L’Agence Française de Développement est la banque publique française de développement qui s’engage sur des projets qui améliorent le quotidien des populations dans les pays en développement, les pays émergents et l’Outre-mer. Présente dans 108 pays via un réseau de 85 agences, l’AFD finance, suit et accompagne aujourd’hui plus de 2 500 projets de développement.

Un « monde en commun » est une consultation portant sur le plan d’orientations stratégiques de l’AFD. Elle est disponible en français et en anglais.

Au lancement de la consultation, l’agence s’engage notamment à ce que toutes les contributions soient prises en compte et intégrées à une synthèse qui sera rendue publique. Cette synthèse prendra la forme d’une cartographie des arguments développés lors de la consultation, comme le prévoit notre méthodologie. Par ailleurs les auteurs des 12 contributions les plus soutenues se verront adresser une réponse nominative.

Une réunion de restitution sera organiséele 7 mars à l’issue de la phase de participation.

Donnez votre avis sur la nouvelle stratégie de  l’Agence Française de Développement

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) est une institution indépendante fondée en 1983, faisant de la France le premier pays à créer un laboratoire de réflexion dédié aux sciences de la vie et à la santé. Il a pour mission de « donner des avis sur les problèmes éthiques et les questions de société soulevés par les progrès de la connaissance ».

La dernière révision de la loi bioéthique prévoyant que « tout projet de réforme » sur ces problèmes éthiques et sociétaux « doit être précédé d’un débat public sous forme d’états généraux », le CCNE a donc décidé de lancer des Etats généraux de la bioéthique (EGB). Ceux-ci visent à recueillir un large panorama d’opinions de la société de la façon la plus objective possible en permettant à chacun de participer à travers la plateforme propulsée par Capco, mais également grâce à des débats éthiques en régions dont l’enjeu sera « de faire émerger les problématiques en tension sans orienter les débats, pour cela il faut éviter la dimension experte et partisane » selon Jean-François Delfraissy, président du CCNE.

Les EGB proposeront à la population de débattre au sein de neuf consultations [?] pour s’informer sur l’ensemble des sujets abordés mais aussi pour exprimer sa propre opinion sur chacune des neufs thématiques :

L’ensemble des contributions fera l’objet d’un rapport de synthèse qui sera remis à l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) avant clôture officielle des EGB en juillet.

Pour participer : https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/

 

 

La consultation publique conduite par le ministère de l’Economie et des Finances sur le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) vient de s’achever. Sur un bilan strictement comptable, elle pose une nouvelle pierre dans le jardin de la démocratie numérique.

Hormis la plateforme les Etats généraux de l’alimentation, en 2017, qui a produit 17 000 contributions citoyennes en quatre mois, nous n’avions pas connu une telle mobilisation sur un dispositif gouvernemental dans un temps aussi serré depuis la consultation sur le projet de loi République Numérique en 2015.

Le Maire vs Lemaire

“RepNum” avait alors défrayé la chronique et a initié un mouvement remarquable en matière de participation citoyenne : d’abord par la portée inédite du dispositif, puisque 21 000 citoyen•ne•s ont pris part à la co-construction du projet de loi en soumettant 8 500 contributions. Egalement, par l’impact induit de cette participation : comme il s’y était engagé, le Gouvernement de l’époque a modifié son texte initial de manière transparente pour tenir compte, après instruction et échanges avec les contributeurs, des propositions citoyennes jugées les plus pertinentes.

Le “PACTE” du Gouvernement actuel marche sur les mêmes eaux. En trois semaines, près de 8 000 participant•e•s ont produit 12 800 contributions. En matière de production, le ministre Bruno Le Maire dépasse ainsi plutôt nettement le “record” établi par son homophone Axelle Lemaire, l’ancienne secrétaire d’Etat au numérique et “mère” de RepNum.

Si le niveau de participation exceptionnel rencontré en 2015 sur le projet de loi “RépNum” est loin d’être dépassé (le PACTE a rassemblé 2,5 fois moins de participants), il n’en demeure pas moins marquant par son nombre de contributions (4 300 de plus sur la même période) et par le ratio très important de production participative. En effet, 3 200 contributeurs (47% des participants) ayant déposé une proposition, chacun est donc en moyenne à l’origine de 3,9 contributions. Ceci indique un fort niveau d’implication dans le dispositif, comme il est rare d’en rencontrer aujourd’hui.

