Entreprise pionnière et référente de la civic tech, Cap Collectif dispose désormais du statut d’organisme de formation et enrichit son offre pédagogique à destination des décideurs publics et privés. 

Le reflet d’une expertise méthodologique reconnue

Cap Collectif s’est donné pour mission d’accompagner les décideurs qui souhaitent faire évoluer leur mode de décision vers plus de transparence et d’inclusion. Si la concrétisation de cette mission s’est notamment traduite par le développement d’une solution numérique – à ce jour utilisée par plus de 150 structures publiques et privées – nous n’avons cependant jamais cessé de rappeler l’autorité de la méthode sur l’outil : mobiliser un public et l’impliquer dans un processus de co-construction sont des objectifs auxquels la seule mise en place d’un outil numérique ne peut répondre. 

Ainsi, notre métier s’est toujours constitué autour de deux expertises : 

  • L’expertise technique, liée au développement d’une solution numérique favorisant la simplicité de la participation et la transparence des processus décisionnels.
  • L’expertise méthodologique, liée à la conception et à la mise en oeuvre de démarches participatives.

C’est pour partager cette expertise méthodologique que Cap Collectif a récemment créé une offre de formations. Afin de permettre aux structures intéressées de faire financer leur formation, Cap Collectif a souhaité devenir organisme de formation (déclaration d’activité enregistrée sous le numéro 11755913375 auprès du préfet de région d’Île-de-France). 

Cette démarche est autant le gage de notre crédibilité que le reflet d’une conviction : la participation ne se résume pas à recueillir des votes et des commentaires sur internet. La méthodologie et l’intégrité du processus font en premier lieu le succès — ou l’échec — des démarches participatives. Et cette méthodologie ne s’improvise pas.

Découvrez notre offre de formation

Au travers de son offre de formation, Cap Collectif s’adresse à toutes les personnes qui au sein des territoires et des organisations sont ou seront amenées à mettre en oeuvre une démarche participative. 

Quatre formations thématiques sont proposées afin d’approfondir les enjeux des démarches de participation, d’acquérir les clés méthodologiques leur permettant de réussir leurs processus participatifs et de découvrir des dispositifs inspirants menés dans des structures similaires aux leurs.

Envie de vous inscrire ? Vous pouvez donc désormais financer votre formation via votre CPF !  🙂

Les 5, 6 et 7 juin 2019 nous étions au Web2Day, un événement incontournable de l’écosystème numérique qui se déroule sur l’île de Nantes. Nous étions gâtés car les sujets de conférences de cette année sont nos problématiques de tous les jours: tech for good, impact social, nouvelles organisations, intelligence artificielle et conception éthique et respect de la vie privée…

Impossible d’assister à toutes les conférences, mais nous en avons retenu plusieurs :

Notre directeur technique Aurélien David était également sur la scène Chapitalk pour présenter à l’auditoire GraphQL et son utilisation à Cap Collectif pour propulser notre API de manière fiable, sécurisée et performante. Vous pouvez retrouver les slides ici ou le replay sur la chaîne Youtube du Web2Day :

Nous remercions toute l’équipe organisatrice et particulièrement Vincent Voyer pour l’invitation.

Visuel événement 1906

Le 19 juin, Cap Collectif révélait les résultats de l’étude menée avec OpinionWay sur Les Français et l’engagement citoyen aux élections municipales à l’occasion du lancement de son offre dédiée aux candidates et candidats aux élections municipales. Retour sur cet évenement.

La Caisse des dépôts accueillait ce 19 juin Cap Collectif et ses invités, Audrey Pulvar (Paris en Commun), Philippe Laurent (Maire de Sceaux et Secrétaire Général de l’AMF) et Julien Nessi (rédacteur en chef d’Horizons Publics).

C’est après un chaleureux mot d’accueil de Géraldine Welter – Directrice adjointe du Département Transition Numérique de la caisse des dépôts – que Frédéric Micheau, Directeur des études d’OpinionWay, a présenté les résultats de l’étude.

Les résultats de cette étude effectuée au lendemain du Grand Débat sont sans appel  : à l’ère post-grand débat, les citoyens veulent plus que jamais être au coeur de la campagne des élections municipales 2020.

Retrouvez les grands enseignements illustrés de l’étude.

Un mot d’ordre : plus de participation ! Surprenant ?

