Cap Collectif invité au Positive Economy Forum

Cyril a eu le grand plaisir d’intervenir lors du Positive Economy Forum en fin de semaine dernière, dans le cadre d’une conférence intitulée “Les Etats Généraux des générations futures. Co-construire un monde positif”, en présence de Jacques Attali, président de Positive Planet, Nouhad Awwad, activiste environnementaliste, Thomas Friang, directeur des Etudes et du Plaidoyer international de Positive Planet et Darío Celaya Alvarez, chef de chancellerie à l’ambassade argentine en France.

Nous avons pu exprimer sa joie de profiter de cette opportunité pour démarrer l’internationalisation de la plateforme Capco grâce à un projet aussi ambitieux, qui veut faire participer les citoyens du monde entier à une vaste réflexion sur les générations futures.

En marge de cette conférence, il a pu également présenter notre motivation à participer à ce projet.

 

Verbatim

Bonjour je suis Cyril Lage, président de Cap Collectif, qui est une « civic tech » — c’est-à-dire une start-up qui utilise le numérique pour moderniser le fonctionnement, notamment, de nos institutions politiques. Cette société, nous l’avons créée en 2014, après une première expérimentation qui s’appelait Parlement & Citoyens, qui visait à expérimenter une méthode de rédaction collaborative de la loi, qui a connu un grand succès et qui a attiré l’attention de beaucoup de décideurs.

On a créé cette start-up à la fois pour assurer la continuité du projet Parlement & Citoyens, qui un projet bénévole, et aussi pour essaimer le concept dans d’autres univers.

Notre motivation à l’origine c’est bien une préoccupation du futur, et le constat qu’on est aujourd’hui des millions à rêver d’un monde meilleur, tant social qu’économique ou environnemental, mais pourtant la situation ne fait que se dégrader.

Notre conviction c’est que dans la fabrique de la décision, la « masse », nous, les gens, ne sommes pas présents et que seule une minorité d’acteurs, qu’on appelle les lobbies, ont le droit de citer dans les négociations.

Notre objectif c’est donc, avec cette plateforme et notre démarche, non pas de contester les politiques ou les lobbies qui sont présents, mais de faire en sorte que leur participation devienne transparente et que les citoyens gagnent ce même droit de participer.

Donc lorsque s’est présentée la proposition de participer aux Etats généraux des générations futures, on a immédiatement plongé et décidé de soutenir le projet puisque c’est notre objectif de départ.

Le citoyen au coeur de la smart city

Capco a été invité la semaine dernière au forum SmartCity+SmartGrid pour intervenir à la table ronde “Applis connectées, réseaux sociaux, sites web : les canaux le plus pertinents pour dialoguer avec les citoyens“.

Nous avons eu l’occasion d’y discuter en public avec des élus, de faire un point sur les problématiques des collectivités en matière de participation citoyenne et de répondre à quelques questions dans la salle.

Nous avons évidemment partagé notre expérience à la communauté rassemblée, grâce aux différents projets participatifs mis en place par nos clients depuis trois ans, notamment Mulhouse C’est Vous et les budgets participatifs de Rennes, Orléans et Montreuil. Nous avons également pu discuter des enjeux — comme le rétablissement de la confiance entre élus et citoyens — et des facteurs-clés de succès que constituent l’implication et la prise d’engagement du décideur au moment de mettre en place un projet participatif.

C’est donc avec plaisir que nous avons pu mesurer le vif intérêt porté à notre méthodologie de co-construction de la décision, sur laquelle nous avons été largement questionnés.

La possible manipulation de la plateforme par des intérêts catégoriels est, depuis toujours, un facteur naturel d’inquiétude de la part d’un(e) élu(e) lorsqu’il consulte les citoyens en ligne. Cette manipulation est écartée par notre méthodologie : en effet, les arguments proposés par les contributeurs sont préalablement regroupés par similitude et catégorisés sous la forme d’un arbre argumentaire reflétant la diversité des solutions possibles. Ainsi, le débat qui précède la prise de décision n’est pas pollué par les déséquilibres qui pourraient résulter de l’acharnement d’un groupe de pression. Tout le monde peut participer à pied d’égalité et à la lumière du jour.

