les signataire de next gen entreprise et cap collectif

Repenser le rôle de l’entreprise dans la société. Le pionnier de la civic tech en France, Cap Collectif, The NextGen Entreprise Summit, l’événement dédié aux nouvelles formes de management et d’organisation et cinquante dirigeant·es européen·nes lancent une consultation citoyenne à l’échelle européenne pour repenser le rôle de l’entreprise dans la société et réinterroger nos systèmes de gouvernance.

Vertical, centralisé, siloté… notre modèle traditionnel d’organisation du travail a vécu. Le temps de l’entreprise considérée comme une structure anonyme et entièrement dédiée à la recherche de profit et de rentabilité, semble bien loin. Créer l’entreprise de demain, c’est notre ambition, mais c’est aussi une réponse à la croisée de différentes « fractures », qu’elles soient économiques, sociales ou écologiques. Reste à construire un autre modèle appuyé sur d’autres pratiques managériales, d’autres méthodes et d’autres valeurs. Ce modèle est à la fois à penser et à mettre en œuvre concrètement.

Attentes connues et consensuelles

Plus de sens, plus de transparence, plus d’autonomie, plus de collaboration : les attentes sont relativement connues et consensuelles elles aussi. Le plus dur n’est pas de les identifier mais d’y répondre dans un cadre qui concilie performance économique, sociale et environnementale et nous permette de renouer avec la confiance de nos clients, collaborateurs et parties prenantes.

Confiance dans nos entreprises et performance de nos entreprises sont indissociables. Ce constat, beaucoup le partagent, et pas seulement parmi les dirigeant·es et autres entrepreneur·es. La pression s’exerce de toutes parts : salariés, réseaux sociaux et clients expriment au diapason les mêmes préoccupations et les mêmes aspirations pour les entreprises de demain.

Nos organisations ne sont pas inertes ni incapables de se renouveler, bien au contraire. Nous avons entamé ces transitions depuis plusieurs années déjà. Toutes nos expériences ne sont pas, pour autant, couronnées de succès et il serait par ailleurs absurde de considérer hâtivement que ce qui n’a pas fonctionné hier ne fonctionnera pas non plus demain.

Plus que jamais, nous avons besoin de confronter nos idées et expériences entre dirigeant·es d’entreprise et avec nos collaborateur·trices, nos client·es, nos parties prenantes.

Une consultation mardi 15

C’est précisément l’objet de la consultation que nous lançons mardi 15 septembre 2020 autour de trois questions clés :

  • Comment dépasser la recherche de profit à court terme ?
  • Comment reconstruire des relations de confiance et engager ses collaborateurs ?
  • Comment humaniser l’entreprise et en faire un lieu d’épanouissement ?

Nous invitons chacune et chacun d’entre vous à participer afin de contester, compléter ou soutenir nos propres propositions.

Nous manquons cruellement aujourd’hui de lieux de débat sur l’entreprise et dans nos entreprises.

Notre monde actuel est marqué par l’incertitude, rendant les projections financières aléatoires et les divinations des futurologues douteuses. Il est aujourd’hui temps de privilégier l’intelligence collective de tous aux fulgurances de quelques-uns pour éclairer nos prises de décision.

Mobilisation collective

Par ailleurs, seule une vraie mobilisation collective dans nos entreprises et autour de nos entreprises pourra nous faire traverser cette crise sanitaire et économique. Mais cette mobilisation collective ne se décrète pas sur un mot d’ordre des dirigeants·es pas plus qu’elle ne se déclenche de manière spontanée.

L’association des collaborateurs et des parties prenantes aux enjeux, contraintes, opportunités, décisions de l’entreprise reste la meilleure manière de nourrir l’adhésion donc de l’engagement.

Nos entreprises sont des acteurs engagés dans la société et auprès de leurs collaborateurs : à nous de faire vivre le débat d’idées en leur sein !

Les signataires

  • Emmanuel Faber (Président-Directeur Général de Danone)
  • Henriette Dræbye Rosenquist (Présidente de Pfizer France)
  • Pascal Demurger (Directeur Général du Groupe MAIF)
  • Alain Roumilhac (Président de Manpower France)
  • Carole Avril (Directrice Générale de la Fédération Française des Diabétiques)
  • Luc Bretones (Fondateur de The NextGen Entreprise Summit et de Purpose For Good)
  • Giovanna D’Alessio (Partner d’Asterys)
  • Cyril Lage (Fondateur et Président de Cap Collectif)
  • Pierre-Alain Raphan (Député LREM de la 10ème circonscription de l’Essonne)
  • Bruno Bonnell (Député LREM de la 6ème circonscription du Rhône)
  • Luc Bretones (Fondateur de The NextGen Entreprise Summit et de Purpose For Good),
  • Cyril Lage (Fondateur et Président de Cap Collectif)
  • Olivier Pastor (Co-fondateur de l’Université du Nous)
  • Mathieu Castaings (Fondateur de Finacoop)
  • Alexis Nollet (Co-fondateur d’Ulterïa)
  • Alexandre Dandan (Fondateur d’InneXplore)
  • Alexandre Gérard (Président d’Inov’On)
  • Bastoun Talec (Associé chez HappyWork)
  • Emmanuel Mottrie (Président de TMC Group)
  • Martin Richer (Fondateur de Management & RSE)
  • Michel Bundock (Président du Groupement des Chefs d’Entreprise du Québec)
  • Laurent Vuarraz (Fondateur de Talk)
  • Doug Kirkpatrick (Consultant en management)
  • Jos de Blok (Fondateur de Buurtzorg)
  • Yan Laurent (Directeur Général Hôtels Mercure Paris)
  • Eliana Hohl (Consultante en Management)
  • Matt Hallman (Springest)
  • Tom Van Der Luube (Co fondateur de Viisi)
  • Alain Rhoumillac (Président de ManpowerGroup)
  • Ludovic Cinquin (
  • Benjamin Enault (

