Le Premier Ministre a annoncé le 13 février 2018 le lancement d’une concertation autour d’une stratégie de transformation du système de santé (STSS), pour « une transformation de l’ensemble du système de santé, globale, cohérente, méthodique’. Cette concertation est structurée autour de cinq axes : la qualité et la pertinence des soins, les modes de financement et de régulation, le virage numérique, la formation et la gestion des professionnels de santé et l’organisation territoriale des soins.

Ce sont ces axes qui structurent la consultation numérique propulsée sur une plateforme Capco, grâce à notre application « Questionnaire ».

La consultation en détail :

Inscrire la qualité et la pertinence des soins au cœur des organisations et des pratiques

Objectif principal : faire émerger des propositions permettant de placer la qualité, la sécurité et la pertinence des soins au cœur des stratégies et des leviers de transformation du système de santé, en incluant dans la réflexion l’ensemble des parties prenantes : acteurs hospitaliers, de ville, du médico-social et usagers.

Modes de financement et de régulation

Objectif : définir les grandes orientations qui guideront la réforme du système de tarification, en vue de renforcer la prise en compte de la qualité, de la pertinence de soins et l’incitation à la prévention, ainsi que l’amélioration de la régulation des dépenses de santé.

Numérique

Objectif : construire une feuille de route opérationnelle visant à renforcer le virage numérique dans la e-santé et de lever les freins associés au numérique.

Adapter les formations aux enjeux du système de santé

Objectif : construire la feuille de route opérationnelle visant à faire évoluer la formation des professionnels vers plus de souplesse, de diversité et de coopération (en particulier au sein d’un même territoire), tout en préservant l’excellence de la formation française.

Transformation des métiers

Un mal-être s’est installé parmi les soignants et il convient de redonner des perspectives au personnel. Pour cela, des propositions sont soumises autour de cinq hypothèses : l’autonomie et le travail en équipe, la valorisation et la reconnaissance de l’investissement, le management et la légitimité du management, le parcours et l’évolution professionnels des différents acteurs de l’hôpital, la coordination entre professionnels au sein des établissements et au sein du territoire.

Repenser l’organisation territoriale des soins

Objectif : identifier les mesures concrètes qui permettront de créer un continuum coordonné et cohérent d’usages et de prises en charge et de mettre en place les instruments qui permettront l’émergence d’une responsabilité territoriale nouvelle et partagée. Les interventions institutionnelles devront être repensées en cohérence dans une logique d’accompagnement et de facilitation.

Ces questionnaires sont ouverts jusqu’au 30 avril 2018.

 

Coop de France représente les coopératives agricoles, agroalimentaires et forestières françaises, soit environ 2 500 entreprises. Elle promeut le modèle coopératif et intervient comme force de proposition, notamment auprès des pouvoirs publics français et européens ou des médias.

A l’instar des Etats généraux de l’alimentation que le Gouvernement a menés l’an dernier (sur une plateforme Capco) afin de questionner la filière au niveau national, les coopératives agricoles souhaitent aujourd’hui débattre, et élargir le débat à la participation de tous ceux qui le veulent, pour proposer une « vision d’avenir » en s’appuyant sur les contributions qui viendront alimenter ce débat.

Nous devons sortir des oppositions de principe et répondre aux attentes des agriculteurs-coopérateurs, des salariés et des consommateurs-citoyens.

Le Grand Débat Coopératif 2018 qui s’est lancé aura lieu jusqu’en septembre 2018. Coop de France a d’ores et déjà annoncé qu’elle réaliserait, à l’issue de la consultation, une synthèse des propositions d’engagements qui sera envoyée aux 2 500 coopératives agricoles afin qu’elles choisissent de prendre un ou plusieurs engagements en fonction de leur contexte local. Par ailleurs une synthèse de ces engagements sera rendue publique lors du congrès de Coop de France en décembre 2018 et communiquée au grand public et aux décideurs politiques locaux et nationaux.

D’ici là, les agriculteurs ou agricultrices adhérent(e)s à une coopérative et/ou les salarié(e) d’une coopérative ou d’un groupe coopératif sont invité(e)s à participer en deux temps : d’abord à un sondage de perception de la réalité coopérative. Ensuite à une consultation multi-thématique :

Deux ans après avoir propulsé la consultation pour le nommage de la région Occitanie (plus de 160 000 participants sur notre seule instance) c’est avec un grand plaisir que nous retrouvons cette belle région grâce au lancement de la plateforme participative de la ville d’Albi.