Selon l’étude, 83% des Français se disent prêts à donner leur avis sur un programme électoral. Pour Cyril Lage, le président de Cap Collectif, ce chiffre est à mettre en regard de l’étude annuelle du CEVIPOF sur la participation qui révèle en 2018 que 85% des Français estiment que les politiques ne se préoccupent pas d’eux. Les résultats de l’étude faite par OpinionWay pour Cap Collectif ne sont pas une surprise pour le Président de Capco, qui constate un déficit d’inclusion ancré dans les organisations publiques comme privées.

Toutefois, c’est bien le niveau d’engagement révélé par l’étude qui a davantage de quoi surprendre selon Cyril Lage, mais “ces résultats ne viennent qu’étayer le sentiment de dégagisme, (…), il y a un rejet des modes d’organisation actuels de la vie politique, mais pas un désengagement des citoyens”, comme l’atteste l’étude.

Cyril Lage insiste toutefois sur le décalage important sur les intentions de participation et le passage à l’acte dans les faits lors des consultations. Pour lui, le passage à l’acte dépend principalement des modalités de mise en place d’un projet participatif par les décideurs : “Nous avons mené plus de 750 projets depuis notre création. Lorsque l’on propose aux citoyens des gadgets ou des choses qui se situent à la périphérie de la décision publique, ils ne viennent pas.”

Municipales 2020 : construire son projet de territoire avec les habitants

L’étude met en exergue le désir d’inclusion des Français dans les campagnes électorales. 89% des Français considèrent que les candidats doivent impliquer les citoyens dans l’élaboration de leur programme.

Ce phénomène est déjà compris par certains, comme Paris en commun, association représentée ce jour-là par Audrey Pulvar, qui a mis en place une plateforme participative afin d’alimenter les réflexions du collectif en vue des  municipales de 2020, se saisissant de l’offre Cap Collectif pour les candidates et les candidats.

La plateforme Paris en Commun (lien) décline sous 27 items liés à la vie quotidienne des parisiennes et des parisiens, la question des communs. Pour Audrey Pulvar, “il y a beaucoup à faire sur la notion de communs, (…) il est inimaginable aujourd’hui de conduire des politiques publiques sans passer par une vraie co-élaboration avec le grand public, avec les citoyennes et citoyens, qui ont besoin d’être impliqués”.

Elle ajoute, “c’est plutôt réjouissant, à l’heure où on parle régulièrement de l’abstention, du vote de refuge dans les extrêmes, de voir que lorsqu’on organise une consultation, une co-construction avec les citoyennes et citoyens sur l’ensemble du territoire, en dehors des chemins habituels, on rencontre un très large public, et une volonté de s’impliquer.”

L’étude d’OpinionWay pour Cap Collectif démontre une nécessité de changement. La consultation des citoyens : passage obligé des campagnes municipales 2020 ? A suivre…

Visuel déjeuner débat

Comment un candidat devrait élaborer son programme ? Les Français répondent !

A l’occasion de la révélation des résultats de l’étude exclusive de Cap Collectif, réalisée avec OpinionWay, sur « les Français et l’engagement citoyen pour les élections municipales »,

Cap Collectif organise un déjeuner-débat sur le thème :

Municipales 2020 : Le Grand Débat va-t-il influer sur les stratégies électorales des candidats ?

  • Composition des listes, profil des candidats : quelles sont les attentes des Français pour la campagne électorale des Municipales 2020 ?
  • Les programmes à la loupe : comment élaborer un programme local à l’ère post-grand débat ?
  • Consultations publiques, évaluation participative des politiques publiques… : les nouveaux leviers de l’engagement citoyen

En présence de :

  • Emmanuel GREGOIRE, Premier adjoint de la maire de Paris et Membre de Paris en Commun
  • Philippe LAURENT, Maire de Sceaux, Secrétaire général de l’AMF
  • Frédéric MICHEAU, Directeur des études chez OpinionWay
  • Cyril LAGE, Co-fondateur et Président de Cap Collectif
Logo e-Bastille

e-Bastille, branche française de l’Internet Society, lance la première plainte groupée contre Facebook, pour dénoncer les violations des droits numériques des citoyens. Cap Collectif soutient son action.

