Piece.