La préfecture du Tarn s’équipe de ce dispositif pour « compléter les instances existantes » (les conseils de quartier y ont été mis en place depuis presque 10 ans) et pour donner la possibilité aux 50 000 habitants de la commune (100 000 dans l’aire urbaine) de s’engager, de s’informer, d’émettre des idées ou de donner des avis sur des consultations en ligne lancées par la ville.

C’est une des  caractéristiques de la plateforme Capco : vous venez pour lancer une consultation, un questionnaire, une votation, un budget participatif, une boîte à idées… et vous repartez avec toute la panoplie pour le même prix !

A Albi, pionnier de la démocratie participative, la plateforme de participation citoyenne permet déjà de développer la concertation sur l’opportunité de créer une application mobile pour la ville et de mettre en place une boîte à idées pour recueillir toutes les propositions des Albigeois sur la vie municipale.

 

Du 13 au 31 mars 2018, le Ministère de la Culture ouvre une plateforme participative que nous avons le plaisir de propulser. L’objet de cette plateforme est de préparer la Journée des bibliothèques, organisée le 9 avril 2018 à Paris au Centre Georges Pompidou.

Cette initiative fait suite au rapport de Erik Orsenna et Noël Corbin : Voyage au pays des bibliothèques, remis au Gouvernement le 20 février dernier. Celui-ci plaide notamment pour l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques et l’élargissement de leur mission.

La consultation proposée ici jusqu’à la fin du mois invite les citoyens à s’exprimer sur ces sujets. Comme pour chaque consultation Capco, la méthodologie prévoit plusieurs types d’expression : par le vote ou l’argumentation vis-à-vis des propositions initiales formulées par le décideur (ici le Ministère), et/ou par la formulation de nouvelles propositions citoyennes — sur trois axes de réflexion :

Au terme de la consultation, le Ministère de la Culture s’est engagé à intégrer la totalité des contributions dans une synthèse cartographique et de présenter lors de la journée de concertation du 9 avril les cinq propositions initiales les plus débattues et les cinq propositions les plus soutenues.

 

Nous profitons du bilan très positif de la 3e édition du budget participatif de Rennes pour converser avec Stéphane Lenfant, en charge du projet. Nous lui proposons de regarder en arrière en tirant les enseignements de cette expérience réussie de démocratie locale. Rennes est la préfecture de la Région Bretagne et compte 215 000 habitants. Huitième cité universitaire du pays, elle est l’une des villes françaises les plus dynamiques économiquement.

Bonjour Stéphane. Rennes a lancé la première édition de son budget participatif sur la plateforme Capco dès 2015. Pourquoi avoir misé très tôt sur le budget participatif ?

La Ville a travaillé à travers ses Assises de la Démocratie locale à la mise en place d’une Charte de la Démocratie locale. Ce document avait prévu de développer l’usage du numérique de manière générale dans ses démarches de participation. La plateforme de Cap Collectif répondait, à la manière d’un couteau suisse, à l’ensemble des enjeux de la participation numérique, dont faisait partie le budget participatif.

Vous en êtes aujourd’hui à la 3e édition. Avec le recul, comment évaluez-vous les impacts du budget participatif sur le territoire de Rennes métropole ?

Le budget participatif constitue un levier fort de participation, de création de lien social et d’innovation. Les Rennais ont bien appris à utiliser le budget participatif et ce rendez-vous permet un débat utile sur les projets. Pour la collectivité, cela permet de mieux prendre en compte les attentes des habitants. En interne, la mise en place d’un budget participatif constitue une mini révolution pour les services. Une organisation plus transversale et tournée entièrement vers l’usager a été mis en place.

Quels sont les ajustements ou enseignements que vous avez retiré d’une édition à une autre ?

Si la question du numérique constitue un levier de participation, elle ne peut répondre seule aux défis démocratiques qu’il semble nécessaire de relever. C’est bien à travers une meilleure coordination des démarches numériques et « présentielles » que nous pourrons collectivement répondre à l’attente de participation des habitants.

En tant que responsable du service Innovation numérique, comment évaluez-vous le rôle d’une plateforme numérique dans ce dispositif ?

La plateforme numérique est un outil central de co-construction des politiques et des projets publics. Elle permet de mener des concertations avec des publics qui peuvent se sentir éloignés des démarches de participation. Il est cependant important de bien anticiper la communication sur les démarches de participation numérique.

Un petit mot plus spécifique sur l’application ?

La plateforme de Cap Collectif permet de répondre à de nombreux objectifs de participation des collectivités. Plus qu’un prestataire technique, Capco est pour nous un partenaire pour construire les démarches de concertation numérique.