De manière plus générale, nous avons suggéré que les promesses de la smart city seraient vaines si l’on devait considérer le citoyen, même paré du costume de “consommateur fûté et responsable”, comme une variable d’ajustement de la cité du futur. Ainsi, la ville intelligente ne saurait être intelligente qu’à la condition que le citoyen participe à tout processus décisionnel, de manière transparente, portant sur des questions et des problématiques qui le concernent.

Bataille de post-it et tracking de bullshit : la disruption à Matignon

Nous avons été invités lundi 25 septembre à participer à l’animation de la soirée d’ouverture de l’évènement France Digitale Day 2017. La soirée a été l’occasion pour France Digitale et La French Tech (qui nous avaient gentiment invités) de célébrer les lauréats du Pass French Tech 2017, un beau cortège de gens bien habillés et parlant magnifiquement l’anglais.

Notre mission du soir : “disrupter“. Autant dire que dans la cour pavée de Matignon, sous le regard gravé de notre Constitution, ce fut un honneur de nous prêter à ce jeu excitant.

Premières mesures

L’objectif que nous nous étions fixé, c’était celui de faire participer l’ensemble des personnalités présentes pour cette soirée d’ouverture à un exercice que nous adorons : susciter l’intelligence collective sur un sujet donné. De la co-construction du projet de loi République Numérique en 2015 jusqu’aux Etats généraux de l’Alimentation cette année, nous avons permis la participation de plus de 300 000 citoyens à toutes sortes de projets du genre 🙂

Le cas d’école en mode détendu que nous avons donc proposé à cette communauté massive de décideurs connectés : “Vos premiers pas à Matignon, vos premiers mesures”. Les mesures d’importance, celles qui font rentrer dans l’Histoire de France, celles qui changent la grande partition, pas celles à deux francs six sous.

#PassionDisruption

Pour afficher ces propositions, nous avons opté pour le choix tranché du tableau blanc et des petits papiers colorés repositionnables ainsi que du regard implacable de notre licorne fétiche. Alors oui, des sourcils se sont levés : pourquoi une start-up du “digital” utilise des méthodes à papa pour consulter les gens ?

L’exceptionnelle vidéo dont est tirée cette image est visible sur Linkedin.

La réponse est contenue dans la question : parce que Cap Collectif n’est pas une “civic tech” obsédée par ses outils. Nous mettons à disposition une plateforme d’intelligence collective au service d’une méthodologie de co-construction de la décision, pour éclairer ceux qui partagent notre vision d’une société fondée sur la participation citoyenne et la transparence des processus décisionnels.

Développer une plateforme numérique n’implique pas que nous soyons des technomaniaques : comme l’a récemment rappelé Clément Mabi, maître de conférence en Science de l’Information et de la Communication à l’Université de Technologie de Compiègne, “l’outil technologique est mis au service d’un projet politique mais ne constitue pas en soi un projet politique” ou encore, comme il nous l’a lui-même précisé :

“La dimension politique d’une techno, c’est la rencontre entre les propriétés de l’outil et le projet des acteurs.”

Autant dire que la méthodologie que nous proposons veut profiter de toutes les vertus du numérique, comme l’accès à un public plus diversifié, plus facile à “engager”, d’une capacité de mobilisation incomparable — tant en qualité qu’en quantité — mais aussi des pièges du numérique, comme celui de ne pas pouvoir donner la parole à ceux qui sont coincés dans la fameuse “fracture”. Mais surtout, la méthodologie n’est pas contrainte par l’outil. Jamais. Donc on a décidé de chauffer les post-it sur le perron de Matignon.

La touche Mounir

Partant de là, nous avons fait défiler plein de gens sympas et éclairants en les contraignant à un mode opératoire identique pour tous : écrire sa mesure, puis la positionner sur l’un des deux tableaux.

Le premier tableau permettait de positionner sa proposition soi-même dans un graphique simple à deux axes énigmatiques, rélevant l'”impact” ou le “bullshit” de la mesure. Evidemment l’impact rencontra davantage de succès, mais c’est sans compter sur la règle impitoyable, donnant l’opportunité à n’importe quel autre participant de déplacer les post-it selon son expertise du sujet. Le second tableau était réservé aux timides ou aux prudents : on préférait y laisser en vrac les propositions, attendant des autres de déplacer eux-mêmes le petit papier sur le premier tableau.

