Le quinzomadaire par Cap Co #2

Au cours des 15 derniers jours chez Cap Collectif, des projets participatifs ont vu le jour, certains se sont finis et d’autres brillent de mille feux. Faisons un retour des dernières actualités !

Les entreprises consultent les citoyens

Depuis le début du mois, tous les citoyens sont invités à participer à une consultation à l’échelle européenne. Le constat est le suivant :  le rôle des entreprises dans la société n’est pas assez impactant.

Ce sont donc des dirigeant·es européen·nes, comme les PDG des grands groupes comme Danone, MAIF, Pfizer, qui ont décidé de changer cela. Ils sollicitent l’avis des citoyens pour donner leur vision sur ce que doivent faire les entreprises pour rendre le travail plus agréable au quotidien pour les collaborateurs, les managers et toutes celles et ceux qui ont un rapport avec l’entreprise, c’est-à-dire tout le monde !

Proposez vos solutions, argumentez et votez pour que les entreprises changent, sur trois thématiques différentes :

  • comment réengager les salariés et les associer au projet d’entreprise ? ;
  • comment contribuer à l’épanouissement et au bien-être des salariés ? ;
  • comment dépasser la recherche de profit à court terme ?

Si vous n’avez pas le temps, ce n’est pas grave ! Vous pouvez simplement répondre au questionnaire en quelques minutes. 

Lorsque cette consultation sera finie, une compilation de toutes les réponses et de toutes les contributions sera faite et remise à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance.

Les démarches participatives qui ont eu lieu

Où en sont nos autres consultations, boîtes à idées, questionnaires et autres projets participatifs ? 

Nos médias publics

Nous vous l’annoncions il y a quelques semaines, Radio France, Arte, France Médias Monde, France Télévisions, TV5Monde et l’INA avaient lancé un questionnaire auprès des citoyens pour leur demander comment ils imaginaient le futur des médias publics.

Le questionnaire est aujourd’hui fini. Il ne reste plus qu’aux médias publics français de compiler toutes les réponses et d’annoncer les résultats qui seront pris à l’issue de la consultation. Restez connectés !

Institut national du cancer

Tout comme les Médias publics, la participation à la consultation de l’Institut national du cancer s’est achevée il y a quelques jours. Pour rappel, cette consultation vise à rédiger le futur plan décennal de lutte contre les cancers. 

À l’issue de 4 semaines de participation, ce sont plus de 20 000 votes et 3 000 contributions qui ont été recensés. Rendez-vous dans quelques semaines pour la publication de la synthèse !

La Poste 

La plateforme du Groupe La Poste, consultable par tous pour préparer son plan stratégique pour 2030, est toujours ouverte.

Citoyens et partenaires, collaborateurs et postiers peuvent venir participer et aider le Groupe La Poste à mieux répondre aux besoins de ses clients.

Pour l’heure, ce sont plus de 27 000 participants qui ont donné leur avis.

Vous avez jusqu’à fin novembre pour, vous aussi, participer à l’avenir de La Poste.

Région Occitanie

La Région Occitanie organise la première votation citoyenne en ligne, sur la base de propositions écrites par une convention citoyenne régionale. 

Tout au long du mois de septembre, 100 citoyens tirés au sort se sont réunis pour travailler sur des propositions à intégrer au Green New Deal de la région, plan d’action sur la transition écologique. 

À l’issue de ce travail, 14 propositions ont été rédigées et sont maintenant soumises aux votes de tous les Occitans. Si vous êtes de la région, votez dès aujourd’hui et jusqu’au 6 novembre !

Les budgets participatifs ont toujours la cote !

Fin de l’étape de dépôt pour l’Occitanie et la ville de Hem

En plus de sa votation citoyenne, la région Occitanie mène de front plusieurs budgets participatifs thématiques, démarche qu’elle réédite depuis maintenant plusieurs années. Depuis le 1er juillet, les habitants de la région pouvaient ainsi déposer leur projet sur le budget participatif “Vos solutions pour une Occitanie ouverte sur le monde – 2ème édition” .

C’est la seconde fois que la région Occitanie permet à ses habitants de proposer des projets (dont le budget par projet est compris entre 500 euros et 3 000 euros) qui ont pour but de favoriser l’égalité, le partage et le vivre ensemble.