Merci Stéphane 🙂

Nous nous sommes récemment entretenus avec Olivier Carré, maire d’Orléans et président de la métropole. Il est venu à la rencontre de Capco l’an dernier, inspiré par le succès du budget participatif de Rennes, avec une vision sur le long terme de la participation citoyenne sur le territoire qu’il administre.

Aujourd’hui, avec le recul d’une première saison réussie, il tire les enseignements du projet, imagine le futur et reste intarissable sur la question de l’inclusion de la population dans les décisions publiques. Appellant même à la naissance d’une « troisième force » qui émanerait de la société, au côté de l’administration et du politique.

Cet entretien intervient à la veille des Rencontres nationales de la participation, au cours desquelles Cap Collectif animera deux ateliers spécifiques sur le budget participatif : le premier, « renouveler ou dynamiser » avec lesbudgetsparticipatifs.fr et le second sur le budget participatif en entreprise avec DAHER.


Verbatim

Je me suis rendu compte qu’on pouvait construire une véritable démarche qui faisait que, quand on allait devant les gens, on arrivait avec un projet qui n’était pas complètement ficelé. Avec cette logique d’écoute et d’affinage de projets, on arrive à construire la ville un peu autrement, et certainement de façon beaucoup plus optimale pour les habitants.

Arc-en-ciel

C’est de là qu’est venue l’idée que les gens voulaient finalement faire autre chose que de la contestation pure : il n’y a pas que des râleurs, il y a des gens aussi qui ont des bonnes idées et qu’il faut savoir écouter. Souvent on avait un peu les mêmes qui venaient dans les réunions et qui étaient ceux qui, finalement, avaient un peu de temps. Des personnes qui sont un peu âgées, qui ont du temps pour regarder les choses. Toujours un peu les mêmes réminiscences, les mêmes remarques, la même famille de remarques. Si on co-construit la ville, mais toujours avec une seule partie de la population, on va finir par faire une ville monocolore là où elle doit embrasser tout le spectre de l’arc-en ciel.

Il faut construire à ce moment-là la ville peut-être par d’autres médias, par d’autres modes, par des éléments qui font que des gens vont se sentir impliqués — parce qu’ils le sont, ils sont intéressés — mais dans les arbitrages il est évident que c’est d’abord leur vie personnelle, leur quotidien, ce qui les presse un peu, qui fait que ça va primer sur l’envie de s’investir pour la ville, c’est-à-dire un peu pour les autres. Ce n’est pas par manque d’altruisme, mais c’est par faute de capital-temps.

Et toujours dans cette logique de co-construction, toujours.

Honnêtement on cherchait plutôt à toucher les 25-50 ans, notamment parce que ce sont eux qui ont beaucoup de mal à venir aux réunions publiques et à travailler au quotidien avec nous. Ça a marché. Cent cinquante-trois projets qui sont sortis de la consultation ont été émis par 80 %  de personnes rentrant dans cette catégorie d’âge. Vraiment une très bonne surprise. J’ai été étonné, contenu du fait que la première vague, on l’a faite vraiment de façon expérimentale et simple — parce que là-dedans, il ne faut surtout pas être compliqué, il faut être le plus simple et le plus direct possible. Là tout le monde a répondu présent. C’était une vachement bonne nouvelle. Et on a eu quand même 153 réponses dans un laps de temps très court, ce qui pour moi est vraiment très positif, sur exactement la cible qu’on avait visée.

Ça m’a vraiment encouragé à faire en sorte que cette année on multiplie par trois le budget [participatif] — puisqu’il va passer à 300 000 [euros] — mais j’ai bien noté qu’à Rennes, à Montreuil, et autres, on était sur des pourcentages entiers des budgets d’investissement.

Diversité

On peut être aussi dans une logique où ça va venir des gens. Ça va venir de ce que, eux, ont repéré, de ce qu’ils ont vu, parfois aussi dans d’autres villes. Ce ne sont pas des experts mais c’est une myriade d’avis, ce qui fait qu’à la sortie on a un certain nombre de choses qui ressortent qui, sans doute, auraient pu être ignorées par l’expert qui, lui, a ses habitudes et qui, lui aussi, a la robustesse de la connaissance de son art mais pas forcément la capacité à tout embrasser comme peut le faire une nuée d’avis.