Un secrétaire d’Etat très impliqué dans la participation au jeu disruptif

Nous avons eu la chance notamment de discuter avec le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, qui avait en tête un grand nombre de mesures à fort impact. Il en a laissé une, “cruciale”, qui lui tenait particulièrement à coeur : “Accompagner les PME dans leur transformation numérique”.

La chasse au bullshit

Au final, tous les participants ont largement joué le jeu, tant pour faire des propositions que pour déplacer celles des autres. Ainsi, côté “bullshit”, des mesures telles que “20 cl”, “nommer un Chief Happiness Officer pour la France”, “hausse des APL de 5,01 €”, “du fuel pour tous”, “suppression de l’ISF”, “supprimer la priorité à droite” ont trouvé assez rapidement leur refuge. Côté “impact”, les post-it qui ont évolué vers ce centre de gravité proposaient en vrac de : “renforcer l’accès des start-ups à la commande publique”, “utiliser les méthodes pédagogiques innovantes dès la maternelle et le primaire”, “passer les congés paternité à 16 semaines pour rééquilibrer les inégalités H/F sur le marché du travail”, “THD dans les territoires ruraux”,”une plateforme unique de consultation des citoyens”.

Au milieu de tout ça, livrées in extenso en mode open data : “sécuriser les plateformes mobilisant des indépendants”, “redéfinir et harmoniser les dispositifs d’incitation à l’innovation”, “mobiliser l’épargne longue au service de l’économie collaborative entre particuliers”, “orienter les jeunes sur des formations où IA ne viendra disrupter”, “digitalisation des procédures d’appel d’offre”, “acculturer les élites politiques et administratives au monde numérique”, “remplacer l’ISF par une taxe sur le patrimoine non productif”, “faire de la régulation européenne un atout pour les écosystèmes d’innovation européens”, “lutter contre le chômage négatif”, “associer les contributeurs non salariés au capital des plateformes”, “créer un bac N comme numérique”, “favoriser l’actionnariat salarié”, “faire du capital investissement français une destination pour les capitaux internationaux”, “rendre le CDI illégal”, “montant du RSA et SMIC déterminé individuellement par le bénéficiaire”, “budget French Tech x10 ou x100”, “Paris piéton le reste aussi”, “prise en charge de la téléconsultation”, “un nouveau pacte pour la construction écologique”, “faire de la France une championne de l’économie collaborative entre particuliers”, “simplifier drastiquement les fiches de paie et le contrat de travail”, “repenser le système éducatif lutter contre l’échec scolaire”, “ressusciter le Compte Entrepreneur Investisseur”, “repenser la formation professionnelle pour les nouveaux métiers”, “aplatir les hiérarchies politiques et économiques”, “débloquer à date fixe automatiquement le CIR pour les entreprises Pass French Tech”, “pas de charges sociales les 6 premiers mois d’une nouvelle embauche”, “mobiliser l’épargne longue au service de la transformation économique”, “l’invention doit être détachée des outils qui ont permis cette invention”, “réduire fiscalité des plus-value Investissement à la sortie supprimer avantage fiscaux à l’entrée”, “SMIC départemental”, “fusion Assemblée et Sénat”.

Une farandole de propositions

Le choix dans la date

Reste à évaluer ces mesures et à les inscrire (ou pas) à l’agenda. Nous avons ressenti une excitation non feinte de l’ensemble des participants à notre consultation en plein air. Une attente est née. Toutes ces mesures (une cinquantaine) pourraient faire l’objet d’une consultation gouvernementale ouverte à tous, dans laquelle l’ensemble des contributions recueillies auprès de la société civile durant cette soirée pourraient être confrontées aux arguments et aux votes — voire aux contre-propositions — des citoyens.

Une belle opportunité de régler la question posée : disruption = impact ou bullshit ? 🙂

 

PS : notre licorne Capco a choisi de rester à Matignon, où elle sera “bien traitée”. A bientôt !