Vous réfléchissez à l’organisation d’une consultation ou de toute autre démarche participative et souhaitez approfondir le sujet ?

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De la démocratie ouverte aux entreprises ouvertes, il n'y a qu'un pas

Cap Collectif est née en 2014 en réponse à la crise démocratique et à l’appel de Barack Obama de 2009 pour un gouvernement ouvert. Des militants historiques de l’Open Gov, nous prônons la transparence, la participation et la collaboration entre citoyens et dirigeants politiques comme réponses aux crises de confiance que traversent les démocraties représentatives. Alignés avec cette vision, nous proposons une plateforme numérique qui permet de mobiliser massivement l’intelligence collective des citoyens pour améliorer les politiques publiques et remporter l’adhésion.

Les institutions démocratiques ne sont pourtant pas les seules cibles de la défiance des citoyens : Les entreprises sont pointées du doigt pour leur responsabilité face aux crises sociales et environnementales et délaissées pour leur incapacité à construire avec leurs salariés des projets porteurs de sens. À mesure que les entreprises prennent conscience de ces défis, leur rôle dépasse la simple recherche de profit pour devenir politique : Pour réconcilier recherche d’impact et profit, quelques entreprises engagées se sont dotées depuis 2018 de raisons d’être et quelques pionnières du statut d’entreprise à mission.

Alors que ce mouvement grandit, chez Cap Collectif nous ne pouvons que soutenir ces entreprises. Pourtant, comme dans le cas des institutions politiques, trop souvent, les décisions des entreprises sont prises de façon opaque au sein de petits comités homogènes, dialoguant au mieux avec un nombre restreint de parties prenantes triées sur le volet pour définir leurs engagements.

À l’heure du management participatif, chez Cap Collectif, nous sommes convaincus que seule une entreprise ouverte, capable d’associer ses salariés et parties prenantes externes à ses décisions pour mobiliser leur intelligence collective sortira renforcée des crises qui s’annoncent. Dotée d’une gouvernance partagée, en plus d’être plus réactive, souple et innovante, cette entreprise ouverte saura aligner son projet d’entreprise et sa raison d’être sur les attentes de la société, réengager ses salariés et renouer avec la confiance des citoyens !

Mardi 16 juin dernier, nous avons eu le plaisir de co-animer avec Christelle Roy, Vice Présidente Stratégies et Développements de l’Université de Strasbourg, un webinaire dans le cadre d’un cycle de webinaires organisé par le mouvement de la happytech, que nous avons rejoint fin 2019.

L’Université de Strasbourg est engagée dans une démarche de fond qui vise à inclure davantage ses parties prenantes dans le fonctionnement de son organisation. C’est à ce titre que nous avons accompagné l’année dernière la mise en place de la démarche participative Cap 2030, qui a associé pendant 6 semaines personnels, enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs et étudiants à la construction d’une vision partagée de l’établissement pour les dix années à venir.

S’il s’agissait alors d’une démarche plutôt prospective, le contexte de sortie de crise actuel a amené l’équipe dirigeante à envisager une autre démarche participative, plus opérationnelle celle-là, afin d’obtenir un retour d’expérience sur la gestion de la crise au sein de l’établissement.

Comment nos organisations de travail ont-elles traversé la crise ?

C’est une question qui mérite qu’on prenne le temps de se la poser, et la période actuelle est le bon moment pour cela ! Le confinement puis le retour progressif sur le lieu de travail sur fond de crise sanitaire ont donné lieu à des remises en question et à des adaptations inédites dans nos organisations de travail.

Interroger la manière dont notre organisation a réagi à la crise permet d’en dresser un premier bilan collectif, d’identifier ce qui a bien fonctionné ou moins bien fonctionné et ainsi d’améliorer l’existant (y compris pour être mieux préparés vis-à-vis d’une prochaine crise éventuelle, sanitaire ou non). C’est dans cet objectif que l’Université de Strasbourg a ainsi lancé le 9 juin dernier une consultation au sein des différentes structures de l’établissement (composantes, unités de recherche, services), ce qui représente près de 200 personnes. Des étudiants seront également consultés grâce à des interviews permettant davantage de prendre en compte la diversité des interactions qu’il y a pu avoir lors de la période de crise.