On a besoin aujourd’hui d’avoir un certain nombre de systèmes simples et efficaces, parfois éphémères, parfois jetables — et ça, ce n’est pas du tout dans la logique et les habitudes des institutions publiques, en tout cas françaises. Et le rôle, aujourd’hui et demain, du politique, de la sphère dont je continue de penser qu’elle est absolument nécessaire parce que la démocratie représentative est celle qui a la légitimité, justement, pour trancher des limites d’espace, trancher des limites privé-public, trancher des rapports entre deux entités privées (ce qui peut exister), tous ces éléments-là, la détermination du public que l’on met à disposition du plus grand nombre — ça, c’est nous qui en sommes les dépositaires au nom du peuple — mais ça ne suffit plus aujourd’hui. Il faut une sorte de troisième force qui arrive, au côté de l’administration et de l’institution politique, il faut une troisième force qui émane de la société elle-même, qui ne doit pas se subroger aux élus, parce qu’à un moment donné ce sont les intérêts privés qui dominent face à l’intérêt public, ça ne doit évidemment pas se substituer à l’administration sinon ça devient de la technocratie. Donc il faut trouver la bonne place et le bon équilibre pour que la sphère participative… [pour que] nos concitoyens soient amenés à participer.

Et c’est tout l’intérêt d’avoir à ce moment-là une règle du jeu simple dans laquelle chacun peut se reconnaître, qui est ouverte, qui a une forme de générosité mais aussi d’intérêt public, qui est qu’on met à disposition des budgets, sans préjuger de l’utilisation qui va pouvoir en être faite, mais qui va répondre à la possibilité – pour certains de nos concitoyens qui ont envie – de s’engager de réaliser quelque chose qui sera utilisé par le plus grand nombre. D’où l’idée du budget participatif.

En attendant le passage à l’échelle

Une partie des projets qui sont tenus habituellement par la Ville, pour moi, devraient être tenus de cette façon-là. Pas [uniquement] une sorte d’appel à idées, là on passerait à la co-construction de la ville sur un certain nombre de projets beaucoup plus lourds. On monte en puissance régulièrement sur ce budget participatif, avec une méthode, et puis on va voir comment tout ça s’organise — les gens qui répondent, les petits groupes qui peuvent être mobilisés etc. — mais l’objectif c’est de monter à des niveaux qui sont beaucoup plus importants pour faire en sorte que ce soit une habitude du vivre-ensemble. C’est-à-dire pour passer du budget participatif à une logique du vivre-ensemble et de co-construire la ville.

Je crois à une mutation dans la demande d’exercer la politique. Ça va redéfinir quel est à la marge le rôle des élus, à la marge le rôle des institutions, et je crois qu’au bout on a surtout une ville qui sera mieux faite. C’est une vraie source de vitalité pour la ville lorsque ses habitants se sentent impliqués pour prendre en main son destin. On rêve tous de ça en tant qu’élus, qu’on soit de gauche, de droite, de ce qu’on veut, on rêve tous de ça. Ça fait partie quelque part des mêmes types de démarches, intrinsèquement, de ne pas partir avec des préjugés mais au contraire de se laisser un peu porter en libérant les capacités de faire et en attendant que les gens s’en saisissent… ou pas.

C’est un élément qui rentrera complètement dans l’ADN de la façon de faire la politique locale. Je crois que c’est quelque chose de très fort, qui va au-delà de tout ce que l’on fait en réunions publiques. Je crois qu’on est passé vraiment à autre chose. On est sur une période où le « faire » est quelque chose d’important. Ce sont vraiment des démarches tout-à-fait passionnantes à regarder et à mettre en oeuvre et, je le répète, tant mieux si, en plus, ça aide efficacement à construire la ville.


Cette vidéo est un extrait de sept minutes d’un entretien qui dure 28 minutes. Celui-ci est disponible dans son intégralité par souci de transparence par rapport au montage effectué 🙂

C’est avec grand plaisir que nous avons accueilli les derniers chiffres de la troisième édition du budget participatif de Rennes. Avec plus de 16 000 votants, soit presque 8% de la population, il confirme l’emballement pour ce type de projet participatif que nous avons intégré à la plateforme Capco en 2015… justement pour Rennes, pionnier dans ce domaine et lauréat dès la première année d’un prix de l’innovation SmartCity.

Cette progression constante démontre la robustesse des convictions que nous défendons depuis 2013 : la participation des citoyens à la décision publique est une affaire de long cours et elle ne se décrète pas à coups de menton. Toute expérimentation est un processus itératif qui nécessite une prise de risque, une capacité à se tromper et surtout une envie indéfectible de recommencer en profitant de l’expérience des précédents essais. Et bien sûr, comme c’est le cas avec Rennes et avec bien d’autres décideurs publics ou privés avec lesquels nous travaillons, cela nécessite une implication incessante du pouvoir politique pour informer, expliquer, convaincre la population du bien-fondé et de la sincérité de la démarche.