Intervention de Cap Collectif au salon SmartCity+SmartGrid

Capco a été invité à intervenir le 5 octobre 2017 au salon SmartCity+SmartGrid pour la conférence : “Applis connectées, réseaux sociaux, sites web : les canaux le plus pertinents pour dialoguer avec les citoyens” du cycle “Préserver les liens”.

Cet évènement, animé par Ariel Gomez (rédacteur en chef et directeur de publication de Smart City Mag), proposera une discussion autour des applications de gestion de relation citoyen, des réseaux sociaux, des portails collaboratifs, qui permettent aux collectivités de “coller au mode de vie de plus en plus connecté des citoyens”. Nous aurons l’opportunité, auprès de la responsable de la communication numérique de la ville de Plérin-sur-mer et de l’adjoint au maire de Bougival, de dresser une série d’exemples de ces “canaux” de participation des citoyens aux décisions publiques.

Ce salon sera ouvert par la présentation de Luc Belot : “L’avenir de la ville intelligente en France“.

Benoît Hamon choisit la plateforme Cap Collectif pour associer les citoyens à l’élaboration de son programme

Capco propulse la plateforme lancée ce jour par le candidat socialiste Benoît Hamon.

https://conseilcitoyenhamon2017.fr/

Comme l’indique le candidat dans sa démarche :

Le projet présidentiel que nous proposons est le fruit de l’intelligence collective.

Nous sommes très heureux qu’un candidat à la présidentielle place la question de l’intelligence collective au centre de sa campagne, et qu’il ait choisi, comme beaucoup d’autres décideurs depuis 2014, une méthodologie et une technologie ayant déjà largement fait ses preuves.

La plateforme de consultation, qui permet aux citoyens de déposer en ligne leurs propositions et arguments, restera ouverte jusqu’au 7 mars. Les thématiques développées sont l’éducation, le travail, la santé, l’environnement, la lutte contre les discriminations, le logement, la démocratie, la tranquillité publique et la société.

Cette plateforme permet également à quiconque de se porter volontaire pour rejoindre le “Conseil Citoyen”, composé de 40 personnes tirées au sort parmi les candidats, et qui se saisira de la synthèse des contributions en mettant en délibération les propositions “les plus innovantes” et ayant suscité “le plus fort intérêt” sur la plateforme.

Avec l’appui d’experts (économistes, juristes, sociologues, acteurs associatifs, etc.), le Conseil Citoyen travaillera à l’élaboration d’une série de propositions afin d’alimenter la réflexion sur le programme.

Nous nous réjouissons que la vision que nous défendons — depuis 2013 avec le projet fondateur Parlement & Citoyens, depuis 2014 avec Cap Collectif — soit aujourd’hui portée au plus haut niveau parmi les décideurs politiques français, notamment dans le cadre d’une campagne pour l’élection présidentielle.

La vidéo du candidat expliquant sa démarche

Cap Collectif invité à Edimbourg par Nesta pour parler démocratie numérique avec le Parlement écossais

Comme en décembre 2016 à Londres, Cap Collectif a été invité par Nesta et le réseau de recherche sur la gouvernance ouverte de la Fondation MacArthur pour présenter la plateforme Parlement & Citoyens auprès du Parlement britannique et des autorités locales.

Ces deux sessions de présentation aura lieu le 9 février 2017. L’une d’entre elles se tiendra au Parlement écossais sous le patronage de Scotland Futures Forum.  Elles s’intègrent dans un programme global intitulé “Apporter le meilleur de l’innovation démocratique en Ecosse”. Nous aurons à cette occasion la chance d’intervenir auprès  de Gunnar Grimsson, cofondateur de la Citizens Foundation en Islande, Ari Brodach, responsable du budget participatif de la Ville de Paris et Teele Pehk, dirigeant de la fondation Estonian Cooperation Assembly.

L’organisateur de ce programme de rencontre avec les décideurs politiques britanniques est Nesta, une fondation pour l’innovation, dont l’une des missions est de “promouvoir les grandes idées”, dont celles issues de l’innovation démocratique. Nesta souhaite notamment démontrer comment le numérique peut être utilisé par le Parlement, les gouvernements locaux et les partis politiques pour prendre de meilleures décisions.