Alors, comment réussir sa consultation “retour d’expérience” ?

D’abord, toute consultation doit répondre à une temporalité pour correspondre aux préoccupations et aux enjeux de l’organisation et des équipes. Même si l’exercice de consultation reste pertinent à chacun des jalons de la relance, il se pose la question de ce qui peut se faire tout de suite en cohérence avec le parcours de reprise spécifique de chaque organisation (une structure accueillant du public comme une université n’ayant évidemment pas les mêmes enjeux en la matière qu’une entreprise fonctionnant en B2B, par exemple).

Une temporalité qui dicte ses enjeux

Ensuite, derrière la première nécessité de la phase d’écoute qui pourrait tout à fait s’organiser sous la forme d’un sondage, nous préconisons l’usage de la consultation afin de dépasser le premier objectif de collecte des ressentis individuels et d’embarquer les équipes dans une véritable logique de résolution collective de problèmes.

sondage et consultation, 2 éléments liées

Pour être en mesure de tirer de cet exercice des pistes permettant mieux réagir en cas de nouvelles crises, là où le sondage atteindrait ses limites, la consultation sera plus à même de permettre à chacun de partager ses solutions, sa compréhension des points faibles et forts et sa vision de la façon dont il serait opportun d’évoluer pour s’adapter.

La consultation est alors non pas une simple demande d’avis mais devient une opportunité de travailler collectivement sur la recherche de solutions, l’amélioration des processus et des décisions.

Très concrètement, la consultation mise en place par l’Université de Strasbourg leur permettra par exemple, non seulement d’évaluer la qualité des dispositifs de gestion de crise (plan de continuité d’activité et plan de reprise d’activité) et leur connaissance par les équipes, mais aussi d’obtenir des pistes d’amélioration de leur part.

Les équipes n’ont pas toujours été associées aux décisions prises au plus fort de la crise compte tenu de l’urgence et des contraintes externes (directives venant directement de l’État par exemple), ce qui a pu générer frustrations ou incompréhensions dans leur travail au quotidien. Dans le contexte actuel qui est celui de la reprise, le fait de les associer à une telle réflexion collective sur le fonctionnement de leur organisation permet aussi de les (re)mobiliser !

Vous réfléchissez à l’organisation d’une démarche de retour d’expérience au sein de votre propre structure et souhaitez approfondir le sujet ?

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On appelle traditionnellement “budget participatif” les dispositifs qui consistent à affecter une partie du budget annuel de la collectivité à la réalisation de projets proposés et choisis par les habitants. Relativement normé, ce dispositif comprend différentes étapes : dépôt, analyse, vote et réalisation des projets lauréats.

L’analyse, réalisée par les services des collectivités, est un sujet peu abordé au sein de l’écosystème. Elle est pourtant fondamentale à la réussite d’un budget participatif à plus d’un titre. 

L’importance de l'analyse des projets

C’est durant la phase d’analyse que le sort des projets déposés lors de la phase de dépôt initiale est décidé : 

  • soit le projet sera soumis au vote, avec la possibilité pour le porteur de projet de faire campagne pour que son projet recueille un maximum de votes, 
  • soit le projet sera éliminé et au mieux invité à candidater à nouveau lors de l’édition suivante.

Ici se décide donc si les citoyens, et notamment les plus sceptiques sur la politique locale,  vont estimer que le budget participatif est un concours honnête où les participants sont traités équitablement ou si c’est “comme d’habitude, magouilles et compagnies dans la République des copains”. 

Le Budget participatif est un exercice réputé pour sa capacité à créer de la satisfaction chez les participants. Certes… mais puisque 60% des projets déposés en moyenne sont jugés irrecevables, la question qui se pose est de savoir comment créer de la satisfaction, pas uniquement chez les lauréats, mais aussi chez cette majorité de participants qui constituent les “recalés” du projet.

“Faire autrement” : une rupture discrète mais profonde avec les pratiques anciennes ?

La maxime du BP (budget participatif) est bien connue : “vous proposez, vous décidez, nous réalisons”. Silence sur “nous analysons”. Pourtant, c’est bien dans cette phase que se déroule dans l’ombre une mini-révolution des pratiques et que l’idée, chère à la participation citoyenne, du faire autrement dépasse le slogan pour devenir une réalité tangible. 

Découvrez les bonnes pratiques lors d'un budget participatif

Un cran plus loin dans la transparence ?

Conscientes de l’importance de l’analyse  et de la nécessité de donner des gages aux participants, certaines collectivités mènent déjà des initiatives très intéressantes : un comité de suivi est parfois constitué soit pour procéder aux côtés des services à l’analyse de la totalité des projets, soit pour trancher les cas les plus épineux pour lesquels les services n’avaient pas de position affirmée, soit pour assurer un suivi du travail des services.

D’autres collectivités réfléchissent même à rendre publics sur la plateforme, non seulement le résultat final des analyses sur les projets, mais le travail des analystes lui-même en temps réel et les résultats intermédiaires.