Le dépôt est maintenant terminé, et ce sont 47 projets que les services devront analyser avant la phase de vote prévue au 15 novembre. 

Mais les budgets participatifs ne sont pas exclusivement réservés aux régions ou grandes villes ! La ville de Hem, située dans les Hauts De France a lancé son premier budget participatif. L’étape de dépôt est maintenant terminée et a réuni 50 projets ! Rendez-vous le 1er décembre pour la phase de vote !

Lancement des votes pour la Meuse et le Puy-de-Dôme

Le département de la Meuse est aussi adepte du budget participatif et est entré en phase de vote. Les habitants de la Meuse peuvent donc dès maintenant sélectionner leurs projets favoris parmi les 159 déposés. Les résultats seront dévoilés le 28 novembre.

Depuis le 1er octobre, les votes sont également ouverts pour le département du Puy-de-Dôme. Les habitants ont un mois pour voter pour leurs 6 projets préférés maximum parmi les 106 projets retenus lors de l’analyse. 

Fin des votes pour Issy-les-Moulineaux, les Deux-Sèvres et l’Île-de-France

Avec respectivement 3 320 votes, 42 141 votes et 66 005 votes, la ville d’Issy-les-Moulineaux, le département des Deux-Sèvres et la région Île-de-France ont terminé leur phase de vote. 

Les projets lauréats sont déjà disponibles pour Issy-les-Moulineaux et l’Île-de-France, et consultables sur leur plateforme. N’hésitez pas à aller les consulter !

Restez informé·e des nouvelles démarches participatives en France. Ne ratez pas l’occasion de participer !

Comment prendre par à une consultation

Une consultation : qu’est-ce que c’est ?

Une consultation citoyenne est un processus de réflexion collective. L’organisateur ou organisatrice de la consultation associe les citoyen.nes, ses collaborateur.trices ou parfois ses client.es (lors d’un référendum d’entreprise) à la construction d’un projet commun ou la définition d’une solution face à un problème identifié. Cette démarche peut être à l’origine d’un acteur public comme une mairie, un département, une région voire même l’État, ou d’un acteur privé comme une entreprise ou une association. 

Chez Cap Collectif, notre rôle est d’accompagner ces différents acteurs dans la mise en place de leur démarche, et de leur proposer une plateforme numérique permettant à leurs publics de participer en ligne à leurs projets. Et ce sont plus de 200 acteurs pour plus de 800 consultations qui nous font aujourd’hui confiance. 

En tant que participant.e, comment m’y prendre pour contribuer à une consultation ? 

Accéder à la plateforme de consultation

Avant toute chose, vous devez accéder à la plateforme participative.

Comment s’y retrouver parmi toutes ces consultations ? 

  • Vous souhaitez participer à une consultation ouverte, comme un budget participatif, ou une consultation citoyenne à destination des client.es d’une entreprise (comme Carrefour ou La Poste) ? : vous trouverez l’accès à la plateforme en allant directement sur le site de l’organisation en charge de la consultation ou sur ses réseaux sociaux. Par exemple, si c’est la région qui a lancé un budget participatif, vous retrouverez le lien de la consultation sur leur site ou sur leurs réseaux sociaux.
  • Vous souhaitez participer à une consultation interne, ouverte uniquement aux collaborateur.rices d’une organisation précise (comme Decathlon ou la Compagnie Nationale du Rhône) ou aux étudiants et personnel d’une université (comme l’Université Paris Nanterre) ? : il est fort probable que vous ayez reçu un mail professionnel vous invitant à participer à cette consultation. 

Créer un compte

Il est maintenant temps de vous créer un compte ! Créer un compte est essentiel pour pouvoir prendre part à une consultation citoyenne. Cela permet de sécuriser l’accès à la plateforme en évitant les participant.es robots, et vous permet également de suivre l’avancement des projets ou idées que vous avez proposés.

Inscrivez-vous en cliquant sur le bouton “Inscription” en haut à droite de la plateforme. Renseignez simplement un pseudonyme, une adresse mail et un mot de passe. En quelques secondes, votre compte est créé, et à vous de jouer !  

Attention, si vous participez à une consultation interne : il se peut que seule votre adresse mail professionnelle ou étudiante puisse vous permettre de vous inscrire et connecter. Vérifiez bien les conditions dans les instructions données par votre organisation.