Cyril Lage, fondateur de Cap Collectif, s’engage avec 19 personnalités aux côtés de l’ONG e-Bastille afin de « faire respecter nos libertés individuelles sur internet et nos droits en matière de protection de nos données personnelles ».

Profondément ancré dans l’ADN de Cap Collectif depuis sa fondation en 2014, le respect des données personnelles est l’un de nos fondements. Celui-ci se manifeste par une politique open data sur l’ensemble de nos plateformes et une politique commerciale qui s’interdit toute forme de marchandisation des données des citoyens.

Ainsi, Cap Collectif, par la signature de son co-Fondateur et Président Cyril Lage, s’engage aux côtés d’e-Bastille dans cette action de groupe en justice pour la protection de nos données personnelles contre Facebook, qui au delà de sa popularité, se distingue par le manque d’attention porté à la protection de nos données personnelles.

Retrouvez le manifeste complet.

Photo de Maxime Sauvetre

Les 29 et 30 janvier s’est tenu à La Défense le salon AP Connect, le rendez-vous annuel dédié à la transition numérique des administrations publiques. Cette année, AP Connect s’est associé à l’association Villes Internet. Nous avons eu le plaisir de tenir un stand avec Bourg-la-Reine et Santeny lors de cette édition.  

 

Maxime, chargé de développement chez Capco, était accompagné sur ce salon par nombre de nos collectivités utilisatrices. L’occasion pour nous de remercier les collectivités de Bourg la Reine, Clermont-FerrandSanteny et Villecresnes de nous avoir fait confiance dans la mise en place de leur budget participatif !

A l’occasion du 20ème palmarès des collectivités labellisées Villes, Villages et Territoires Internet, les villes de Villescresnes et de Santeny ont été récompensées par le label @, félicitations ! Merci à elles de nous faire confiance. Vous pouvez découvrir le palmarès complet Villes Internet 2019 ici.

 

Le 13 décembre dernier, nous avons invité la trentaine de collectivités territoriales faisant partie de notre réseau de clients à participer, pour la 3e fois, à une journée qui leur était spécialement consacrée.

Une nouvelle fois, tout le monde a joué le jeu de l’échange et du partage sur les différents ateliers que nous avions préparés autour de l’animation territoriale de son budget participatif, la place des instances consultatives dans les démarches de consultation et la feuille de route technique qui nous a permis de présenter les futures évolutions de la plateforme prévues en 2019.

Un grand merci donc à nos clients de la Région Bretagne et des villes de Bourg-la-Reine, Clermont-Ferrand, Epinay-sur-Seine, Grenoble-Alpes Métropole, Le Mans, Lille, Nantes, Mulhouse, Saint-Herblain, Chaville, Orléans et Paris d’avoir pu faire le déplacement jusqu’à nous !

 

Bonus : le témoignage en vidéo de Nadia Wolff (Grenoble-Alpes Métropole) et Aude Castelnau (Epinay-sur-Seine). Merci à elles 🙂

Le 21 novembre 2018, Cap Collectif a organisé dans ses nouveaux locaux un débat en présence de Jean-Paul Delevoye et Loïc Blondiaux, respectivement Haut-commissaire à la réforme des retraites et professeur de science politique. Débrief.


Peinture fraîche et parole libre : une double inauguration

Nous attendions chez Capco ce moment avec impatience : pouvoir accueillir nos clients, partenaires et amis « chez nous » dans des locaux dignes de ce nom et discuter avec eux du sujet qui nous passionne depuis des mois pour les nouveaux de l’équipe et depuis des années pour les anciens : quelles conditions réunir pour réussir une consultation ?

Réussir une consultation, ça n’a rien de simple, ni de facile, ni de systématique. En tant qu’opérateur des consultations, nous ne réinventons pas la démocratie ; nous intervenons dans un contexte contraint et composons avec une réalité faite de pressions politiques, de tensions sur les ressources humaines et budgétaires, de (sur)contrôle…

Pourtant, les marges de manoeuvre existent ! N’ayant aucun goût ni pour le défaitisme ni pour la surpromesse, nous avons décidé d’initier notre propre cycle de débats en :

  • Réunissant des praticiens qui ont réalisé ou vont expérimenter des consultations
  • Favorisant la parole libre et directe sur les difficultés rencontrées
  • Valorisant les initiatives réussies

Deux « historiques » de la participation comme intervenants

Pour inaugurer symboliquement ce cycle de débats, nous avons demandé à deux personnalités importantes du milieu de la participation d’intervenir. Ces deux personnalités ont apporté très tôt leur soutien à Parlement & Citoyens, le projet par lequel tout a commencé pour Capco.