Confrontés au cas de figure où certains projets sont “proches” de la recevabilité, certaines collectivités prennent même l’initiative de contacter les porteurs de projet pour les inviter à modifier leur projet (avec leur accord) afin d’augmenter leur chance de passer sous les fourches caudines du règlement !

On voit bien tout l’intérêt d’éviter que le projet d’un déposant soit recalé pour ce qu’on pourrait considérer comme un détail. Il convient toutefois d’être prudent car dans un contexte – nous ne cessons de le rappeler – de grande défiance envers la politique, chaque intervention de la collectivité peut être soupçonnée de favoritisme, de rupture d’égalité entre les participants, de petits arrangements.

Pour conclure…

L’analyse est selon nous au coeur d’un budget participatif. Au-delà d’être le pivot entre la phase de dépôt et celle du vote, c’est aussi le moment de montrer toute l’intégrité du processus : respect du règlement, réponses à tous les porteurs de projet et explicitation des résultats de l’analyse…

C’est aussi l’opportunité de travailler de façon transversale au sein des collectivités, plutôt qu’en silos. 

Pour toutes ces raisons, nous sommes très heureux de pouvoir proposer à nos clients un outil d’analyse dédié à l’analyse des projets et de les accompagner dans ce travail de l’ombre. Cet outil vise à rendre ce travail le moins fastidieux possible mais aussi cohérent avec l’objectif final de modernisation de l’action publique et de restauration de la confiance entre élus et citoyens.

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Angèle Lemoult, en charge du budget participatif à la Ville d’Orléans, revient pour nous sur l’importance de la phase d’analyse dans la gestion d’un budget participatif à l’échelle d’une collectivité. 

Pour commencer, pouvez-vous nous dire quelques mots sur le budget participatif d’Orléans ?

Pour la ville d’Orléans, le budget participatif est perçu comme un formidable outil de démocratie locale. Il permet aux riverains de s’impliquer dans leur quartier ou dans leur ville avec des résultats très concrets et rapides. 

Comment appréhendez vous la phase d’analyse d’un budget participatif ?

La phase d’analyse est la clé de voûte de cet exercice. Elle doit être rapide, pour gagner sur le temps de mise en œuvre, et efficace pour éviter les déconvenues. Il s’agit, pendant 40 jours, de mobiliser de nombreuses directions (espaces verts, patrimoine, transports, développement durable…), sur des projets parfois très insolites et qui ne seront pas forcément retenus, ces études s’ajoutant à leur charge de travail habituelle.

Notre objectif est toujours de pouvoir proposer au vote le plus grand nombre possible de projets déposés. Pour cela, de nombreux échanges sont nécessaires entre notre service, les citoyens et les directions métier pour préciser les propositions et les rendre « réalisables ». Par ailleurs, la plupart des projets nécessite l’expertise de plusieurs services en parallèle.

Concrètement, comment se passait le pilotage de la phase d’analyse jusqu’à présent ?

Pour les 2 premières éditions de notre budget participatif, les projets étaient tout d’abord transmis aux experts identifiés par email. Leurs conclusions étaient ensuite saisies par les techniciens dans un tableau Excel partagé, puis reformulées par notre service avant d’être publiées sur la plateforme. La simplification et les nouvelles fonctionnalités proposées par l’outil d’analyse de Cap Collectif : (ré)attribution de projets, partage de l’analyse par plusieurs personnes, actions en masse… sont pour nous une réelle avancée qui nous permet de gérer toutes les étapes du budget participatif dans un seul outil. C’est d’autant plus important que nous avons l’ambition d’augmenter le nombre de participants lors des prochaines éditions !

C’est l’un des aspects les plus évidents de toute démarche participative, et pourtant souvent le plus difficile à mettre en place : le droit de suite ! Comment organiser le retour aux participants une fois qu’ils ont apporté leur contribution ? Du mail de remerciement (une politesse élémentaire qui n’est finalement pas si fréquente dans les faits) aux comités citoyens de suivi et d’évaluation, les modalités et pratiques du droit de suite sont diverses, adaptables et pas toujours aussi contraignantes qu’on pourrait le croire. Il est temps de rendre ses lettres de noblesse à cet indispensable allié des démarches participatives…

Une démarche participative ? Oui mais après...

Depuis 2014, Cap Collectif accompagne de nombreuses collectivités territoriales sur la voie des consultations citoyennes et de la démocratie participative. Le retour d’expériences de ces collectivités et notre propre suivi des démarches passées ou en cours a permis de révéler un sujet d’enjeu majeur pour la participation : l’importance du retour aux participants et le suivi de la réalisation et de l’impact des actions réalisées dans le cadre de projets participatifs.

Cet enjeu a fait l’objet d’un groupe de travail au cours des derniers mois avec certaines de nos collectivités clientes afin de faire avancer la réflexion sur le sujet et identifier les pratiques existantes permettant de garantir le retour aux participants et leur satisfaction sur la durée. 

L’identification des pratiques existantes a permis de diviser le droit de suite en quatre finalités principales (présentées dans l’infographie ci-dessous) que chaque décideur peut s’approprier selon le temps dont il dispose, ses moyens et son envie d’aller au bout de la démarche.

