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e-Bastille, branche française de l’Internet Society, lance la première plainte groupée contre Facebook, pour dénoncer les violations des droits numériques des citoyens. Cap Collectif soutient son action.

Cyril Lage, fondateur de Cap Collectif, s’engage avec 19 personnalités aux côtés de l’ONG e-Bastille afin de « faire respecter nos libertés individuelles sur internet et nos droits en matière de protection de nos données personnelles ».

Profondément ancré dans l’ADN de Cap Collectif depuis sa fondation en 2014, le respect des données personnelles est l’un de nos fondements. Celui-ci se manifeste par une politique open data sur l’ensemble de nos plateformes et une politique commerciale qui s’interdit toute forme de marchandisation des données des citoyens.

Ainsi, Cap Collectif, par la signature de son co-Fondateur et Président Cyril Lage, s’engage aux côtés d’e-Bastille dans cette action de groupe en justice pour la protection de nos données personnelles contre Facebook, qui au delà de sa popularité, se distingue par le manque d’attention porté à la protection de nos données personnelles.

Retrouvez le manifeste complet.

Photo de Maxime Sauvetre

Les 29 et 30 janvier s’est tenu à La Défense le salon AP Connect, le rendez-vous annuel dédié à la transition numérique des administrations publiques. Cette année, AP Connect s’est associé à l’association Villes Internet. Nous avons eu le plaisir de tenir un stand avec Bourg-la-Reine et Santeny lors de cette édition.  

 

Maxime, chargé de développement chez Capco, était accompagné sur ce salon par nombre de nos collectivités utilisatrices. L’occasion pour nous de remercier les collectivités de Bourg la Reine, Clermont-FerrandSanteny et Villecresnes de nous avoir fait confiance dans la mise en place de leur budget participatif !

A l’occasion du 20ème palmarès des collectivités labellisées Villes, Villages et Territoires Internet, les villes de Villescresnes et de Santeny ont été récompensées par le label @, félicitations ! Merci à elles de nous faire confiance. Vous pouvez découvrir le palmarès complet Villes Internet 2019 ici.

 

Le 13 décembre dernier, nous avons invité la trentaine de collectivités territoriales faisant partie de notre réseau de clients à participer, pour la 3e fois, à une journée qui leur était spécialement consacrée.

Une nouvelle fois, tout le monde a joué le jeu de l’échange et du partage sur les différents ateliers que nous avions préparés autour de l’animation territoriale de son budget participatif, la place des instances consultatives dans les démarches de consultation et la feuille de route technique qui nous a permis de présenter les futures évolutions de la plateforme prévues en 2019.

Un grand merci donc à nos clients de la Région Bretagne et des villes de Bourg-la-Reine, Clermont-Ferrand, Epinay-sur-Seine, Grenoble-Alpes Métropole, Le Mans, Lille, Nantes, Mulhouse, Saint-Herblain, Chaville, Orléans et Paris d’avoir pu faire le déplacement jusqu’à nous !

 

Bonus : le témoignage en vidéo de Nadia Wolff (Grenoble-Alpes Métropole) et Aude Castelnau (Epinay-sur-Seine). Merci à elles 🙂

Le 21 novembre 2018, Cap Collectif a organisé dans ses nouveaux locaux un débat en présence de Jean-Paul Delevoye et Loïc Blondiaux, respectivement Haut-commissaire à la réforme des retraites et professeur de science politique. Débrief.


Peinture fraîche et parole libre : une double inauguration

Nous attendions chez Capco ce moment avec impatience : pouvoir accueillir nos clients, partenaires et amis « chez nous » dans des locaux dignes de ce nom et discuter avec eux du sujet qui nous passionne depuis des mois pour les nouveaux de l’équipe et depuis des années pour les anciens : quelles conditions réunir pour réussir une consultation ?

Réussir une consultation, ça n’a rien de simple, ni de facile, ni de systématique. En tant qu’opérateur des consultations, nous ne réinventons pas la démocratie ; nous intervenons dans un contexte contraint et composons avec une réalité faite de pressions politiques, de tensions sur les ressources humaines et budgétaires, de (sur)contrôle…

Pourtant, les marges de manoeuvre existent ! N’ayant aucun goût ni pour le défaitisme ni pour la surpromesse, nous avons décidé d’initier notre propre cycle de débats en :

  • Réunissant des praticiens qui ont réalisé ou vont expérimenter des consultations
  • Favorisant la parole libre et directe sur les difficultés rencontrées
  • Valorisant les initiatives réussies

Deux « historiques » de la participation comme intervenants

Pour inaugurer symboliquement ce cycle de débats, nous avons demandé à deux personnalités importantes du milieu de la participation d’intervenir. Ces deux personnalités ont apporté très tôt leur soutien à Parlement & Citoyens, le projet par lequel tout a commencé pour Capco.