#digitalparliament

(photo d’illustration cc-by Kim Traynor)

Cap Collectif invité au colloque “Les expérimentations démocratiques aujourd’hui”

Cap Collectif a été invité le jeudi 26 janvier 2017 au colloque “Les expérimentations démocratiques aujourd’hui : convergences, fragmentations, portées politiques” organisé par le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Démocratie & Participation.

Nous y interviendrons dans le cadre d’un atelier organisé et animé par Clément Mabi, Lucie Anizon et David Prothais, qui faciliteront la réflexion sur la diversité des projets politiques incarnés dans des “civic tech”, en compagnie de Elisa Lewis (Démocratie Ouverte), Janique Laudouar (Le blog de la ménagère) et Valentin Chaput (Open Democracy Now / Democracy OS).

Cap Collectif invité aux Premières Rencontres de la participation

Cap Collectif a été invité à intervenir le 25 janvier 2016 à Bordeaux aux Premières Rencontres de la participation — Meet Up For Democracy — organisées par Décider Ensemble. Ces rencontres consistent en deux journées entièrement dédiées aux acteurs de la participation, de la concertation, du débat public et du dialogue entre parties prenantes.

Au sein d’un agenda très riche, nous avons l’opportunité de venir discuter et travailler à deux reprises (programme).

  • D’abord à 12h30 au Salon d’Honneur de l’Hôtel de Ville lors d’un “civic tech break”, aux côtés d’Agnès Popelin et Gérard Aschiéri du CESE, qui viendront présenter l’avis “Réseaux sociaux numériques : comment renforcer l’engagement citoyen“.
  • Ensuite à 14h15 à l’Athénée Municipal où nous animerons un atelier “Inclure le numérique dans la concertation” dans lequel nous aborderons un certain nombre de sujets : Quelle pérennité pour les dispositifs numériques ? Comment construire la complémentarité entre le présentiel et le numérique ? Comment assurer une traçabilité des échanges par le numérique ? La succession des questionnements pour construire pas à pas son projet.

Gouvernement & Citoyens, inclusion, démocratie et numérique : retour sur le Sommet OGP

Toute l’équipe de Cap Collectif était très présente durant le 4e Sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert (OGP) qui s’est tenu à Paris du 7 au 9 décembre 2016.

Tout au long de l’évènement, nos développeurs ont participé au hackathon de la boîte à outils OGP (“OGPtoolbox”) : avec Open Data Analysis on Live Consultation, nous avons travaillé en compagnie de OpenDataSoft à imaginer la documentation d’une norme de données permettant la mise en place d’une API publique pour toutes les plateformes de consultation en ligne. Cette documentation permettrait à terme d’établir une interopérabilité entre toutes les plateformes de consultation en ligne qui souhaiteront utiliser cette norme. Pour nous, c’est clairement l’occasion de faire progresser — notamment — Parlement & Citoyens en imaginant un dispositif ouvert permettant la récolte et la réutilisation libre des données des consultations qui y sont menées, comme celle sur la généralisation des consultations initiée par les députés Patrice Martin-Lalande et Luc Belot.

Dans ce cadre, nous avons d’ailleurs annoncé au terme de la manifestation le lancement de la plateforme Gouvernement & Citoyens, qui donne la possibilité au Gouvernement et à ses administrations de créer gratuitement des consultations en ligne pour résoudre des problèmes de société avec les citoyens. Actuellement sur cette plateforme se trouvent les 11 consultations opérées par Cap Collectif avec le Gouvernement, les administrations ou les commissions indépendantes, dont “La stratégie internationale de la France pour le numérique” (Ministère des Affaires étrangères et du développement international, en cours), “Fichier TES, le débat” (Conseil national du numérique), “Imaginons ensemble le musée de demain” (Ministère de la Culture et de la communication).

Nous avons animé également un atelier : “Co-construire les lois : un défi immense à la portée de tous ?” avec les parlementaires Joël Labbé et Patrice Martin-Lalande. Tous deux sont membres de la communauté Parlement & Citoyens et ont exposé leur expérience, expertise et réflexions sur la question de l’inclusion citoyenne dans le processus de l’écriture de la loi.