Panorama des pratiques du droit de suite

La plateforme en ligne, votre première alliée 

Avant de partir à la conquête des pratiques les plus complexes du droit de suite, n’hésitez pas à débuter “petit”. Avant d’arriver à l’organisation de réunions publiques de plusieurs milliers de personnes, le droit de suite peut passer par un message de remerciement, l’envoi de mailings ou encore des articles sur le site internet de la collectivité. Pour les décideurs ayant lancé des démarches participatives en ligne, appuyez vous sur votre plateforme afin de commencer à mettre en place un suivi des informations, des actualités et pour garder contact avec les participants ayant donné leur accord pour être recontacté. Le droit de suite, ce n’est pas forcément de grandes actions, mais plutôt de petits gestes, réguliers, illustrant votre souhait de prendre des engagements et de les tenir. 

Frise d'avancement d'un projet participatif

Le cercle vertueux du droit de suite

La mise en place d’un droit de suite dans le cadre de l’organisation de démarches participatives devrait être un inconditionnel… Pourtant, une fois arrivé au bout du processus de participation, une fois les résultats annoncés, une fois l’espace de participation fermé, tout s’arrête et personne ne connaît le sort réservé aux projets lauréats du budget participatif de Partiville, aux idées retenues dans le cadre de l’appel à projets solidaires de Detoville ou bien l’impact de la consultation sur le Plan Climat lancé par Bourgaville.

Une démarche participative ne s’arrête pas et ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin. Les citoyens ont fait leur part, ils ont participé… maintenant, c’est à vous de faire un pas en avant et leur montrer que vous les avez écoutés, que leurs avis ont été étudiés, que les engagements seront tenus. 

Les bénéfices qu’il est raisonnablement possible d’attendre de la mise en place d’un suivi des projets sont nombreux, à la fois pour les participants et pour le décideur :

  • (Re)créer de la confiance vis-à-vis du décideur : la transparence assumée par le décideur (même – et sans doute surtout – pour expliquer que telle proposition ne sera pas mise en oeuvre) est un signal fort envoyé aux participants qui ne s’attendent évidemment pas à ce que toutes leurs propositions soient mises en oeuvre les yeux fermés, mais qui attendent en revanche une explicitation des arbitrages rendus, 

  • Créer les conditions d’un engagement durable des habitants : l’implication des participants sur le long terme, notamment par des comités de suivi, les encouragent à s’approprier le projet et d’en devenir les premiers ambassadeurs,

  • Assurer le succès des démarches futures et limiter les effets d’usure de la participation. 

À vous de jouer !

 

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“C’est pas parce qu’on connaît par coeur tous les Bruce Lee qu’on est karateka » – Harvey Specter dans la série Suits

Qu’est ce qu’une bonne consultation ? Quels critères définir ? Comment le mesurer ? Ce sont des questions éminemment importantes mais qui ont le défaut de cantonner le débat à “ce qu’il faudrait faire” et ce faisant nous éloignent de la question du « comment faire” ? Ces questions étaient l’objet du 3e épisode de notre cycle de webinaires gratuit dédié à la participation.

Le secteur public et politique dans lequel nous opérons est un contexte fait de contraintes et d’obsession pour la communication. Il est probable que ce soit encore le cas pour quelques années encore et certains historiens pourraient même argumenter que dans la démocratie athénienne (largement fantasmée), il n’en était pas autrement. Il y a encore une acculturation importante à réaliser autour des principes et pratiques de la démocratie participative auprès des élus, services, citoyens. Mais la principale difficulté à laquelle sont confrontés les organisateurs d’une consultation n’est pas de définir sur le papier ce que serait une bonne consultation, mais bien de convaincre de leur pertinence et les mettre en oeuvre.

Comment reconnaître une consultation réussie ?

Personne ne peut affirmer que la qualité d’une consultation dépend de son nombre de participants. Et pourtant, premièrement, c’est bien ce nombre de participants qui donnera le crédit nécessaire à la démarche pour que la presse et les décideurs s’emparent des résultats. 

Deuxièmement, si une consultation fait un flop complet c’est qu’elle ne réunit  aucun des facteurs clés de succès d’une consultation en ligne massive. Il n’y a ni corrélation, ni hasard !

Personne ne peut nier que les consultations sont aujourd’hui souvent décevantes et frustrantes pour les participants qui peinent à savoir si leurs contributions ont été, d’abord lues, ensuite analysées, et enfin intégrées ou non à la décision finale. 

Sur ce point, nous souhaitons continuer à affirmer que l’exigence unique d’un organisateur de consultation est de rendre compte, et non de prendre en compte. La modification d’un projet ou d’une décision par une consultation reste bien l’objectif final mais il ne peut être exigé préalablement du décideur : c’est dans son intérêt autant que dans l’intérêt des participants mais cela ne peut être présenté comme une condition de réussite, imposable ou opposable aux organisateurs. 