Contribuer à la consultation

Il ne vous reste plus qu’à participer ! Pour cela, rien de plus simple, vous n’avez qu’à vous laisser guider par les instructions de la plateforme. 

Attention ! Votre participation n’est autorisée que durant une certaine période. Une pastille verte “En cours” vous signifie si vous pouvez encore déposer vos idées ou non. 

  • Vous participez à un budget participatif ou un appel à projet ? : déposez un projet en cliquant sur “Déposer une proposition”, puis votez pour vos projets préférés une fois l’heure du vote venue.
  • Vous participez à un questionnaire ? : répondez aux questions posées, vous pouvez même enregistrer vos réponses en brouillon et y revenir plus tard.
  • Vous participez à une consultation ? : prenez connaissance des propositions de l’organisateur ou organisatrice de la démarche, votez pour donner votre avis et développez-le en rédigeant des arguments pour ou contre. Si vous souhaitez aller plus loin, vous avez même la possibilité de proposer vos propres solutions !

N’hésitez pas à revenir plusieurs fois sur la plateforme collaborative pour prendre connaissance des nouvelles idées et nouveaux projets déposés par les autres participant.es. 

Faire connaître la consultation est également une façon de participer ! Partagez le lien de la consultation sur les réseaux sociaux et parlez-en autour de vous : vous permettrez ainsi à un maximum de citoyen.nes de faire entendre leur voix dans la démarche. 

Et après ?

La participation n’est plus ouverte ? Ce n’est pas parce vous ne pouvez plus déposer vos idées, que la consultation est terminée ! C’est maintenant à l’organisateur ou organisatrice de la démarche de prendre la main. Analyse des propositions, synthèse des contributions et rédaction des premiers arbitrages, vous pourrez consulter tous les avis rendus directement sur la plateforme et prendre connaissance des résultats de votre participation. Restez connecté.e !

Le maître mot de toute consultation est la transparence ! Pour vous assurez que vos propositions seront bien prises en compte, les organisations en charge de la consultation prennent, envers les participant.es, une série d’engagements comme la publication d’une synthèse, l’organisation d’un débat ou d’un atelier, ou encore l’invitation à un événement de restitution.  

Pour rester informé.e des nouvelles consultations en France, inscrivez-vous à notre liste de diffusion. Ne ratez pas l’occasion de donner votre avis et faire avancer vos idées : 

Questions les plus fréquemment posées par nos clients.

Avec cinq années de budgets participatifs au compteur, nous avons eu l’occasion de rencontrer toute la gamme des réticents à la démarche, du timide tenté au réfractaire total. Pour que, vous aussi, vous puissiez leur répondre, nous vous partageons ici nos éléments de réponses aux questions les plus posées sur le budget participatif. 

Le budget participatif, c’est pour les grandes villes ?

Quelles adaptations à plus petites échelles - et donc à plus petit budget ?

On entend souvent parler des expériences de budgets participatifs des grandes villes à plusieurs centaines de milliers voire millions d’euros : Paris et Rennes, Lille, ou encore Grenoble… Il est donc facile d’associer grandes villes et budget participatif. 

Pourtant, le budget participatif et ses étapes s’appliquent à toutes les collectivités, petites ou grandes. Chez Cap Collectif, près de 20% des collectivités menant un budget participatif comptent moins de 20 000 habitants. Les enveloppes dédiées à la démarche y oscillent entre 5 et 200 000 euros.

Ce n’est pas la somme allouée qui fait le succès du budget participatif mais le processus d’inclusion des citoyens aux décisions qui sont traditionnellement réservées aux élus de la collectivité, ainsi que la transparence du processus et son ouverture. Réalisé avec un petit budget mais en toute transparence, un “petit” budget participatif vaudra toujours mieux qu’un “gros” qui ne respecterait pas ces règles. 

Le seul prérequis est donc d’être clair sur les sommes allouées et les moyens propres à chaque budget participatif, afin d’éviter toute mauvaise surprise ou frustration du côté des participants. Lancez-vous !

Le budget participatif, c’est pour les bobos du centre-ville ?

Comment assurer une mobilisation des citoyens répartie sur tout le territoire ?

Les projets sont concentrés dans le centre-ville” ; “Les participants sont des bobos” ; “Ils ne participent que sur des projets en bas de chez eux”… Ces affirmations répandues sont-elles vérifiées ? L’extension des budgets participatifs dans de petites collectivités, même en milieu rural, dément fortement ces idées. Loin d’être excluante , cette démarche peut donc être appliquée à tous. 