Plus tard dans la journée, nous avons eu le plaisir d’animer un atelier de réflexion, Civic Tech for Learning, proposé par le Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI), que nous remercions pour leur invitation. Nous y avons débattu de la génération d’intelligence collective dans les collèges et les lycées. Ceci nous a permis de mettre en discussion la thématique de l’éducation et de la prise de décisions dans le cadre de l’école, qui est un sujet en réflexion depuis plusieurs mois chez Cap Collectif et un axe de développement défini pour 2017. Nous avons eu le plaisir d’échanger à cette occasion avec Hal Plotkin, ancien conseiller auprès du département de l’Éducation des États-Unis et actuel Senior Open Policy Fellow chez Creative Commons USA, ainsi qu’avec Anat Merut et Marie-Laure Fino de EdTechMaster.

“On est plus intelligents quand on est à plusieurs” — Axelle Lemaire

Le sommet OGP a été également l’occasion de rencontrer deux fois la secrétaire d’Etat au numérique.

Dans un premier temps, nous avons eu le plaisir de prendre part à la table ronde organisée par la plateforme média collaborative “Place To DO” : CivicTech : révolution ou gadget ?, à laquelle étaient également conviés Loïc Blondiaux, professeur de science politique à la Sorbonne, et Jérémie Paret, fondateur de l’application Stig.

Dans un second temps, nous avons été conviés à “pitcher” pour l’évènement Jeudigital dans le grand hémicycle du CESE, pour y présenter Cap Collectif. Nous avons eu l’opportunité de présenter la jeune (juillet 2014) start-up parisienne devant des représentants des administrations, des experts et des investisseurs du monde entier, et d’exposer notre histoire, notre vision et notre méthodologie.

Le Sommet OGP s’est terminé pour Cap Collectif avec une invitation de Catherine Morin-Desailly à intervenir au Sénat au cours du colloque Agora numérique, pour un Sénat Ouvert (18:07:05). Occasion pour nous de défendre la validité du modèle de Parlement & Citoyens et de la méthodologie que nous déployons à travers les plateformes de consultation en ligne, et de répondre notamment aux doutes émis par Lawrence Lessig concernant l’emprise des lobbies sur toute forme de prise de décision publique.

Médias

Cap Collectif invité à Londres par Nesta pour parler démocratie numérique avec le Parlement britannique

Cap Collectif a été invité par Nesta et le réseau de recherche sur la gouvernance ouverte de la Fondation MacArthur à présenter différentes plateformes d’engagement citoyen auprès du Parlement britannique et des autorités locales.

Ces deux sessions de présentation, dont l’une se tiendra dans l’auguste House of Commons du Westminster Hall le 5 décembre 2016, s’intègrent dans un programme global intitulé “En visite en Grande-Bretagne : des pionniers mondiaux de la démocratie numérique”. Nous aurons à cette occasion l’immense privilège de tenir séance auprès d’Audrey Tang, ministre du numérique de Taiwan, Cristiano Ferri Faria, directeur du Hacker Lab à la Chambre des députés brésilienne et Gunnar Grimsson, cofondateur et DG de la Citizens Foundation en Islande.

La première rencontre avec des élus pratiquant la démocratie locale sera l’occasion dans un contexte de restrictions budgétaires importantes de partager diverses expériences technologiques permettant d’améliorer l’engagement des citoyens auprès des gouvernements locaux. Pour Cap Collectif, ce sera l’occasion, par exemple, d’évoquer les cas d’usage pratiqués avec les territoires faisant partie de ses clients : le budget participatif de Rennes Métropole ou la plateforme de consultations de Grenoble Métropole.

La seconde rencontre permettra notamment d’exposer la démarche innovante de Parlement & Citoyens en France et de tenter de devenir pour les parlementaires et leurs équipes une éventuelle source d’inspiration dans le cadre de la réorganisation du Parlement britannique.

L’organisateur de ce programme de rencontre avec les décideurs politiques britanniques est Nesta, une fondation pour l’innovation, dont l’une des missions est de “promouvoir les grandes idées”, dont celles issues de l’innovation démocratique. Nesta souhaite notamment démontrer comment le numérique peut être utilisé par le Parlement, les gouvernements locaux et les partis politiques pour prendre de meilleures décisions.

#digitalparliament

(photo d’illustration cc-by Phil Dolby)