« Le professionnalisme des prestataires en présentiel ou en ligne est un facteur qui atteste du sérieux de la démarche. » — Jean-Paul Delevoye

Jean-Paul Delevoye est actuellement Haut-Commissaire à la Réforme des Retraites et vient de finir une première phase ambitieuse de participation via une consultation en ligne qui a réuni 25 000 inscrits et récolté 35 000 contributions. Huit ateliers présentiels ont également été organisés en région par le cabinet conseil Missions Publiques.

Loïc Blondiaux est professeur à la Sorbonne, il forme chaque année une nouvelle génération de « concerteurs » et soutient — avec bienveillance et esprit critique — beaucoup d’initiatives de la communauté incarnant « la bonne nouvelle d’une imagination démocratique de retour ».

Consultation réussie : un sujet de fond à détricoter

Cyril Lage, président et co-fondateur de Cap Collectif, animateur d’un soir, a ouvert le débat en campant le décor : « Chez Capco, nous défendons avec insistance l’idée qu’une consultation ne se résume pas à collecter des votes et des commentaires mais à ouvrir un processus décisionnel dans le cadre d’une réflexion structurée et organisée ouverte à toutes celles et ceux qui le souhaitent ».

Si l’on parle donc de décision, cela inclut un décideur. Et comme le précise l’ancien ministre Delevoye, « un bon décideur n’a pas peur de décider. Il a peur de mal décider ». De son côté, le politologue reconnaît un paradoxe : « Pour donner une existence et une réalité aux démarches de participation citoyenne, il faut une volonté politique forte. Le décideur doit apporter une considération à l’égard de la participation ». Et il n’hésite pas à admettre avoir évolué dans sa critique de la démocratie représentative : « Aujourd’hui, la menace sur la démocratie me paraît telle que j’estime nécessaire de défendre la démocratie représentative. »

Chez Capco, comme nous le rappelons régulièrement, la consultation est un exercice réciproque entre décideurs et participants. Cyril rappelle d’ailleurs que dans la méthodologie développée par Capco, une consultation est indissociable d’engagements préalables vis-à-vis de celles et ceux qui seront amenés à participer.

Jean-Paul Delevoye en a profité pour rappeler la liste des engagements qu’il avait pris pour sa propre consultation sur la réforme des retraites : restitution sous 15 jours des synthèses des ateliers en région, publication des contributions en open data, réponse nominative et publique aux 100 contributions les plus votées, réunion avec les 15 contributeurs les plus actifs, lecture de toutes les contributions en ligne et restitution sous forme de synthèse, présentation des arbitrages finaux et signalement dans le rapport final transmis au gouvernement des contributions tirées de la consultation… « Il y a un doute permanent des participants. Ce doute ne peut se lever ou du moins se réduire qu’en tenant ces engagements de restitution, » conclut-il. « Une consultation, c’est un exercice où on éclaire l’opinion mais où l’on accepte en retour d’être éclairé par l’opinion. »

En grand connaisseur des processus participatifs, Loïc Blondiaux insiste pour sa part sur le travail de synthèse, « extrêmement important pour qu’à partir d’une grande diversité de paroles, opinions, contributions récoltées, puisse être restitué un contenu fiable et utilisable ».

Les retraites, un sujet trop…  pour une consultation ?

Trop quoi ? Presque trop beau pour Loïc Blondiaux ! « On est tellement habitués aux consultations sur des sujets marginaux que j’ai été surpris par cette consultation sur ce sujet majeur. Après cette heureuse surprise, je me suis vite demandé si, justement, ce sujet n’était pas tellement majeur et politique qu’il serait complètement verrouillé par l’exécutif et donc sans réelle portée pour la consultation ».

Trop compliqué ? Certainement pas pour nos deux intervenants. Pour le chercheur, « il n’y a pas de sujet trop compliqué, mais il y a un enjeu de pédagogie et de formation majeur », tandis que l’ancien Président du Conseil économique, social et environnemental dit appliquer la même méthode à tout le monde, croyant fondamentalement « à l’intelligence des citoyens, à l’intelligence des journalistes, à l’intelligence des organisations syndicales, à l’intelligence administrative, à l’intelligence des politiques. »

Le temps, grand oublié des démarches de participation ?

Loïc Blondiaux confirme que dans la majorité des cas, les consultations sont réalisées dans des calendriers extrêmement contraints qui ne permettent ni une préparation suffisante en amont ni une analyse réelle des contributions. Sans parler des cas encore trop nombreux où les consultations sont réalisées après que la décision ait déjà été prise ! Pour sa part, Jean-Paul Delevoye s’en défend : « c’est la première condition que j’ai posée pour accepter la mission que souhaitaient me confier le Premier ministre et le Président de la République : du temps ! »

Les organisations syndicales contournées ?

Selon Jean-Paul Delevoye en évoquant la consultation sur la réforme des retraites, « il y a eu effectivement une suspicion sur cette démarche de la part de la majorité des organisations syndicales », qui pouvaient y voir un « contournement » voire « un subterfuge pour affaiblir le dialogue social ». Mais le Haut-commissaire constate aujourd’hui « plutôt un intérêt », indiquant que ces organisations « seront présentes lors de la journée de restitution du 13 décembre où seront dévoilés les résultats de la consultation ». Ce qui va dans le sens de la conviction de Loïc Blondiaux, qui croit qu’il est « non seulement de l’intérêt mais de la nécessité d’articuler ce type de démarche avec la représentation des corps intermédiaires. »

25 000 participants c’est beaucoup ?