Mais attention ! Ce n’est pas parce que votre budget participatif concerne tout votre territoire, que l’ensemble de vos habitants se mobilisera de la même manière. Un travail doit être mené pour faire connaître le dispositif et ainsi favoriser une participation répartie de manière égale sur tout le territoire. On vous donne nos petits trucs : 

  • Une communication répandue sur tout le territoire dès le lancement du projet

Dès le lancement du projet, la communication doit se faire sur tout le territoire : affiches, journal local… Tous les moyens sont bons. Si certains quartiers ne sont pas couverts dès le lancement, il y a peu de chances que ces derniers soient représentés dans les projets réalisés. 

  • Une campagne de communication corrective à mi-étape 

Évaluer la répartition des projets déposés avant la fin de l’étape de dépôt peut vous permettre de lancer une communication corrective : tel quartier n’a reçu qu’un projet ? Qu’à cela ne tienne, vous pouvez déployer une stratégie sur celui-ci en particulier avant la fin de la phase de dépôt (mise en place de vacataires équipés de tablettes, présence à des événements de quartier, lien avec les instances locales de type conseil de quartier ou conseil citoyen… les possibilités sont nombreuses !)

  • Accompagner les publics plus éloignés du numérique ou des institutions  

Certains publics plus éloignés de ce type d’exercice peuvent nécessiter un accompagnement plus personnalisé. Quelques idées : association à un dépôt papier (transmission des projets par voie postale ou dans des urnes dédiées) ; mise en place d’ateliers thématiques de construction des projets ; présence d’agents de la collectivité équipés d’une tablette dans les lieux publics afin d’aller à la rencontre des habitants ; mise à disposition d’un ordinateur dans les lieux publics (mairie, bibliothèques…). 

Et la fracture numérique, vous en faites quoi ?

Comment co-construire les projets en présentiel ?

Adosser son budget participatif à une plateforme numérique est intéressant à plusieurs points de vue : les projets sont visibles par tous, le processus et ses étapes sont transparents, la participation est simple et peut se faire rapidement.  

Et la fracture numérique dans tout ça ? Parce que le numérique n’est pas magique, nous vous recommandons d’organiser des événements en présentiel, en parallèle de votre plateforme en ligne. Ces dispositifs visent à élargir la participation aux citoyens qui n’ont pas les compétences ou les moyens de contribuer au processus via un outil numérique. De nombreuses options sont possibles, à vous d’inventer ! Pour n’en citer que quelques-unes ayant fait leurs preuves : 

  • La mise en place d’urnes de dépôt et/ou de vote dans des lieux de passage : marchés, mairies, places et jardins publics… L’idée est d’aller à la rencontre des habitants afin de les inviter à contribuer et de leur expliquer le processus ; 
  • La mise à disposition d’ordinateurs dans des lieux publics tels que les bibliothèques, où des agents accompagnent les déposants ou votants à contribuer, en les accompagnant pas à pas, de la création de leur compte au dépôt de leur contribution ; 
  • L’instauration d’un dispositif mobile toute la durée de la participation, dont le rôle est de se rendre dans divers lieux publics – c’est le cas du “camion participatif” à Clermont-Ferrand par exemple ;
  • L’organisation d’ateliers de construction des projets, afin d’aider à la fois les personnes non initiées au numérique, mais également celles qui auraient besoin d’un accompagnement dans la rédaction de leur projet. Ces ateliers peuvent être menés en partenariat avec des conseils de quartier, conseils citoyens, ou encore des associations locales, par exemple.

Ce ne sont là que des exemples de dispositifs, dont l’efficacité n’est plus à prouver. À vous de trouver ce qui vous convient le mieux et qui vous permet de garantir la participation de tous dans votre territoire, selon vos instances et ressources propres ! 

Pots de fleurs, bancs publics et aménagement de square… Toujours les mêmes projets ?

Comment aller vers des projets innovants ou originaux ?

Entre 2014 et 2019, sur les plateformes Cap Collectif, 3 principales thématiques se dégagent :

  • L’aménagement des espaces publics : mobilier urbain, valorisation du patrimoine (⅓ des projets lauréats) ; 
  • La nature en ville : espaces verts, biodiversité (⅓ des projets lauréats) ; 
  • La culture, le sport, et les loisirs (20% des projets lauréats).

