L’an dernier, nous avons décidé de relever le défi proposé par EY et sa plateforme d’innovation ouverte : « Comment peut-on impliquer les citoyens dans la mesure de l’efficacité de l’action publique ? »

Il faut dire que le pitch de départ de David Naïm, associé EY en charge du développement des offres de Transformation Digitale, était alléchant :

« EY Open Innovation vient renforcer la stratégie d’innovation d’EY, dont l’objectif est de créer un véritable partenariat avec les start-up sélectionnées, pour développer des offres communes, et ainsi leur donner une visibilité à l’international. »

Nous avons donc candidaté, nous avons soutenu notre projet et nous avons bien le plaisir d’avoir été finalement choisis par les experts EY pour construire une offre « civic tech » sur la thématique « numérique et secteur public ». Nous accompagnons ainsi de jolies petites boîtes comme more than metrics, WEMAIK, Perfect Industry, Lanner et Skopai.

Pour Capco, ce partenariat va évidemment nous permettre de poursuivre notre mission : essaimer la culture de la participation, convaincre les décideurs publics de s’engager dans la transformation des modes de gouvernance… et pourquoi pas aller voir un peu de l’autre côté de la frontière — comme nous l’avons déjà expérimenté au Québec, en Suisse et en Belgique — pour partager le savoir-faire français en matière de plateforme participative.

C’est avec une grande satisfaction que nous étions présents mercredi dernier à Vienne, splendide capitale autrichienne, pour assister à la remise des trophées de l’innovation politique. Ce fut l’occasion d’une nouvelle consécration pour la consultation pour le projet de loi République Numérique, défendu par l’ancienne secrétaire d’Etat Axelle Lemaire — récompensée ici pour son initiative inédite : celle de co-construire un projet de loi gouvernemental avec les citoyens.

Ce prix est décerné chaque année par l’Innovation in Politics Institute, un « groupe de citoyens européens non-partisans mais politiquement vigilants ». C’est une récompense qui veut célébrer les hommes et les femmes politiques européens « créatifs et courageux », et mettre en avant les projets innovants et inspirants qui permettront notamment de regagner la confiance des citoyens.

Un processus transparent et collaboratif

Axelle Lemaire est une convertie de la première heure. C’est elle qui, convaincue de la nécessité de mettre en place une expérimentation telle que Parlement & Citoyens (également finaliste à Vienne grâce au sénateur Joël Labbé) afin de co-construire « son » projet de loi pour une République numérique, s’est battue pour disséminer la bonne parole au sein du Gouvernement. C’est aussi elle qui a compris très tôt l’importance de suivre une méthodologie rigoureuse et de s’investir personnellement dans le processus.

Grâce à l’opiniâtreté de la ministre, ce sont plus de 21 000 citoyens qui ont réellement « co-construit » la loi à travers leur participation (quasi 8 500 contributions directes et 150 000 votes), poussant le Gouvernement à modifier le texte initial à 90 reprises et à créer cinq nouveaux articles de loi « citoyens ». Cette loi sera d’ailleurs adoptée à l’unanimité au Parlement, démontrant la pertinence de la démarche — pour sa part largement plébiscitée par l’enquête de satisfaction produite à l’issue de la consultation.

Toute l’équipe de Capco est infiniment fière d’avoir très modestement contribué au succès de cette consultation. Au-delà des petites gloires éphémères, il restera la certitude que République Numérique a permis de franchir une marche dans le grand escalier de la participation citoyenne à la co-construction de la décision publique. Cependant l’escalier est encore bien long et bien haut : il convient donc de jouir des honneurs mais de ne pas se détourner du travail trop longtemps 🙂

 

C’est avec un plaisir non feint que nous avons reçu ce matin à l’Hôtel de Roquelaure notre trophée « Participation & Concertation » organisé par La Gazette des Communes et Décider Ensemble. Le plaisir était d’autant plus intense que le jury a eu la gentillesse de récompenser avant tout notre méthodologie de co-construction de la décision, à travers la consultation des députés Luc Belot et Patrice Martin-Lalande qui s’est déroulée l’hiver dernier sur la plateforme Parlement & Citoyens.

Un plaisir intense car cette consultation de la fin 2016 a été, sans aucun doute, un jalon de la plus haute importance dans notre petite histoire personnelle, comme l’a été le lancement de Parlement & Citoyens en février 2013. A cette époque, nous n’avions recueilli que (très) peu de soutiens côté politique. Beaucoup de « ça ne marchera jamais » et de « ça ne m’intéresse pas » — dans le meilleur des cas. La consultation du sénateur Joël Labbé — puis la promulgation de la loi qui porte son nom — a commencé à en convaincre certains. Un immense travail de pédagogie, de terrain, un gigantesque labeur que nous poursuivons au quotidien à travers Cap Collectif pour essaimer nos convictions et notre méthodologie, commence à porter des fruits. Et nous commençons tout doucement à les récolter, hier avec République Numérique, aujourd’hui avec les Etats généraux de l’alimentation.

Attention aux gloires éphémères

Lorsque deux députés de deux partis différents (PS et LR) ont donc mis en ligne l’hiver passé leurs propositions pour « généraliser les consultations en ligne » au Parlement, nous avons célébré la nouvelle comme il se doit. Pas comme l’aboutissement d’une mission qui nous aurait échappée — car le travail n’est jamais fini et les gloires éphémères ne remplacent les grandes victoires de fond — mais comme la terminaison d’un cycle positif débuté trois ans plus tôt : celui consistant à changer les pratiques des lieux de décision, de transformer les institutions de l’intérieur, de mettre la participation des citoyens et la transparence des processus décisionnels au centre de notre système démocratique.

Ce trophée, décerné par des spécialistes indiscutés de la participation et des territoires (Loïc Blondiaux, Marylise Lebranchu, Laurence Allard, Damien Bertrand, Emma Bothorel, Patrice Carré, Brigitte Menguy et Apolline Prêtre — que nous remercions ici vivement) est une fierté. Il ne nous fait cependant pas oublier d’où nous venons, les obstacles que nous avons franchis et surtout le chemin qui reste à parcourir pour disséminer notre vision d’une société fondée sur la collaboration entre les individus qui la composent.

Ce chemin, nous l’observons avec un esprit positif, constructif, inclusif et confiant.

SNCF Développement a dévoilé son édition 2017 de « Génération FrenchTech », qui liste les « 1 000 qui font l’économie française de demain ». Cap Collectif y figure parmi six « Civic Tech ».

Le parti pris de ce livre n’est pas de constituer un annuaire exhaustif des startups de la French Tech, mais d’identifier, par marché, les startups les plus remarquables, permettant de mieux appréhender les dynamiques des différents secteurs d’activité, d’identifier les pépites françaises, et de mettre en lumière les atouts et enjeux de la French Tech sur chacun de ces marchés.

Nous sommes évidemment très fiers d’être reconnus par ce classement et ses partenaires, tels que le label La French Tech, la MAIF, le Groupe La Poste ou Accenture.

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Pour son premier budget participatif, la Ville de Rennes a reçu, vendredi 20 mai, le premier Prix du Concours international de l’innovation SmartCities organisé par le quotidien Le Monde.

Ce prix, qui récompense le travail colossal réalisé par les élus et les agents de la collectivité durant plusieurs mois, est aussi une reconnaissance pour Cap Collectif qui avait été retenu par Rennes, suite à une procédure d’appel d’offres, pour concevoir et développer l’application de budget participatif.

Prochaine étape : développer une étape de suivi dans le processus pour permettre aux habitants de suivre la mise en oeuvre des projets sélectionnés.