Quand vient la question du nombre, le professeur en science politique « regrette que sur ce type de consultation la communication ne soit pas plus importante, avec des campagnes massives de spot télé par exemple ». Pour illustrer son propos, il évoque l’un de ses étudiants ayant articulé sa thèse sur le fait qu’un exercice de consultation ne pouvait toucher plus de 1% de la population concernée. En ajoutant : « à cet égard, 25 000 participants ce n’est pas représentatif, certes, mais c’est significatif ! »

Jean-Paul Delevoye, pour sa part, se veut « surtout attentif à la qualité des contributions » et insiste sur le fait que celles-ci sont apparues « pertinentes et respectueuses, avec une modération infime ». Si ce chiffre de 25 000 participants atteint par « sa » consultation est effectivement élevé au regard de consultations similaires, le Haut-commissaire estime que « le lancement avec le Premier ministre a joué un rôle décisif dans la mobilisation » et il reste attentif à un enjeu majeur : celui « d’aller toucher le public de ceux qui ne s’expriment pas, qui ne sont pas venus aux ateliers ou sur la plateforme ».

Un enjeu de stabilisation de la démocratie

Jean-Paul Delevoye a rappelé l’enjeu dans notre société de témoigner auprès d’un citoyen non seulement d’une écoute mais d’une confiance en lui dans sa capacité à faire partie du collectif et participer à l’élaboration d’un avenir commun. Dans un contexte où l’avenir fait peur. Il a également rappelé l’enjeu de stabilisation/déstabilisation des sociétés selon qu’une démocratie s’appuie sur le socle des convictions ou la volatilité des émotions. En estimant que sa responsabilité en tant que décideur et politique était de « non pas demander l’obéissance mais d’apporter à chaque citoyen la capacité de se forger sa propre conviction. »

Ces 21 et 22 septembre s’est tenu à Montréal un forum international dédié à la Démocratie Participative. Organisé par l’Institut de Politique Alternative de Montréal (IPAM), ce forum visait à alimenter la réflexion de la ville dans la définition d’un modèle démocratique innovant. J’ai eu le plaisir d’y participer, je vous raconte.

Accroître le pouvoir et l’autonomie des villes, telle a été la volonté exprimée par le Gouvernement du Québec le 15 juin 2017 à travers l’adoption du projet de loi 122, octroyant aux municipalités québécoises le rôle de “gouvernements de proximité”.

L’adoption de ce projet de loi résonne comme l’écho d’une ambition grandissante et de plus en plus partagée sur notre planète : transformer les villes en véritables gouvernements démocratiques locaux.

Cette loi invite ainsi les municipalités québécoises à passer dans une nouvelle ère : celle de la “gouvernance ouverte”, c’est-à-dire de l’ouverture des processus décisionnels et de l’intégration des voix citoyennes à la construction et aux réflexions de leurs villes.

Partager une expertise

Si l’association des citoyens à l’élaboration des politiques publiques présente des bénéfices aujourd’hui bien identifiés — meilleure réponse aux besoins des populations, renforcement de l’adhésion aux décisions prises, développement de l’envie d’agir à l’échelle d’un territoire, plus de confiance vis-à-vis des élus — des questions de moyens demeurent : quels processus mettre en place pour atteindre ces objectifs ? Comment ces mécanismes peuvent-ils contribuer véritablement à l’amélioration des décisions prises localement ?

Pour tenter de répondre à ces questions, l’Institut de Politiques Alternatives de Montréal (IPAM) et la Ville de Montréal organisaient ces 21 et 22 septembre un forum international intitulé “Démocratie Participative : quel avenir pour Montréal ?”. Travaillant avec plus de trente collectivités territoriales en France, Cap Collectif y était convié et j’ai eu le plaisir de m’y rendre afin de représenter l’équipe 🙂

J’ai ainsi pu me joindre à la quinzaine d’intervenants venus des quatres coins du monde pour partager leur expertise et leurs expériences. Nos voix, teintées de l’acoustique métallique de l’amphithéâtre 1120 de la Faculté d’Aménagement de Montréal, ainsi que celles de nombreux citoyens, ont dépeint durant deux jours une véritable “fresque démocratique”, colorée d’expériences et d’initiatives innovantes, rapportées d’ici et d’ailleurs.

Campée au bas du versant ouest du Mont-Royal, l’annexe de l’Université a accueilli une centaine de personnes venues assister aux interventions des orateurs et échanger avec eux. Le panel d’intervenants au sein duquel Cap Collectif était convié — aux côtés notamment des villes de Paris et d’Amsterdam — s’est penché sur la question des outils de la participation publique. À quels enjeux répondent-ils ? Quelles sont leurs limites ? Quels défis posent-ils ?