Les explications de cette répartition sont relativement simples : la restriction à des projets d’investissement et les enveloppes plafonnées font se tourner les habitants vers des projets abordables et faciles d’accès, autour de l’amélioration du cadre de vie, sujet logiquement prioritaire pour bon nombre d’habitants. La similarité des règles et modalités des budgets participatifs entraînent, de plus, quasi-mécaniquement une similarité des projets. 

Vous recherchez des projets que l’on a moins l’habitude de voir, et démarquer votre budget participatif par leur originalité ? Voici quelques pistes pour changer (un peu) de style de budget participatif :  

  • Ouvrir le budget participatif aux dépenses de fonctionnement, ce qui permettra l’émergence de projets de nature complètement différente ; 
  • Thématiser le budget participatif autour de domaines ou de politiques publiques traditionnellement moins traitées voire délaissées par ces types de projets.

Le budget participatif, un gadget électoral ?

Comment garantir que le dispositif ne soit pas un faire-valoir politique ?

Parmi les remarques récurrentes autour des budgets participatifs, et qui s’étend à tous les dispositifs participatifs, on retrouve souvent l’accusation selon laquelle tout cela ne servirait qu’à des objectifs de communication politique. Or, les budgets participatifs donnent bel et bien du poids aux citoyens, et les engagements de la collectivité à leur égard sont réels. En effet, le budget participatif n’est pas un dispositif consultatif, le vote sur les projets est au contraire décisionnel.

C’est d’ailleurs aussi tout l’intérêt de  l’utilisation d’une plateforme numérique, puisque tout y est visible. Dans la plateforme Cap Collectif, un gage de cette transparence réside dans les contraintes de la plateforme : la modération est réalisée a posteriori, ce qui signifie que les projets déposés sont instantanément visibles par tous. Dans le cas où un projet est modéré, celui-ci se trouve dans la corbeille ouverte, visible par tout un chacun. Enfin, la présentation des projets en étapes donne à voir l’intégralité du processus décisionnel, jusqu’à la réalisation des projets. 

Le budget participatif, c’est juste un concours de popularité, non ?

Comment faire gagner des projets vraiment méritants ?

Mérite et popularité sont souvent opposés quand il est question de budget participatif. Une des premières craintes au lancement d’une telle démarche est ainsi de voir l’emporter des projets inutiles pour la collectivité, sélectionnés uniquement parce que le porteur dispose d’un large réseau de proches et d’amis. 

Cette opposition pousse certaines organisations à ajouter des processus de sélection supplémentaires, comme une nouvelle évaluation des services après l’étape de vote, ou une  validation finale réalisée par les élus. 

Si ces contournements peuvent apporter un sentiment de sécurité aux services, ils participent toutefois à décrédibiliser la démarche auprès du public. Du slogan simple et attractif “Vous proposez, nous réalisons”, il faut alors ajouter un “Nous revalidons” beaucoup moins séduisant…   

Comment faire alors pour que les projets qui le méritent vraiment gagnent ? Ce n’est pas la bonne question !

Si vous avez suivi nos recommandations sur la construction de votre démarche, l’étape d’analyse vous permet de faire un premier tri sur la faisabilité des projets déposés. L’ensemble des projets proposés au vote répondent donc au règlement. Aucun risque de voir l’emporter des projets irréalisables ou inutiles  pour la collectivité. 

La bonne question est donc plutôt : comment donner les mêmes chances de l’emporter à tous les projets ? L’idée n’est pas d’empêcher le vote par amitié, mais bien de permettre à tous les porteurs de l’emporter, même ceux n’ayant pas de réseaux. Plusieurs outils sont imaginables : 

  • Proposer un kit de communication sur la plateforme : modèle d’affiche, de pitch ou de tract, le kit permet à tous les porteurs de projet de disposer des mêmes éléments de communication, peu importe ses compétences en graphisme 
  • Organiser un atelier dédié aux porteurs sur la communication, notamment sur les réseaux sociaux : quels supports utiliser, et comment ? Cet atelier permettra à tous de connaître les bases d’une campagne numérique 
  • Organiser un événement de présentation de l’ensemble des projets soumis au vote : cet événement sera l’occasion pour tous les porteurs de présenter leur projet, sur le même format 

Fraude et bourrage d’urnes : le budget participatif, on peut tricher ?