La satisfaction des participants est absolument nécessaire, mais elle ne doit pas se faire “contre” la satisfaction des organisateurs d’une consultation si l’on s’accorde à considérer qu’une consultation est bien un outil d’aide à la décision et non une pétition agrémentée d’une ode au dialogue et à l’intelligence collective.

Comment réunir les conditions d’une consultation réussie ?

Aucune magie mais l’art délicat de réunir la plupart des facteurs clés de succès cités ci-après. Ne cherchez pas (et détendez-vous si vous êtes un organisateur), la consultation parfaite n’existe pas!

infographie sur la réussite d'une consultation citoyenne

Parmi les facteurs clés de succès d’une consultation, la question de la restitution, et plus largement du droit de suite, a été abordée lors de l’épisode 5 de notre cycle de webinaires.

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Le Budget Participatif, un exercice très prisé

Actuellement en France, ce sont 180 collectivités, 25 départements, 2 régions et 15 universités qui ont mis en place un Budget participatif. Ce “succès” ne doit rien au hasard : il tient au fait qu’il apporte des bénéfices aussi bien aux participants qu’aux organisateurs. Nous avons parfois trop tendance à oublier que ces deux acteurs doivent trouver leur compte pour qu’un projet participatif réussisse et perdure dans le temps.

les raison du succès des budgets participatifs

La simplicité, premier atout du Budget participatif

Le KISS, c’est un dicton “Keep it simple, stupid” devenu un principe clé en design et en programmation informatique, appliqué notamment lors des revues de code pour savoir si le raisonnement et la solution proposés sont bien les plus simples.

Les choses simples sont celles qui fonctionnent le mieux. Ce qui est vrai pour la tech (mais également pour chacune des choses de notre vie quotidienne) n’a pas de raison de fonctionner différemment en matière de participation.

C’est l’une des grandes forces du Budget Participatif

  • un principe simple : « vous proposez, vous choisissez, nous réalisons »
  • une participation simple : 
    • les participants déposent leur idée et non un business plan associé à un formulaire de 72 questions et 13 attestations de conformité,
    • les participants votent pour le ou les projets de leur choix selon leur bon vouloir. 

La simplicité, une espèce menacée ?

Le BP a pour avantage d’être un exercice sécurisé pour une collectivité qui bénéficie des expériences passées de toutes les collectivités qui l’ont précédée. Mais cette sécurité ne répond pas au besoin d’innover. Nombre de collectivités sont ainsi tentées de se singulariser et d’apporter à chaque édition nouvelle du BP une nouveauté.

Par exemple, le système de vote concentre beaucoup d’attention actuellement et une tendance semble se dégager à vouloir imposer un vote minimum : un participant, pour valider son vote, devra obligatoirement voter pour au moins X projets. Le plus souvent, X = 3 projets minimum.

Nous sommes assez sceptiques chez Cap Collectif sur l’activation de ce type de vote, notamment à la lueur des statistiques suivantes.

Collectivité Nombre total de votants  Nombre de votants qui n’ont voté que pour un seul projet % de votants uniques / sur total votants
Rennes 11749 6516 55,5%
Orléans 1408 829 59%
Occitanie 26889 20361 75%

En activant le vote minimum, quelle sera la réaction des 55, 59, 75% de participants qui n’ont souhaité voter qu’une fois alors qu’il leur était possible de voter plusieurs fois ?

Quelle est la probabilité qu’ils acceptent cette nouvelle règle du jeu contraignante ?

Si ces participants préfèrent majoritairement quitter la page plutôt que sélectionner deux autres projets, donc si le volume final de participants diminue d’un quart, d’un tiers ou de la moitié, les résultats du vote seront-ils plus crédibles et légitimes ?

Si le vote minimum est une stratégie pour contrer les porteurs de projets les plus insistants, actifs, militants, va-t-il réellement freiner leurs ardeurs ou au contraire renforcer leur “domination” sur l’exercice, par opposition aux autres porteurs de projets qui n’ont pas la même capacité de mobilisation ni la même ténacité ?

Ultime question : pourquoi changer ce qui fonctionne bien, notamment si le risque de faire moins bien est réel ? N’y a-t-il pas pour approfondir la logique du BP et s’améliorer en continu d’autres idées à investiguer que le système de vote en ligne : massification et diversification des publics, augmentation du budget, accompagnement des porteurs de projet, suivi de la réalisation des projets… 

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En tant que boîte tech, nous sommes profondément convaincus de la pertinence de proposer des outils numériques aux acteurs publics et du fait que si ces derniers ne s’emparent pas de ces outils pour moderniser leurs pratiques et leur gouvernance, il ne leur restera bientôt plus que leurs yeux pour pleurer, tout en accusant les GAFA et les réseaux sociaux d’amener la démocratie et le service public au tombeau.

Mais après 5 années d’expérience, nous sommes aussi bien placés pour constater que ces outils peuvent être utilisés à contre-emploi de leur ambition modernisatrice ou que des espoirs infondés suscitent de la déception chez leurs utilisateurs.