Quinze minutes m’ont été données pour répondre à ces questions et présenter la vision de Capco, sa genèse, son outil, sa méthodologie, ses cas d’usages. Bon visionnage 🙂

 

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(Maxime parle à partir de la 48e minute.)

Ce 31 mai 2018, nous avons invité la trentaine de collectivités territoriales faisant partie de notre réseau de clients à participer à une journée qui leur était spécialement consacrée. Cette journée faisait suite à la première que nous avions expérimentée en juillet 2017. Depuis, suivant notre volonté stratégique d’essaimer nos convictions, notre méthodologie et notre plateforme dans les territoires, ce secteur des « collterr » a largement pris de l’ampleur. Nous attendions donc avec impatience de pouvoir réitérer l’évènement avec un panel plus diversifié d’acteurs de terrain.

Nous n’avons pas été déçus s’agissant de la diversité : que soit en matière d’expérience, de taille, de couleur politique… Tout le monde a joué le jeu de l’échange, du partage et de la collaboration sur les trois ateliers que nous avions préparés : le budget participatif, l’enquête publique, la feuille de route technique avec un focus particulier sur le RGPD. Un grand merci donc à nos clients de Bourg-la-Reine, Clermont-Ferrand, Epinay-sur-Seine, Grenoble-Alpes Métropole, Le Mans, Lille, Montreuil, Mulhouse, la région Occitanie, Orléans, Paris et Rennes, d’avoir pu faire le déplacement jusqu’à nous !

Tournés vers l’avenir

Ces échanges sont fondamentaux et suivent notre vision originale du développement d’un logiciel comme Capco : celle d’un échange permanent entre une feuille de route que nous maintenons au quotidien et les utilisateurs de la plateforme. Ce lien — qui dépasse les réunions semestrielles, grâce notamment à la mise en place d’une liste de diffusion — va nous permettre de rationaliser et d’améliorer la mise en développement de nouvelles fonctionnalités. En écoutant attentivement le terrain, le prestataire que nous (ne) sommes (pas uniquement) est en mesure d’apporter le meilleur service possible à ses clients actuels. Et, à nos futurs clients, la garantie d’une solution éprouvée répondant parfaitement à leurs besoins.

Petit débrief de la Journée, avec Cyril, président de Capco, et Thibaut, directeur conseil :

Dans le cadre de son groupe de travail Démocratie Numérique présidée par Cécile Untermaier, l’Assemblée nationale a organisé le 17 avril une table ronde sur « la dimension participative dans l’élaboration et le vote du budget ». Elle a invité à s’exprimer notamment Sylvie Baste-Deshayes, cheffe du service démocratie participative de la Ville de Montreuil, et Stéphane Lenfant, chef de projet Démocratie locale de la Ville de Rennes (que nous avions déjà interrogé en mars dernier).

Montreuil et Rennes ayant choisi une plateforme Cap Collectif pour le volet numérique de leur budget participatif, nous nous sommes intéressés à leur témoignage auprès de ce groupe de travail en reproduisant leur audition, que nous proposons ici sous la forme d’un verbatim.

Sylvie Baste-Deshayes

[Verbatim] Il y a une trame de budget participatif et l’enjeu c’est d’adapter cette trame au contexte dans lequel on le déploie. En ce qui concerne Montreuil : quatrième ville d’Île-de-France par le nombre de ses habitants, une ville dynamique culturellement et économiquement, une ville marquée par sa diversité, une ville de contrastes.

Cette diversité se retrouve dans les engagements citoyens : c’est une ville où on aime le débat, les engagements sont multiformes et sur la base de cette force citoyenne, de cette participation citoyenne déjà active à Montreuil, il a été possible de lancer rapidement en 2015 un budget participatif. Le maire, Patrick Bessac, et Tania Assouline, l’élue à la démocratie locale, ont souhaité que soit lancé en 2015 et réalisé en 2015 — donc très rapidement — ce budget participatif. Il est inscrit dans la charte de la démocratie locale comme outil concret permettant de mettre en oeuvre la participation citoyenne.

Ce budget participatif a été un véritable exercice collaboratif. Dans la première édition, en 2015, et aujourd’hui dans la deuxième édition que nous sommes en train de développer, il a été présenté comme un outil de partage de la décision, 5% du budget d’investissement a été alloué à ce budget participatif — soit 2,5 millions d’euros pour des projets « quartier » et 500 000 euros aujourd’hui pour des projets « ville ».

La première édition a donné des résultats satisfaisants : 287 projets ont été déposés, 129 soumis au vote et 35 projets élus.

Ce budget participatif a aussi été présenté comme un levier pour accompagner la vitalité citoyenne, diffuser une culture de la participation par une mise en pratique vraiment structurante, améliorer la confiance entre les citoyens, les administrés, les élus et les techniciens, encourager l’appropriation de la citoyenneté de plusieurs façons, faire émerger des projets innovants pour la ville.