Comment sécuriser le processus du vote ?

On ne compte plus le nombre de fois où nous avons entendu cette question : comment garantir que chaque individu ne vote qu’une seule fois ? Cette question est d’autant plus pertinente lorsque les dispositifs de votes numérique et présentiel sont liés, mais pas que. Quelles sont les options pour sécuriser les résultats et garantir le fait qu’un citoyen corresponde bien à un votant unique ? 

→ Comment garantir un vote unique lorsque les systèmes de votes numérique et présentiel cohabitent ?  

Certains collectivités demandent une donnée unique quel que soit le mode de vote (ex. le nom ou l’adresse postale), afin de croiser les fichiers des votants. Si une personne a voté deux fois, un seul de ses votes est conservé (cela doit, bien sûr, être précisé dans le règlement). 

→ Dans le cas d’un vote numérique, comment garantir que l’inscription et la participation de robots ou de bots a bien été empêchée ? 

Dans la plateforme Cap Collectif, cela passe par plusieurs modalités, toutes intégrées de base dans la plateforme :

  • Le refus des adresses email jetables, via une liste mise à jour régulièrement par notre équipe technique ; 
  • La case à cocher du Google ReCaptcha, à l’inscription, pour empêcher les robots malveillants ;
  • La validation par email de l’inscription via un lien de confirmation envoyé sur la boîte mail déclarée à l’inscription ; 
  • L’inscription via Facebook et Google, services qui garantissent eux-mêmes la création des comptes par des humains ; 
  • La sécurité des mots de passe : 8 caractères, minuscules/majuscules, 1 chiffre. 

→ Dans le cas d’une plateforme numérique, comment s’assurer qu’une personne physique corresponde bien à un seul compte ? 

Il est en effet fréquent qu’une personne dispose de plusieurs adresses emails et puissent donc créer plusieurs comptes. Il existe également des possibilités dans la plateforme Cap Collectif : 

  • Organiser le vote avec un compte France Connect, service qui permet de garantir une identité numérique unique ; 
  • Imposer des conditions pour accéder au vote (ex. adresse postale, ou téléchargement de la carte d’identité) – qui permettront par la suite aux services de procéder à des vérifications.

Si ces solutions garantissent une sécurité totale, elles sont à notre sens loin d’être parfaites. La question derrière ces choix techniques est cruciale : souhaite-t-on favoriser la sécurité, ou l’ouverture du processus ? Ces dispositifs visant à garantir la sécurité ont un effet dissuasif (ex : devoir scanner une attestation de domicile avant de pouvoir voter) et tendent, en conséquence, à faire baisser les taux de participation. Cela semble antinomique avec l’objectif au coeur des budgets participatifs : remobiliser les citoyens autour des décisions publiques. 

Ci-dessous un rapide tableau comparatif des arguments pour et contre les deux options qui s’offrent à vous : 

Sécurité

→ Permet de garantir la possibilité de ne voter qu’une fois pour un individu, via des modes d’identification poussées

 

 

MAIS…

→ Dissuasif, car la procédure est plus longue pour les participants 

→ Nécessite de demander de nombreuses informations qui peuvent rebuter les citoyens, ayant peur du “fichage”

→ Implique une charge de travail en interne, car il faut ensuite procéder à la vérification des informations déclarées 

Ouverture

→ Garantit la simplicité et la rapidité du vote : peu de champs à remplir

→ Permet en conséquence de massifier la participation 

MAIS…

→ Pas d’identification formelle des votants

→ La fiabilité du vote est donc moins exacte

→ À la marge, des tentatives de manipulation peuvent exister 

À vous de savoir où vous souhaitez placer le curseur ! Mais n’oubliez pas que le risque zéro n’existe pas. 

Vous réfléchissez à l’organisation d’un budget participatif ou de toute autre démarche participative et souhaitez approfondir le sujet ?

Contactez-nous !

La raison d'être des entreprises est de plus en plus au coeur des préoccupations de celles-ci

Raison d'être et collaboratif

Que se passe t-il lorsque les deux tendances du moment, la raison d’être et le collaboratif se retrouvent et s’entre-mêlent ? Lorsque des dirigeants imaginent construire leur raison d’être avec l’ensemble de ses parties prenantes ? Lorsqu’une volonté noble (la participation de tous) sert un objectif noble (proposer du sens et définir un cap) ?  