« Le professionnalisme des prestataires en présentiel ou en ligne est un facteur qui atteste du sérieux de la démarche. » — Jean-Paul Delevoye

Jean-Paul Delevoye est actuellement Haut-Commissaire à la Réforme des Retraites et vient de finir une première phase ambitieuse de participation via une consultation en ligne qui a réuni 25 000 inscrits et récolté 35 000 contributions. Huit ateliers présentiels ont également été organisés en région par le cabinet conseil Missions Publiques.

Loïc Blondiaux est professeur à la Sorbonne, il forme chaque année une nouvelle génération de « concerteurs » et soutient — avec bienveillance et esprit critique — beaucoup d’initiatives de la communauté incarnant « la bonne nouvelle d’une imagination démocratique de retour ».

Consultation réussie : un sujet de fond à détricoter

Cyril Lage, président et co-fondateur de Cap Collectif, animateur d’un soir, a ouvert le débat en campant le décor : « Chez Capco, nous défendons avec insistance l’idée qu’une consultation ne se résume pas à collecter des votes et des commentaires mais à ouvrir un processus décisionnel dans le cadre d’une réflexion structurée et organisée ouverte à toutes celles et ceux qui le souhaitent ».

Si l’on parle donc de décision, cela inclut un décideur. Et comme le précise l’ancien ministre Delevoye, « un bon décideur n’a pas peur de décider. Il a peur de mal décider ». De son côté, le politologue reconnaît un paradoxe : « Pour donner une existence et une réalité aux démarches de participation citoyenne, il faut une volonté politique forte. Le décideur doit apporter une considération à l’égard de la participation ». Et il n’hésite pas à admettre avoir évolué dans sa critique de la démocratie représentative : « Aujourd’hui, la menace sur la démocratie me paraît telle que j’estime nécessaire de défendre la démocratie représentative. »

Chez Capco, comme nous le rappelons régulièrement, la consultation est un exercice réciproque entre décideurs et participants. Cyril rappelle d’ailleurs que dans la méthodologie développée par Capco, une consultation est indissociable d’engagements préalables vis-à-vis de celles et ceux qui seront amenés à participer.

Jean-Paul Delevoye en a profité pour rappeler la liste des engagements qu’il avait pris pour sa propre consultation sur la réforme des retraites : restitution sous 15 jours des synthèses des ateliers en région, publication des contributions en open data, réponse nominative et publique aux 100 contributions les plus votées, réunion avec les 15 contributeurs les plus actifs, lecture de toutes les contributions en ligne et restitution sous forme de synthèse, présentation des arbitrages finaux et signalement dans le rapport final transmis au gouvernement des contributions tirées de la consultation… « Il y a un doute permanent des participants. Ce doute ne peut se lever ou du moins se réduire qu’en tenant ces engagements de restitution, » conclut-il. « Une consultation, c’est un exercice où on éclaire l’opinion mais où l’on accepte en retour d’être éclairé par l’opinion. »

En grand connaisseur des processus participatifs, Loïc Blondiaux insiste pour sa part sur le travail de synthèse, « extrêmement important pour qu’à partir d’une grande diversité de paroles, opinions, contributions récoltées, puisse être restitué un contenu fiable et utilisable ».

Les retraites, un sujet trop…  pour une consultation ?

Trop quoi ? Presque trop beau pour Loïc Blondiaux ! « On est tellement habitués aux consultations sur des sujets marginaux que j’ai été surpris par cette consultation sur ce sujet majeur. Après cette heureuse surprise, je me suis vite demandé si, justement, ce sujet n’était pas tellement majeur et politique qu’il serait complètement verrouillé par l’exécutif et donc sans réelle portée pour la consultation ».

Trop compliqué ? Certainement pas pour nos deux intervenants. Pour le chercheur, « il n’y a pas de sujet trop compliqué, mais il y a un enjeu de pédagogie et de formation majeur », tandis que l’ancien Président du Conseil économique, social et environnemental dit appliquer la même méthode à tout le monde, croyant fondamentalement « à l’intelligence des citoyens, à l’intelligence des journalistes, à l’intelligence des organisations syndicales, à l’intelligence administrative, à l’intelligence des politiques. »

Le temps, grand oublié des démarches de participation ?