Tous les Montreuillois peuvent déposer sans conditions de nationalité — il y a quelques conditions d’âge qui sont posées pour les enfants — et les instances participatives ou les collectifs informels peuvent participer. Ce sont des projets qui concernent le cadre de vie, qui doivent respecter la légalité et entrer dans les compétences de la ville et répondre à l’intérêt général bien sûr.

Il y a une partie importante que nous avons mise dans le règlement du budget participatif, c’est la limite en ce qui concerne les dépenses de fonctionnement. Pour nous c’est un véritable problème : il ne faut pas que les projets génèrent énormément de dépenses de fonctionnement que nous ne pourrions pas assumer. Donc on l’a mis dans le règlement et on essaie de faire en sorte que ce soit respecté.

Un budget participatif ce sont des phases : la collecte, jusqu’au vote des projets, et entre les deux des instructions. Nous avons ajouté beaucoup de phases pour pouvoir aller au contact des habitants. A Montreuil nous avons des populations en difficulté et nous avions à coeur de faire participer, vraiment, tous les Montreuillois. Une plateforme numérique est un bon outil pour le faire, notamment en direction des jeunes, mais elle peut laisser de côté la participation des personnes qui ne sont pas à l’aise avec l’outil. Donc nous avons démultiplié les réunions sur le terrain, pour accompagner les porteurs de projets, pour restituer les instructions — ça nous paraissait très important de pouvoir revenir vers les habitants, expliquer de manière pédagogique comment avaient été traités les projets.

Cet outil nous sert aussi d’outil collaboratif en interne, et c’est très important, on a besoin d’avancer rapidement, de manière très suivie.

Cette première édition que nous avons menée a posé très vite la question de l’évaluation. On voyait poindre à l’horizon la deuxième édition, les difficultés organisationnelles auxquelles on a été confronté, nous ont poussé à évaluer très rapidement. Cette évaluation a été menée de manière participative, comme tous nos processus où on associe un comité de suivi habitants, et ça nous a permis de poser très clairement les conditions de réussite ou non de la deuxième édition du budget participatif. Pour nous ça a été un repère important, ce contexte de culture de la participation nous a aidé à avancer rapidement, parce que des expériences avaient été menées à Montreuil.

  • avoir une commande claire
  • avoir un portage fort
  • avoir une communication d’envergure
  • avoir une gouvernance solide avec une possibilité de souplesse
  • avoir une ingénierie de projet qui n’oublie pas la réalisation des projets
  • continuer d’associer les habitants y compris quand on pense qu’on va réaliser
  • avoir une transmission des compétences avec les habitants, un dialogue permanent
  • se doter d’outils juridiques et administratifs pour pouvoir réaliser les projets

Le budget participatif a représenté pour nous une réelle mise en oeuvre des orientations qui facilitent la co-construction des décisions. Il a fallu sans cesse être dans une posture d’évaluation, de gestion des risques — et on l’est encore actuellement — et cette posture a pu être nourrie par des échanges comme ceux d’aujourd’hui, à tel point que nous organisons à la suite de Rennes [lire notre actualité] les 3e Rencontres nationales du budget participatif les 8 et 9 novembre 2018.

Stéphane Lenfant

[Verbatim] Rennes a une pratique très ancienne en matière de participation, puisque dès les années 80 on avait des conseils de quartiers. En 2014, une charte de la démocratie locale a été adoptée, qui prévoyait déjà ce budget participatif. A Rennes, c’est 5% du budget d’investissement, ça correspond à 3,5 millions d’euros.

L’idée c’est que les habitants, les associations, les collectifs puissent déposer des idées sur des thématiques très larges — aménagement des espaces publics, mobilité et environnement reviennent le plus souvent.

Ça se passe assez simplement : les gens déposent les projets sur une plateforme numérique — la première année il y a eu 992 projets qui ont été déposés. Ces projets sont analysés sommairement par les services et évalués financièrement. Ensuite les comités consultatifs, les conseils de quartier ont l’occasion de s’exprimer à travers la Fabrique Citoyenne, qui est notre plateforme numérique, pour donner des avis, des commentaires et faire des propositions. Un comité de suivi, qui est composé majoritairement d’habitants, se tient en présence d’élus et décide de la liste des projets qui seront soumis au vote. Il suffit juste que ce soit de l’investissement, dans les compétences de la ville, et que ça ne dépasse pas un plafond qu’on avait fixé à 500 000 euros la première année (repassé à 400 000 euros la deuxième année).

Très concrètement, on a des projets très variés : des projets d’aménagement de proximité, des jardins partagés, des bibliothèques de rue, des bandes cyclables ou d’autres éléments assez disparates. Ou bien des grands projets, structurants, comme un projet innovant de jardin flottant sur la Villaine, qui est le fleuve qui traverse la ville.