La réponse pourrait bien être : pas grand chose ! Ou en tout cas quelque chose qui n’est pas à la hauteur. Pourtant le potentiel est bien là et la promesse d’une association fructueuse entre ces deux objectifs est à portée de main.

Commençons tout d’abord par rappeler qu’un exercice participatif est réussi quand le sujet qui est soumis aux collaborateurs coïncide avec leurs préoccupations quotidiennes et quand les dirigeants disposent de marges de manoeuvre pour faire évoluer leur position à partir des résultats de la consultation.

A la lueur de ces deux critères,  on peut se questionner sur les chances de réussite d’une consultation sur la raison d’être.

La raison d’être de l’entreprise est-elle un sujet de préoccupation prioritaire des salariés d’une entreprise ? Oui, si elle pose et permet de répondre à la bonne question : comment une entreprise, via ses collaborateurs dans leur travail quotidien, concilie sa nécessaire performance économique avec sa performance sociale et environnementale ? L’écueil à éviter étant une liste de valeurs un peu creuses qu’on brandit d’autant plus fort qu’on ne les fait pas vivre en pratique.

La raison d'être des entreprises

La raison d’être est-elle un sujet sur lequel les dirigeants disposent de marges de manoeuvre ? Oui si de la “mission” découlent la stratégie et l’organisation du travail, auquel cas la réflexion sur la raison d’être, loin d’être un exercice de style, emmène les dirigeants possiblement très loin dans la transformation de leur entreprise. 

La participation n’est pas une fin en soi, pas plus que la définition d’une raison d’être, qu’elle se fasse avec tous les collaborateurs ou dans le huis clos d’un comex. Toutes les deux peuvent en revanche contribuer à atteindre un objectif supérieur : aligner la stratégie d’une entreprise avec les attentes de ses clients comme celles de ses collaborateurs, qui affirment chaque jour davantage leur besoin de sens et leur préoccupation sur les sujets sociaux et environnementaux.

Portée collectivement, avec l’ambition de préparer les évolutions stratégiques futures, cette réflexion devient le meilleur moyen de créer de l’adhésion et de l’engagement.

Demandée par nombre de nos clients, la fonctionnalité d’agenda collaboratif est enfin disponible sur notre plateforme !

Favoriser les dynamiques territoriales

Jusqu’à présent, seuls les administrateurs pouvaient créer des évènements sur la plateforme de Cap Collectif.

Or, dans le cadre de l’animation d’une communauté, l’administrateur peut souhaiter favoriser une dynamique territoriale en permettant aux citoyens et aux acteurs du territoire de proposer eux-mêmes des évènements.

Il devenait donc nécessaire de permettre aux organisateurs d’un évènement de le proposer directement sur la plateforme, sans être administrateur.

Cette fonctionnalité a plusieurs intérêts majeurs : 

  • Pour l’administrateur

Ce processus de création d’évènements favorise l’articulation du numérique et du présentiel, en particulier dans l’organisation d’ateliers relais.

En outre, la fonctionnalité facilite la vie de l’administrateur, en lui évitant la lourdeur d’un processus par email pour publier des événements. Par exemple, dans le cadre du Grand débat national, nous avons dû publier manuellement plus de 12 000 évènements. On vous laisse imaginer l’éclate… 

Cette fonctionnalité est aussi un signe d’ouverture à destination des utilisateurs, afin de les rendre d’autant plus actifs sur la plateforme.

  • Pour l’organisateur d’un évènement

Celui-ci profite du trafic sur la plateforme pour faire venir plus de public à son évènement. De plus, cette fonctionnalité permet de passer directement par la plateforme pour créer son évènement plutôt que par un service tiers.

Et concrètement, comment ça marche ?  

Proposition de l’évènement

Analysons la fonctionnalité de plus près.

Dans l’interface d’administration, il existe désormais une option « Permettre aux utilisateurs de proposer des évènements ».

Quand cette option est activée par l’administrateur, un bouton « Proposer un évènement » s’affiche sur la plateforme, dans l’entête de la page de la liste des évènements (page Agenda).