Les budgets participatifs ont le vent en poupe, comme en témoignent les articles récents du Monde ou des Echos. Cap Collectif va d’ailleurs animer sur ce sujet deux ateliers aux prochaines Rencontres nationales de la participation organisées entre le 6 et le 8 mars prochains par le think tank Décider Ensemble et la Métropole Européenne de Lille.


L’Etat de Genève a entamé l’élaboration d’un projet de société dans un monde numérique et propose à chacun de participer à une consultation en ligne jusqu’au 31 mars. Le principe est d’offrir la possibilité aux citoyens de réagir, d’argumenter et de formuler de nouvelles propositions permettant à l’Etat de réussir la transition numérique, à l’administration cantonale de s’adapter et à Genève « de relever le défi numérique de façon exemplaire ».

La transition numérique pose un ensemble de questions politiques et requiert une vision partagée le plus largement possible.

La consultation est structurée autour de cinq thématiques reflétant les fonctions régaliennes de l’Etat impliquées dans la réussite de cette transition numérique. Elle se positionne dans une posture de contribution bienveillante à une politique numérique pour Genève et vise à « identifier les points qui font débat auprès des citoyens et des entreprises, ainsi qu’à identifier des acteurs du territoire qui souhaitent prendre une part active dans la transition numérique » du canton.

L’Etat de Genève s’est d’ors et déja engagé à publier une synthèse des propositions, votes et arguments, de mettre à disposition les données de la consultation publique en open data, de publier des entretiens avec les contributeurs les plus soutenus sur le blog du Genève Lab, d’organiser un évènement auquel seront invités les participants à la consultation et, surtout, d’utiliser les résultats de la consultation publique pour nourrir la politique numérique de l’Etat.

Hormis la consultation en ligne, des représentants de l’Etat sont à la disposition des citoyens en présentiel pour échanger ou recueillir leurs propositions et leurs arguments.

Après Rennes (depuis 2015), Orléans, Montreuil, Mulhouse et Clermont-Ferrand (depuis hier), la Ville du Mans est la sixième collectivité territoriale à se lancer sur un projet de budget participatif sur une plateforme Cap Collectif.

La chronologie mise en place est celle d’un budget participatif traditionnel :

  • une phase de recueil des propositions citoyennes pour améliorer le cadre de vie (1er mars – 30 avril)
  • une phase d’analyse et de sélection des projets, durant laquelle, dans un premier temps, les services de la Ville réalisent des études de faisabilité pour chaque projet (1er mai – 15 juin) puis une Commission composée de parties prenantes sélectionnent les projets soumis au vote des habitants (fin juin).
  • une phase de vote où chaque citoyen manceau âgé de plus de 16 ans peut choisir jusqu’à six projets parmi ceux qui auront été retenus (15 septembre – 15 octobre)

Durant tout le processus, de nombreuses rencontres physiques sont programmées sur les marchés de la ville pour échanger avec les habitants et recueillir les projets de ceux qui ne passeront pas directement par la plateforme internet pour participer.

L’enveloppe affectée par la Ville du Mans pour ce budget participatif s’élève à 840 000 euros, soit 5% du budget d’investissement.

Après Rennes, Orléans, Mulhouse et Montreuil (en attendant Le Mans), la ville de Clermont-Ferrand lance à son tour un budget participatif sur une plateforme Capco. Une nouvelle collectivité qui se lance dans cet exercice de démocratie contributive, ce n’est jamais anodin. Notamment quand il s’agit d’une collectivité majeure comme Clermont avec ses 140 000 habitants, et avec une métropole de bientôt 500 000 habitants.

Ce type de projet séduit de plus en plus les Français, comme le rappelle fort à propos un article récent du Monde. Et le maire, Olivier Bianchi, ne s’y trompe pas : « Notre ambition est de placer les Clermontois au centre de l’action municipale et des politiques publiques, afin qu’ils n’en soient plus uniquement les destinataires mais de véritables acteurs. »

Ouvert à tous les citoyens « sans condition de nationalité, dès l’âge de 11 ans, afin d’impliquer dès à présent les citoyens de demain dans la vie de la cité et les sensibiliser à l’intérêt général », le budget participatif clermontois représente l’équivalent de 5 % du budget annuel d’investissement municipal.

La phase de proposition des projets par le public s’étend jusqu’au 31 mars. Viendra ensuite une période d’instruction des projets par les services de la Ville, qui étudiera alors la faisabilité technique, administrative et financière de chaque projet. A l’automne, les Clermontois seront appelés à voter pour les projets retenus, qui seront ensuite réalisés à partir de 2019.