La gouvernance de ce projet est partagée depuis le début. On a un portage politique fort, on a un comité de suivi ouvert avec des représentants d’habitants qui ont voix au chapitre, un réseau référent dans les services techniques — très important parce qu’il faut donner du sens à la participation : il ne faut pas, avec l’expertise d’usage, remettre en cause l’expertise technique des habitants ni le bien-fondé de la parole des élus et en même temps avoir un comité technique en interne.

Ce qu’on a constaté, depuis la première saison lancée en 2015, c’est une adhésion des Rennais au dispositif : de 7 000 votants la première année à 16 300 votants la 3e année, avec des projets dont la quantité a diminué mais on a vu des citoyens s’approprier le budget participatif et avoir des projets beaucoup plus élaborés. De sorte qu’aujourd’hui il y a encore près de 150 projets en cours de réflexion ou qui ont déjà été livrés.

L’engouement des habitants est clair. On a constaté que ça dynamisait la citoyenneté puisqu’en déléguant une partie de la prérogative des élus, on a vu des habitants qui se saisissaient de la démarche, et qui sont en capacité de porter le budget participatif, de l’expliquer, de faire campagne pour leur projet. Ils utilisent tous les moyens à leur disposition : des réseaux sociaux, des moyens de communication traditionnels, de la présence sur le terrain.

Il y a aussi un besoin de communiquer régulièrement : à partir du moment où vous jouez la transparence sur un budget, il faut communiquer régulièrement sur l’avancée des travaux. Ça  n’est pas forcément évident, on n’a pas forcément cette culture à tous les niveaux.

Dans les évolutions, ce qui nous a marqué c’est le fait qu’il y ait quand même un décrochement de la part des gens qui subissent la fracture numérique. On va continuer à soutenir notre attention vers les territoires les plus fragiles et les plus éloignés — on a mis en place des moyens notamment humains pour les accompagner avec des services civiques. Et on a développé le vote papier. Ça peut paraître étonnant dans une démarche où on a prôné le numérique d’abord, mais on voit bien qu’on a un besoin de palier cette difficulté qu’un certain nombre de Français peuvent avoir à l’égard du numérique. Et bien sûr on va renforcer la communication régulière sur les projets.

En résumé c’est une démarche très positive qui a réveillé des citoyens qui ne s’intéressaient plus aux affaires locales.

 

Nous avons assisté ce jeudi à une joute relativement inspirante à Sciences Po, dans le cadre de la Nuit des Idées. La célèbre école y a organisé une conférence-débat sur le thème de “l’imagination au pouvoir” aux fragrances soixante-huitardes, en regroupant notamment le politologue Pascal Perrineau, le sociologue Dominique Cardon et le philosophe Frédéric Gros.

Parfois (trop ?) planants dans les limbes de l’imaginaire, parfois (pas assez ?) mordants pour les coulisses du pouvoir, ces échanges ont toutefois su retenir l’attention d’un public acquis à la cause de cette réminiscence vague et moderne du café philo pré-révolutionnaire.

Dark side

Pragmatique, le Politologue rappelle que les utopies collectives des cinquante dernières années possèdent un “côté d’ombre” autant qu’un “côté solaire” et ne doivent pas être considérées comme uniquement “sympathiques, chaleureuses et innovantes”. Il évoque Eichmann et son “utopie” de l’Übermensch, il évoque le communisme, entre espoir (mai 68) et désillusion (Soljenitsyne), il évoque le transhumanisme, l’homme augmenté, et “la part d’ombre des utopies technicistes : l’homme immortel” — une “horreur”.

“L’imagination peut être productrice d’horreur” — Pascal Perrineau

Mais surtout, il s’évertue à démontrer que l’imagination, chariant et suscitant ses espoirs à bout de bras, a tendance à se flétrir lorsqu’elle parvient au pouvoir. Faute à la réalité, qui ne laisse plus guère de place à l’idéalisme ; faute aux attentes magnifiques et trompeuses qu’elle engendre à sa simple évocation. L’imagination serait en France aujourd’hui fantasmée “au service d’une politique généreuse” alors qu’elle ne déclenche pas moins que “l’utopie saint-simonienne qu’est la technocratie”.

Marmite de LSD

Le Sociologue n’en dit pas moins. Bien qu’internet soit “né avec mai 68”, avec des gens qui avaient “un pied dans le militaire et un pied dans la marmite de LSD”, il ajoute — acide — que l’âge de la créativité est bien derrière nous et parle de “rationalisation froide et idiote”, de “normativité peu créative de Facebook ou Instagram” pour décrire notre époque. Pas complètement pessimiste, il admet toutefois que des signaux, des traces de l’utopie originelle sont perceptibles. Notamment une forme de “contre-culture des origines” que porte la civic tech, où “on peut innover”.

“La civic tech peut proposer des déplacements dans les politiques publiques” — Dominique Cardon

Mais le Sociologue pointe aussi “le paradoxe” des “promesses de transformation de l’humanité” qui sont aujourd’hui projetées, non plus par des libertaires — qui, à l’instar de ceux de cette “contre-culture des origines”, se pos(ai)ent idéologiquement en négation de l’autorité, qui lutt(ai)ent contre la propriété, qui sont (étaient) philosophiquement et souvent pratiquement des “pirates” — mais par des “nouveaux technologues libertariens” qui défendent une société qui protège les individus, leur liberté et leurs droits… de propriété.