C’est pourquoi nous tentons ici de dresser un panorama des principaux bénéfices d’une plateforme participative telle que la nôtre mais aussi de mettre en évidence ce qui relève de la surpromesse.

plateforme cap collectif versus la plateforme de ses concurrents

Sans revenir dans le détail de l’infographie ci-dessus, je m’attarderai dans cet article sur son premier point : la participation massive. 

C’est à partir de combien exactement une “participation massive” ?

Excellente question qui nécessite d’une part de s’attarder un peu sur les chiffres de participation standards et d’autre part de tenter quelques points de comparaison pertinents.

Type de projet et échelle Moyenne observée % population  Borne haute % population 
Consultation nationale (projet de loi) 1.000 <> 50.000 0,0015% <> 0,075% 500.000  0,75%
Appel à projets national     140.000 0,2%
Consultation régionale 500 <> 30.000 0,01% <> 0,5 % 100 000 1,5%
Budget participatif communal   2,5%   8%
Consultation locale
(plan climat, rythmes scolaires…)

200 <> 500
 
1 000

1,5%

Nous précisons ici que ces chiffres sont tirés des plateformes Cap Collectif, sur lesquelles un participant correspond réellement à un compte créé, à partir d’une adresse email vérifiée et qui a réalisé au moins une action sur la plateforme (voter, commenter, argumenter, proposer ou amender). 

Les observateurs les trouvent habituellement très faibles. Les praticiens de la concertation, plus habitués à de faibles audiences, mesurent un peu plus en quoi la capacité à toucher jusqu’à 8% des habitants de son territoire représente un succès notoire.

Comparaison n’est pas raison…. mais quand même. Tout dépend de notre capacité à rapporter ces chiffres non pas à la population totale mais aux pratiques politiques actuelles marquées par une défiance extrême. 

Nombre de participants sélectionnés pour la Convention Citoyenne pour le climat 150
Echantillon habituel d’un sondage politique  1.000
Nombre de personnes inscrites au registre des lobbys et associés à l’élaboration des lois 2.000
Nombre de participants aux consultations nationales 1.000 <> 500.000
Nombre de militants politiques 200.000 <> 1 million
Nombre de signataires de la pétition “affaire du siècle” 2 millions
Nombre de bénévoles en France 12,5 millions
Nombre de français qui déclarent s’intéresser à la vie politique 24 millions
Nombre de votants aux élections municipales 30 millions

Comment analyser ces chiffres ? 

Nous aimerions beaucoup développer, tel un chroniqueur télé, un point de vue très affirmé mais nous nous contenterons ici d’un timide commentaire : “nous sommes au milieu du gué”.

2.000 personnes sont inscrites au registre des lobbys de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique quand 2 millions de personnes ont signé la pétition en ligne de recours contre l’Etat français au motif de son inaction climatique. En se fondant sur des consultations gouvernementales classiques entre 20 et 40.000 participants (hors Grand Débat National et ses 500.000 participants), on arrive donc à cet entre-deux : 10 fois plus de personnes que celles et ceux qui sont consultés habituellement pour élaborer les lois, 100 fois moins nombreux qu’une mobilisation en ligne d’opposition.

Au milieu du gué, c’est aussi un rappel que ces consultations restent un phénomène relativement nouveau : nous avons de bonnes raisons de croire que ces chiffres vont continuer à croître avec le temps. Certains chercheurs ont fixé un horizon indépassable de 1% de la population participant aux consultations organisées à leur intention : nous aimerions beaucoup leur donner tort sur la durée et les amener à réévaluer à la hausse leurs pronostics.

Au milieu du gué, c’est enfin le regret permanent de voir que peu d’acteurs publics capitalisent sur les bases de données qu’ils constituent à travers leurs consultations, repartant souvent de zéro avec des nouveaux projets ou de nouvelles plateformes, lançant et relançant de fastidieuses et coûteuses campagnes de communication pour inciter les gens à participer à nouveau. 

Participer plus mais aussi participer mieux

En conclusion, la participation massive n’est pas un objectif en soi et le volume de contributions ne présage rien de leur qualité et encore moins de l’impact final de la consultation. En revanche, elle nous apparaît aujourd’hui comme un élément absolument nécessaire de crédibilisation des démarches participatives. C’est tout le paradoxe des consultations en ligne : il faut à la fois accorder la plus grande attention aux chiffres de participation… et s’en détacher !

C’est l’objet du groupe de travail initié avec nos collectivités territoriales clientes sur le droit de suite, afin de ne pas limiter la promesse de la civitech à participer plus mais aussi à participer mieux.

Les Français veulent savoir ….

La participation est-elle le nouvel opium du peuple ? Comment distinguer une “bonne” consultation d’une opération de com’ ? Peut-on rater un budget participatif ? Est-ce grave si j’ai fait 42 participants sur ma consultation en ligne ? La Civictech est-elle le nouvel eldorado des bobos ? Madame Michu existe-t-elle et qui peut le prouver ? Doit-on avoir peur des trolls ? Le numérique est-il un facteur d’exclusion ?