Loïc Blondiaux confirme que dans la majorité des cas, les consultations sont réalisées dans des calendriers extrêmement contraints qui ne permettent ni une préparation suffisante en amont ni une analyse réelle des contributions. Sans parler des cas encore trop nombreux où les consultations sont réalisées après que la décision ait déjà été prise ! Pour sa part, Jean-Paul Delevoye s’en défend : « c’est la première condition que j’ai posée pour accepter la mission que souhaitaient me confier le Premier ministre et le Président de la République : du temps ! »

Les organisations syndicales contournées ?

Selon Jean-Paul Delevoye en évoquant la consultation sur la réforme des retraites, « il y a eu effectivement une suspicion sur cette démarche de la part de la majorité des organisations syndicales », qui pouvaient y voir un « contournement » voire « un subterfuge pour affaiblir le dialogue social ». Mais le Haut-commissaire constate aujourd’hui « plutôt un intérêt », indiquant que ces organisations « seront présentes lors de la journée de restitution du 13 décembre où seront dévoilés les résultats de la consultation ». Ce qui va dans le sens de la conviction de Loïc Blondiaux, qui croit qu’il est « non seulement de l’intérêt mais de la nécessité d’articuler ce type de démarche avec la représentation des corps intermédiaires. »

25 000 participants c’est beaucoup ?

Quand vient la question du nombre, le professeur en science politique « regrette que sur ce type de consultation la communication ne soit pas plus importante, avec des campagnes massives de spot télé par exemple ». Pour illustrer son propos, il évoque l’un de ses étudiants ayant articulé sa thèse sur le fait qu’un exercice de consultation ne pouvait toucher plus de 1% de la population concernée. En ajoutant : « à cet égard, 25 000 participants ce n’est pas représentatif, certes, mais c’est significatif ! »

Jean-Paul Delevoye, pour sa part, se veut « surtout attentif à la qualité des contributions » et insiste sur le fait que celles-ci sont apparues « pertinentes et respectueuses, avec une modération infime ». Si ce chiffre de 25 000 participants atteint par « sa » consultation est effectivement élevé au regard de consultations similaires, le Haut-commissaire estime que « le lancement avec le Premier ministre a joué un rôle décisif dans la mobilisation » et il reste attentif à un enjeu majeur : celui « d’aller toucher le public de ceux qui ne s’expriment pas, qui ne sont pas venus aux ateliers ou sur la plateforme ».

Un enjeu de stabilisation de la démocratie

Jean-Paul Delevoye a rappelé l’enjeu dans notre société de témoigner auprès d’un citoyen non seulement d’une écoute mais d’une confiance en lui dans sa capacité à faire partie du collectif et participer à l’élaboration d’un avenir commun. Dans un contexte où l’avenir fait peur. Il a également rappelé l’enjeu de stabilisation/déstabilisation des sociétés selon qu’une démocratie s’appuie sur le socle des convictions ou la volatilité des émotions. En estimant que sa responsabilité en tant que décideur et politique était de « non pas demander l’obéissance mais d’apporter à chaque citoyen la capacité de se forger sa propre conviction. »

Ces 21 et 22 septembre s’est tenu à Montréal un forum international dédié à la Démocratie Participative. Organisé par l’Institut de Politique Alternative de Montréal (IPAM), ce forum visait à alimenter la réflexion de la ville dans la définition d’un modèle démocratique innovant. J’ai eu le plaisir d’y participer, je vous raconte.

Accroître le pouvoir et l’autonomie des villes, telle a été la volonté exprimée par le Gouvernement du Québec le 15 juin 2017 à travers l’adoption du projet de loi 122, octroyant aux municipalités québécoises le rôle de “gouvernements de proximité”.

L’adoption de ce projet de loi résonne comme l’écho d’une ambition grandissante et de plus en plus partagée sur notre planète : transformer les villes en véritables gouvernements démocratiques locaux.

Cette loi invite ainsi les municipalités québécoises à passer dans une nouvelle ère : celle de la “gouvernance ouverte”, c’est-à-dire de l’ouverture des processus décisionnels et de l’intégration des voix citoyennes à la construction et aux réflexions de leurs villes.