Troisième voie

Le Philosophe déroule une théorie aérienne pour envisager l’imagination au pouvoir. Puisant dans Rousseau, Bergson et Platon, il propose de dépasser l’opposition traditionnelle de la morale de “devoir” avec la morale du “coeur” en dessinant “une troisième voie” grâce à une morale de l’imagination, nourrie d’Histoire, de ses modèles et de ses héros. Estimant que l’imagination partage avec la désobéissance la nécessité d’être portée par le courage, avançant que la morale engendre la honte nietschéenne “rageuse et colérique” — #BalanceTonPorc —, qui véhicule le “sentiment révolutionnaire” marxien, il mise sur son syllogisme morale-honte-révolution.

“Le plus affreux avec Google, c’est que vous trouvez ce que vous recherchez alors que le propre de la rencontre c’est de trouver ce que vous ne cherchez pas.” — Frédéric Gros

Citant Deleuze — “il n’y a jamais de création artistique qui ne provienne de la honte” — le Philosophe rêve d’une prise de pouvoir de l’intelligence. D’un monde où nous n’accepterions pas ses injustices, où la honte ne serait pas culpabilité mais une “décharge électrique portée par l’imagination”.

Un monde, en somme, où l’imagination serait “altruiste, contagieuse et communicative”.

Bienvenue en 2018 !

Cyril a été invité par l’UGAP pour intervenir à Radio Village Innovation durant le Salon des Maires, sur la thématique : « la civic tech, l’innovation au bénéfice de la participation citoyenne ». Il a pu y échanger avec Amélie Banzet (Etalab), Anne-Gaël Chiche (ville de Nanterre) et Tatiana de Feraudy (Iddri).

Capco était présent au Salon des Maires 2017 sur le stand de la Caisse des Dépôts et a pu y expliquer son offre et sa méthode aux nombreuses collectivités présentes durant ces trois jours.

L’union des groupements d’achat public (UGAP) est la centrale d’achat publique française. Cap Collectif est désormais référencé dans son catalogue et permet ainsi de répondre simplement aux besoins de plateforme collaborative.

 

Nous avons été invités lundi 25 septembre à participer à l’animation de la soirée d’ouverture de l’évènement France Digitale Day 2017. La soirée a été l’occasion pour France Digitale et La French Tech (qui nous avaient gentiment invités) de célébrer les lauréats du Pass French Tech 2017, un beau cortège de gens bien habillés et parlant magnifiquement l’anglais.

Notre mission du soir : « disrupter« . Autant dire que dans la cour pavée de Matignon, sous le regard gravé de notre Constitution, ce fut un honneur de nous prêter à ce jeu excitant.

Premières mesures

L’objectif que nous nous étions fixé, c’était celui de faire participer l’ensemble des personnalités présentes pour cette soirée d’ouverture à un exercice que nous adorons : susciter l’intelligence collective sur un sujet donné. De la co-construction du projet de loi République Numérique en 2015 jusqu’aux Etats généraux de l’Alimentation cette année, nous avons permis la participation de plus de 300 000 citoyens à toutes sortes de projets du genre 🙂

Le cas d’école en mode détendu que nous avons donc proposé à cette communauté massive de décideurs connectés : « Vos premiers pas à Matignon, vos premiers mesures ». Les mesures d’importance, celles qui font rentrer dans l’Histoire de France, celles qui changent la grande partition, pas celles à deux francs six sous.

#PassionDisruption

Pour afficher ces propositions, nous avons opté pour le choix tranché du tableau blanc et des petits papiers colorés repositionnables ainsi que du regard implacable de notre licorne fétiche. Alors oui, des sourcils se sont levés : pourquoi une start-up du « digital » utilise des méthodes à papa pour consulter les gens ?

L’exceptionnelle vidéo dont est tirée cette image est visible sur Linkedin.

La réponse est contenue dans la question : parce que Cap Collectif n’est pas une « civic tech » obsédée par ses outils. Nous mettons à disposition une plateforme d’intelligence collective au service d’une méthodologie de co-construction de la décision, pour éclairer ceux qui partagent notre vision d’une société fondée sur la participation citoyenne et la transparence des processus décisionnels.

Développer une plateforme numérique n’implique pas que nous soyons des technomaniaques : comme l’a récemment rappelé Clément Mabi, maître de conférence en Science de l’Information et de la Communication à l’Université de Technologie de Compiègne, « l’outil technologique est mis au service d’un projet politique mais ne constitue pas en soi un projet politique » ou encore, comme il nous l’a lui-même précisé :

« La dimension politique d’une techno, c’est la rencontre entre les propriétés de l’outil et le projet des acteurs. »

Autant dire que la méthodologie que nous proposons veut profiter de toutes les vertus du numérique, comme l’accès à un public plus diversifié, plus facile à « engager », d’une capacité de mobilisation incomparable — tant en qualité qu’en quantité — mais aussi des pièges du numérique, comme celui de ne pas pouvoir donner la parole à ceux qui sont coincés dans la fameuse « fracture ». Mais surtout, la méthodologie n’est pas contrainte par l’outil. Jamais. Donc on a décidé de chauffer les post-it sur le perron de Matignon.