Cap Collectif, pionnier et leader de la Civictech, vous propose de réaliser chaque jeudi à 16h durant ces prochaines semaines un tour d’horizon des petits et grands sujets de débats qui animent la communauté de la participation.

Avec au menu :

  • des statistiques issues de 5 années de consultation en ligne, 900 projets menés et 3 millions de contributions collectées
  • des cas concrets
  • une parole libre

Ce cycle de webinaires sera animé par Thibaut Dernoncourt, Directeur Conseil chez Cap Collectif.

Je m’inscris !

Esprits étroits ou radicaux s’abstenir, nous préférons vous prévenir, ce cycle de webinaires n’apportera pas de réponses tranchées ni définitives aux questions listées ci-dessus. Il s’adresse prioritairement aux praticiens de la participation, au sein des administrations publiques et collectivités territoriales mais reste ouvert à toutes celles et ceux qui, professionnels ou non, s’intéressent à ces questions.

Episode 1 – 23 avril

Les promesses du numérique : que peut-on attendre raisonnablement attendre de la Civic Tech ?

Participation massive, public  élargi, parole plus libre,… quelles attentes pouvez-vous fonder sur la mise en place d’une plateforme de participation ? Plus qu’un nouvel outil, le numérique est aussi un pivot dans la manière d’organiser la participation sur votre territoire. Au fond, où se trouve l’innovation, c’est-à-dire la manière de procéder différemment qu’avant ?

Lire l’article résumé.

Episode 2 – 30 avril

Le Budget participatif : un exercice inratable ?

C’est le dispositif le plus plébiscité des dernières années aussi bien par les élus, les services et les habitants. Normé, sécurisé, on est loin du saut dans le vide et les retours d’expérience sont nombreux pour vous éviter les mauvaises surprises. Qu’est-ce qui fait le succès du budget participatif et quels sont les éléments indispensables à connaître pour vous mettre sur les bons rails ?

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Episode 3 – 7 mai

Ecueils et facteurs clés d’une consultation en ligne : qu’est-ce qu’une consultation réussie ? Comment le mesurer ?

Demander leur avis à des gens, c’est simple comme bonjour. Recueillir des contributions utiles par les services et élus, faire évoluer vos projets à partir de ces contributions, générer de la satisfaction chez les participations, c’est bien plus difficile et hélas bien plus rare. Quels sont les ingrédients indispensables à la réussite d’une consultation en ligne et comment évaluer son impact ?

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Episode 4 – 14 mai

Il n’y a pas que le budget participatif dans la vie : panorama de cas d’usage “innovants”

“Innovation”, le mot est lâché. Nous souhaitons ici présenter des cas d’usage qui méritent l’attention par leur caractère singulier. Au-delà de la présentation de ces cas d’usage, nous lancerons la discussion sur ce que ces initiatives ont de différent des pratiques les plus courantes. 

  • Projet d’entraide directe pendant la crise du Covid-19 (Orléans, Albi, Rennes, Paris…)
  • Consultations sur le plan climat (Grenoble-Alpes Métropole, Grand Poitiers)
  • Consultation budgétaire (département de la Corrèze) 

Pas d’article résumé pour cet épisode 🙂

Episode 5 – 20 mai

Droit de suite : faire participer, c’est bien, recréer durablement de la confiance sur votre territoire, c’est mieux !

Comment organiser le retour aux participants une fois qu’ils ont apporté leur contribution ? Du mail de remerciement (une politesse élémentaire qui n’est finalement pas si fréquente dans les faits) aux comités citoyens de suivi et d’évaluation, nous dresserons un panorama des pratiques existantes et nous interrogerons sur les moyens de les encourager, voire de les systématiser.

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Episode 6 – 28 mai

C’est quoi une API et à quoi ça peut vous servir ? (ne partez pas, c’est plus simple que ça n’y paraît)

Notre Directeur technique, Aurélien David, sortira ses plus belles métaphores pour vous faire comprendre facilement ce qu’est une API. Au-delà de la définition, il vous expliquera surtout les usages que vous pouvez en faire et en quoi les API seront bien le pilier, demain, de vos démarches numériques sur votre territoire. 

On vous attend !

Episode 7 – 4 juin

“Numérique et présentiel sont complémentaires” : de l’affirmation à la pratique, quelle articulation pertinente mettre en place ?

Toute personne qui a assisté à un colloque récemment a forcément entendu la phrase magique : “numérique et présentiel sont complémentaires”. Derrière l’unanimisme, il s’agit de réfléchir concrètement à la bonne articulation en prenant le meilleur des deux, en étant lucide sur ce que l’un et l’autre ne savent pas faire, le tout en réfléchissant à la meilleure allocation possible des ressources et des moyens. Nous reviendrons en détail sur 3 cas d’usages possibles , qui nous paraissent les plus pertinents :

  • les ateliers de cadrage en amont pour structurer la consultation en ligne
  • les ateliers-relais pendant la consultation pour toucher les publics dits éloignés
  • les ateliers délibératifs à l’issue de la consultation en ligne pour approfondir les points clivants ou idées nouvelles.

On vous attend !