Clin d’oeil

Bien sûr, le “duel” à distance entre Bruno Le Maire et Axelle Lemaire ne doit être lu que comme un clin d’oeil. La compétition ne prévaut pas en matière de participation citoyenne. Plus encore, le bilan de la consultation PACTE ne peut être tiré aujourd’hui que d’un point de vue statistique — même si le ministre s’est déjà engagé à retenir dans le projet de loi (qui sera présenté en conseil des ministres le 18 avril prochain) les propositions les plus soutenues et à écarter les mesures gouvernementales qui ne recueillent pas un assentiment suffisant des participants.

Nous retiendrons toutefois ce petit parfum de démocratie participative qui a plané sur cette consultation grâce à la participation très appliquée des protagonistes. Nous retiendrons l’excellente communication du Gouvernement et du ministre sur le dispositif. Comme nous le recommandons à longueur d’année à nos clients : la communication publique, l’implication du décideur et de ses équipes, la transparence du dispositif et des intentions est essentielle pour conduire un projet participatif.

Sans crier victoire trop tôt, ce PACTE paraît s’inspirer des meilleures pratiques en la matière, comme l’avait fait République Numérique avant lui. Dans le grand escalier de la participation citoyenne, peut-être sommes-nous en train de franchir une nouvelle marche.

C’est aujourd’hui 15 janvier qu’a été lancée la plateforme #PACTE, mot-dièse pour « Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » voulu par le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire.

L’ambition affichée est double : faire grandir les entreprises françaises pour leur permettre d’innover, d’exporter et créer des emplois ; repenser la place des entreprises dans la société et de mieux associer les salariés à leurs résultats.

Entre octobre et décembre dernier, une première étape a permis à des parlementaires et des chefs d’entreprise de mener des consultations auprès de plus de 600 institutions ou personnes sur tout le territoire. Dès aujourd’hui et jusqu’au 5 février, une consultation publique ouverte à tous les citoyens va permettre d’enrichir des propositions initiales et d’en recueillir de nouvelles en suivant notre méthodologie de co-construction de la décision.

Pour clarifier et structurer cette consultation, celle-ci a été découpée en neuf sections accessibles directement : CréerFinancerDévelopperInnoverPartagerTransformerExporterRebondir et Transmettre. Comme chaque consultation propulsée par Cap Collectif, les modes de participation sont au nombre de quatre : le vote, l’argumentation, la proposition et le référencement. Méthodologie bien connue de Bruno Le Maire, qui faisait partie des expérimentateurs de la plateforme de rédaction collaborative de la loi Parlement & Citoyens en 2013.

Comme le ministre l’annonce dans sa vidéo de présentation, les contributeurs les plus actifs de la plateforme seront invités à Bercy pour échanger et débattre de vive voix. On espère que les participants de notre bataille de Post-it à Matignon en septembre, dont faisait partie le secrétaire d’Etat Mounir Mahjoubi, feront partie de ces contributeurs avisés 🙂

C’est aujourd’hui que le Conseil économique, social et environnemental (CESE), troisième assemblée de la République représentant la société civile organisée, a lancé sa plateforme dédiée aux consultations en ligne. En amont d’un avis portant sur l’orientation des jeunes, un premier projet participatif « Orientation des jeunes : quelles solutions ? » est ouvert, avec pour objectif de recueillir l’expression citoyenne et d’interroger toutes les parties prenantes (élèves, jeunes, enseignants, parents) pour améliorer l’orientation.

La consultation est structurée autour de 6 thèmes :

  • Comment ne plus sublir son orientation ?
  • Comment faciliter l’accès à la formation souhaitée ?
  • Comment mieux accompagner les jeunes dans leur parcours ?
  • Comment faire pour que l’orientation ne soit pas sexuée ?
  • Comment faciliter l’insertion professionnelle des jeunes ?
  • Comment réduire le stress suscité par l’orientation ?

Pour chaque thème, le CESE a identifié six problèmes qu’il souhaite résoudre, des causes qu’il considère être à l’origine de ces problèmes et des pistes de solutions à mettre en place. C’est à partir de ces propositions que le Conseil économique, social et environnemental propose à chacun de participer.

La consultation est ouverte jusqu’au 23 février. Une synthèse sera réalisée en mars, et le CESE s’est engagé à répondre aux 60 contributions les plus votées.