La touche Mounir

Partant de là, nous avons fait défiler plein de gens sympas et éclairants en les contraignant à un mode opératoire identique pour tous : écrire sa mesure, puis la positionner sur l’un des deux tableaux.

Le premier tableau permettait de positionner sa proposition soi-même dans un graphique simple à deux axes énigmatiques, rélevant l' »impact » ou le « bullshit » de la mesure. Evidemment l’impact rencontra davantage de succès, mais c’est sans compter sur la règle impitoyable, donnant l’opportunité à n’importe quel autre participant de déplacer les post-it selon son expertise du sujet. Le second tableau était réservé aux timides ou aux prudents : on préférait y laisser en vrac les propositions, attendant des autres de déplacer eux-mêmes le petit papier sur le premier tableau.

Un secrétaire d’Etat très impliqué dans la participation au jeu disruptif

Nous avons eu la chance notamment de discuter avec le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, qui avait en tête un grand nombre de mesures à fort impact. Il en a laissé une, « cruciale », qui lui tenait particulièrement à coeur : « Accompagner les PME dans leur transformation numérique ».

La chasse au bullshit

Au final, tous les participants ont largement joué le jeu, tant pour faire des propositions que pour déplacer celles des autres. Ainsi, côté « bullshit », des mesures telles que « 20 cl », « nommer un Chief Happiness Officer pour la France », « hausse des APL de 5,01 € », « du fuel pour tous », « suppression de l’ISF », « supprimer la priorité à droite » ont trouvé assez rapidement leur refuge. Côté « impact », les post-it qui ont évolué vers ce centre de gravité proposaient en vrac de : « renforcer l’accès des start-ups à la commande publique », « utiliser les méthodes pédagogiques innovantes dès la maternelle et le primaire », « passer les congés paternité à 16 semaines pour rééquilibrer les inégalités H/F sur le marché du travail », « THD dans les territoires ruraux », »une plateforme unique de consultation des citoyens ».

Au milieu de tout ça, livrées in extenso en mode open data : « sécuriser les plateformes mobilisant des indépendants », « redéfinir et harmoniser les dispositifs d’incitation à l’innovation », « mobiliser l’épargne longue au service de l’économie collaborative entre particuliers », « orienter les jeunes sur des formations où IA ne viendra disrupter », « digitalisation des procédures d’appel d’offre », « acculturer les élites politiques et administratives au monde numérique », « remplacer l’ISF par une taxe sur le patrimoine non productif », « faire de la régulation européenne un atout pour les écosystèmes d’innovation européens », « lutter contre le chômage négatif », « associer les contributeurs non salariés au capital des plateformes », « créer un bac N comme numérique », « favoriser l’actionnariat salarié », « faire du capital investissement français une destination pour les capitaux internationaux », « rendre le CDI illégal », « montant du RSA et SMIC déterminé individuellement par le bénéficiaire », « budget French Tech x10 ou x100 », « Paris piéton le reste aussi », « prise en charge de la téléconsultation », « un nouveau pacte pour la construction écologique », « faire de la France une championne de l’économie collaborative entre particuliers », « simplifier drastiquement les fiches de paie et le contrat de travail », « repenser le système éducatif lutter contre l’échec scolaire », « ressusciter le Compte Entrepreneur Investisseur », « repenser la formation professionnelle pour les nouveaux métiers », « aplatir les hiérarchies politiques et économiques », « débloquer à date fixe automatiquement le CIR pour les entreprises Pass French Tech », « pas de charges sociales les 6 premiers mois d’une nouvelle embauche », « mobiliser l’épargne longue au service de la transformation économique », « l’invention doit être détachée des outils qui ont permis cette invention », « réduire fiscalité des plus-value Investissement à la sortie supprimer avantage fiscaux à l’entrée », « SMIC départemental », « fusion Assemblée et Sénat ».

Une farandole de propositions

Le choix dans la date

Reste à évaluer ces mesures et à les inscrire (ou pas) à l’agenda. Nous avons ressenti une excitation non feinte de l’ensemble des participants à notre consultation en plein air. Une attente est née. Toutes ces mesures (une cinquantaine) pourraient faire l’objet d’une consultation gouvernementale ouverte à tous, dans laquelle l’ensemble des contributions recueillies auprès de la société civile durant cette soirée pourraient être confrontées aux arguments et aux votes — voire aux contre-propositions — des citoyens.

Une belle opportunité de régler la question posée : disruption = impact ou bullshit ? 🙂

 

PS : notre licorne Capco a choisi de rester à Matignon, où elle sera « bien traitée ». A bientôt !