Partager une expertise

Si l’association des citoyens à l’élaboration des politiques publiques présente des bénéfices aujourd’hui bien identifiés — meilleure réponse aux besoins des populations, renforcement de l’adhésion aux décisions prises, développement de l’envie d’agir à l’échelle d’un territoire, plus de confiance vis-à-vis des élus — des questions de moyens demeurent : quels processus mettre en place pour atteindre ces objectifs ? Comment ces mécanismes peuvent-ils contribuer véritablement à l’amélioration des décisions prises localement ?

Pour tenter de répondre à ces questions, l’Institut de Politiques Alternatives de Montréal (IPAM) et la Ville de Montréal organisaient ces 21 et 22 septembre un forum international intitulé “Démocratie Participative : quel avenir pour Montréal ?”. Travaillant avec plus de trente collectivités territoriales en France, Cap Collectif y était convié et j’ai eu le plaisir de m’y rendre afin de représenter l’équipe 🙂

J’ai ainsi pu me joindre à la quinzaine d’intervenants venus des quatres coins du monde pour partager leur expertise et leurs expériences. Nos voix, teintées de l’acoustique métallique de l’amphithéâtre 1120 de la Faculté d’Aménagement de Montréal, ainsi que celles de nombreux citoyens, ont dépeint durant deux jours une véritable “fresque démocratique”, colorée d’expériences et d’initiatives innovantes, rapportées d’ici et d’ailleurs.

Campée au bas du versant ouest du Mont-Royal, l’annexe de l’Université a accueilli une centaine de personnes venues assister aux interventions des orateurs et échanger avec eux. Le panel d’intervenants au sein duquel Cap Collectif était convié — aux côtés notamment des villes de Paris et d’Amsterdam — s’est penché sur la question des outils de la participation publique. À quels enjeux répondent-ils ? Quelles sont leurs limites ? Quels défis posent-ils ?

Quinze minutes m’ont été données pour répondre à ces questions et présenter la vision de Capco, sa genèse, son outil, sa méthodologie, ses cas d’usages. Bon visionnage 🙂

 

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(Maxime parle à partir de la 48e minute.)

Ce 31 mai 2018, nous avons invité la trentaine de collectivités territoriales faisant partie de notre réseau de clients à participer à une journée qui leur était spécialement consacrée. Cette journée faisait suite à la première que nous avions expérimentée en juillet 2017. Depuis, suivant notre volonté stratégique d’essaimer nos convictions, notre méthodologie et notre plateforme dans les territoires, ce secteur des « collterr » a largement pris de l’ampleur. Nous attendions donc avec impatience de pouvoir réitérer l’évènement avec un panel plus diversifié d’acteurs de terrain.

Nous n’avons pas été déçus s’agissant de la diversité : que soit en matière d’expérience, de taille, de couleur politique… Tout le monde a joué le jeu de l’échange, du partage et de la collaboration sur les trois ateliers que nous avions préparés : le budget participatif, l’enquête publique, la feuille de route technique avec un focus particulier sur le RGPD. Un grand merci donc à nos clients de Bourg-la-Reine, Clermont-Ferrand, Epinay-sur-Seine, Grenoble-Alpes Métropole, Le Mans, Lille, Montreuil, Mulhouse, la région Occitanie, Orléans, Paris et Rennes, d’avoir pu faire le déplacement jusqu’à nous !

Tournés vers l’avenir

Ces échanges sont fondamentaux et suivent notre vision originale du développement d’un logiciel comme Capco : celle d’un échange permanent entre une feuille de route que nous maintenons au quotidien et les utilisateurs de la plateforme. Ce lien — qui dépasse les réunions semestrielles, grâce notamment à la mise en place d’une liste de diffusion — va nous permettre de rationaliser et d’améliorer la mise en développement de nouvelles fonctionnalités. En écoutant attentivement le terrain, le prestataire que nous (ne) sommes (pas uniquement) est en mesure d’apporter le meilleur service possible à ses clients actuels. Et, à nos futurs clients, la garantie d’une solution éprouvée répondant parfaitement à leurs besoins.

Petit débrief de la Journée, avec Cyril, président de Capco, et Thibaut, directeur conseil :