Pour participer à la consultation : https://participez.lecese.fr/

La Fondation Positive Planet, présidée par Jacques Attali, lance aujourd’hui une plateforme de contributions citoyennes qui marque le départ d’une vaste opération : les Etats généraux des générations futures — en anglais Up For The Planet.

Cette plateforme internationale vise à recueillir les contributions de tous ceux qui, quelle que soit leur origine — pays, condition sociale, sexe, âge — veulent être une force de proposition pour réformer la manière d’affronter les problèmes de la planète. Elle va recueillir les arguments et les propositions des internautes du monde entier jusqu’en février 2018 sur trois thèmes :

Au terme de cette phase d’échanges, de discussions et de votes, 20 propositions seront défendues devant les dirigeants du G20. La Fondation Positive Planet s’engage sur plusieurs points :

  • Retenir une vingtaine de propositions citoyennes dans leur rapport final, sur la base de critères de faisabilité, d’impact et d’applicabilité dans les pays du G20 ;
  • Intégrer l’ensemble des contributions dans une synthèse qui sera rendue publique sur la plateforme ;
  • Apporter un retour argumenté sur les 3 propositions les plus soutenues pour chaque question, qu’elles soient retenues ou non dans la sélection finale.

Pour participer à l’opération : https://fr.upfortheplanet.org/

Le Forum de l’Action Publique est une consultation lancée par le Gouvernement pour que tout citoyen — qu’il soit usager ou agent public — puisse exprimer son avis, partager son expérience ou exposer ses idées sur les services publics et la fonction publique.

  • Les usagers peuvent répondre à l’enquête sur les services publics.
  • Les agents de la fonction publique peuvent participer à la consultation sur leur environnement de travail.

Au-delà de la plateforme, des dispositifs participatifs sont organisés en présentiel, comme des forums territoriaux de l’action publique, des ateliers de co-construction ou des débats territoriaux organisés par les élus.

Les résultats du Forum seront rendus publics en mars 2018.

 

Mon Projet pour la Planète est un dispositif participatif du Plan Climat proposé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et l’Agence française pour la biodiversité (AFB).

Il s’agit d’un appel à projets inédit — parfois appelé « budget participatif » pour sa proximité de forme avec ce type de dispositif — qui vise à associer la population aux actions sur le climat. Les citoyens sont invités à proposer des projets (lire le règlement) dans les domaines de l’énergie, de l’économie circulaire et de la biodiversité, et de développer des actions innovantes pour lutter contre le dérèglement climatique et pour améliorer le cadre de vie au quotidien.

Par exemple, un groupement de riverains qui veulent mettre en place des panneaux photovoltaïques ou une association travaillant dans une école primaire qui veut travailler avec les élèves pour arriver au zéro gaspillage alimentaire à la cantine, sont des projets associatifs susceptibles de participer à l’appel à projets. Tout comme ce(tte) chef(fe) d’entreprise d’informatique qui voudrait réutiliser la chaleur dégagée par ses serveurs pour mettre en place un réseau de chaleur renouvelable à l’échelle du territoire.

Le dépôt des projets est ouvert entre le 16 novembre 2017 et le 28 février 2018.

Durant cette même période, un appel à candidature permet à chacun de participer au tirage au sort pour intégrer un jury citoyen, qui aura la mission de sélectionner les projets qui seront soumis au vote à partir du mois d’avril 2018 : il convient simplement de remplir le formulaire adéquat.

Pour participer à l’appel à projets : www.monprojetpourlaplanete.gouv.fr

Vincent Chanron, vice-président en charge de la Transformation & Développement durable chez DAHER, nous a fait le plaisir d’être le premier invité de notre série « Un client à la loupe ». Régulièrement, nous mettrons en valeur un cas d’usage spécifique de la plateforme en discutant avec celui ou celle qui se trouve à l’origine de sa mise en place.

DAHER est une structure relativement méconnue. C’est une entreprise familiale française qui existe depuis plus de 150 ans — « start-up depuis 150 ans » précise même Vincent —, qui fabrique des petits avions d’affaires et qui travaille avec l’industrie aéronautique en lui fournissant notamment des trappes, des empenages ou des voilures d’avions. DAHER est venue à la participation assez naturellement, car l’entreprise porte en elle des convictions (que nous partageons évidemment) : celle de la nécessité de placer l’humain au centre du jeu.

L’entretien en bref :

  • L’intelligence collective ?

Un de nos slogans c’est : « L’intelligence n’est pas artificielle » parce que nous sommes convaincus que notre valeur ajoutée dans le monde industriel pour les années à venir, c’est de miser sur l’intelligence humaine. Le corrolaire de ça, c’est de se l’appliquer pour l’ensemble des décisions — notamment pour les sujets qu’on peut aborder de manière participative et collaborative.

  • Le budget participatif ?

Nous avions déjà entrepris des démarches participatives, notamment d’idéation, mais qui n’étaient pas structurées. Le budget participatif, dans les collectivités, est relativement médiatisé ces dernières années et ont éveillé un intérêt de notre part : nous nous sommes dit qu’il y avait sans doute des parallèles à faire dans l’entreprise. Donc nous avons réussi à construire le bon modèle avec Cap Collectif en trouvant des sujets de budget participatif qui soient proches de préoccupations citoyennes et des thèmes qui soient proches de la vie du collaborateur en entreprise.

  • Les défis ?

Les points les plus difficiles, car ils ne sont pas innés dans le monde de l’entreprise, c’est la transparence — la transparence complète du processus — et la problématique managériale du « je vais quand même garder un droit de véto à la fin du projet ? ». Il a fallu expliquer. C’est la raison pour laquelle on a commencé par des petits périmètres, pour démontrer que ça peut également marcher en entreprise.

  • Les surprises ?

J’avais une crainte au départ pour laquelle Cap Collectif m’avait convaincu à raison — et qui a constitué une bonne surprise — c’est qu’il y a eu exclusivement des propositions constructives, avec zéro pourcent de modération, ni sur les propositions ni sur les votes. Surpris aussi par les propositions : d’un côté positif, avec des propositions sur la qualité de vie au travail, pour créer des liens entre les collaborateurs, et également pour améliorer l’empreinte environnementale de l’entreprise. Côté décevant : des propositions qui manquaient parfois d’ambition, sans doute parce que les gens ne savaient pas exactement jusqu’où ils pouvaient aller.

  • Une première évaluation ?

Globalement positif. De la curiosité. Un dispositif qui suscite d’autres propositions au sein de l’entreprise, en dehors des circuits classiques de validation, et permet de générer de l’empowerment. On verra au déploiement des projets s’il y a une appétence pour aller plus loin.

  • L’adhésion du management ?

Pour être honnête c’est encore vu et vécu comme un gadget, mais je sens que les mentalités commencent à changer, avec un questionnement sur les démarches collaboratives et sur l’opportunité de les utiliser sur d’autres périmètres : nous avons d’ailleurs écrit dans notre stratégie de RSE que nous souhaitions aller vers plus de participatif et de collaboratif. C’est grâce à ce test que nous avons effectué sur le budget participatif qu’on a pu inscrire cet objectif comme l’un des objectifs en soi de l’entreprise.

  • Encore ?

Oui. Il y a un soutien du management et une volonté de l’ensemble des collaborateurs. On parle déjà pour l’année prochaine de consultations, d’appels à projets pour des POC d’innovation et de boîtes à idées.

 


Ajout du 23 novembre 2017 : le retour d’expérience de DAHER sur le budget participatif

Les Assises des Outre-mer est une plateforme qui vise à faire participer le plus grand nombre d’Ultra-marins à la recherche de solutions en provenance des territoires sur des sujets tels que la création d’entreprise, la culture, l’emploi, l’environnement, la jeunesse, la santé, la sécurité.

Ces Assises seront articulées sur trois temps : un questionnaire, disponible au lancement, permettant d’établir une phase de diagnostic importante pour identifier les besoins et les envies de chacun. Un appel à projet, à partir du 18 octobre, permettant la proposition de projets sur les territoires qui souhaiteraient obtenir le label Bleu outre-mer. Enfin, une consultation permettra, en janvier 2018, de choisir les projets les plus populaires.

Une équipe Projets Ultramarins a été réunie pour donner son avis sur les projets et participer à la rédaction du Livre Bleu-Outre-mer.

Nous nous réjouissons de cette utilisation conjointe de plusieurs applications participatives disponibles sur la plateforme Capco (questionnaire, appel à projet, consultation) au sein d’un même projet.