Page Liste des évènements (plateforme)

Examen de l’évènement

Une fois l’évènement créé, celui-ci est soumis à l’examen de l’administrateur qui est notifié automatiquement de la création de l’évènement. Cette étape permet à l’administrateur de vérifier l’exactitude des renseignements fournis, et d’empêcher la publication d’évènements fallacieux.

Page Modifier un évènement  (administration)

Au terme de l’examen, l’organisateur de l’évènement est à son tour notifié de la décision de l’administrateur. Il peut alors accéder à son évènement. Si ce dernier a été validé, il est publié et visible par tous. Si l’évènement a été refusé, seul son auteur y aura accès ; il y trouvera le motif du refus, et pourra modifier son évènement et le soumettre à nouveau.

En cas d’annulation de l’évènement (ce que l’organisateur peut faire), les personnes s’étant inscrites sont notifiées de cette annulation.

Quel impact sur les données personnelles ? 

Cette nouvelle fonctionnalité de création d’évènement induit des évolutions sur le plan du RGPD.

Ainsi, il est possible de demander des données supplémentaires, comme le nom, le prénom et l’adresse e-mail, à l’utilisateur qui s’inscrit à un évènement.

  • Téléchargement des données relatives aux événements

Toutes les parties concernées peuvent télécharger les données relatives à leurs évènements. En effet, un organisateur retrouve ses évènements dans le téléchargement de l’archive de ses données.

De même, un utilisateur inscrit à un ou plusieurs évènements pourra désormais les télécharger dans l’archive de ses données.

  • Anonymat

D’autre part, permettre aux utilisateurs de créer des événements implique de garantir leur anonymat au niveau de leur évènement dans les cas où  :

  • l’organisateur supprime son compte ;
  • l’organisateur supprime son évènement.

Merci à tous les participants avec qui nous avons pu échanger lors de notre webinaire “Remobiliser ses collaborateurs par l’intelligence collective, mode d’emploi”.

Nous avons souhaité proposer ce webinar autour de la question de ce que peut apporter l’intelligence collective à la nécessaire re-mobilisation du collectif au sein des organisations. Nous pensons en effet que nous tenons avec les démarches de consultation la voie la plus efficace pour organiser une sortie de crise. 

Apporter des réponses avec le souci de vos collaborateurs

Dans ce contexte post-Covid, que nous pouvons qualifier de “grande inconnue”, les incertitudes sont nombreuses et celles liées à l’interne ne sont certainement pas à négliger. 

Les pièges à éviter sont nombreux et les premiers éléments que nous listons ci dessous sont loin de constituer une liste exhaustive : 

  • Prendre en compte la disparité des ressentis parmi les collaborateurs, et notamment ceux qui sont particulièrement angoissés ou marqués par la période, avant de définir le ton et le fond de vos messages de mobilisation, 
  • Traiter le plus rapidement possible la crainte d’un retour en arrière suite à la crise sur les nouvelles formes de management et d’organisations qui ont pu être déployées, 
  • Rassurer sur le sens de la mission collective pour évacuer la tendance de fond qui a pu être observée à une dépréciation de certaines fonctions par rapport à d’autres, 
  • Prendre en compte l’écart de ressenti entre les collaborateurs qui ont continué de travailler et les autres et qui peuvent créer des failles de compréhension si l’on pose les mêmes questions à tous. 

Que l’on parle de retour au travail, d’adaptation aux règles de sécurité ou de relance face à la crise, les réponses qui seront apportées seront très attendues et seront considérées comme la démonstration ou non du souci que vous apportez à vos collaborateurs

C’est pour être en mesure de s’éloigner de ces écueils et de faire émerger les meilleures solutions que l’intelligence collective semble pertinente à mobiliser dans cet environnement si incertain. 

Organiser une consultation de ses collaborateurs autour d’un exercice de participation, c’est l’occasion de créer les conditions d’une véritable transition et les bases d’une dynamique de mobilisation qui puisse être entendue et suivi d’effets. 

L’organisation d’un canal d’expression direct et rapide permet d’avoir un meilleur aperçu de la réalité, d’identifier et prendre en compte les lignes de fractures et expurger les sujets à l’occasion de cette phase d’écoute au lieu de les enterrer avec le risque qu’ils rejaillissent plus tard. 

Une démarche en 3 semaines pour répondre à vos enjeux du moment

Pour répondre à ces enjeux, nous avons conçu une démarche flash, en mesure d’être déployée à très court terme via une plateforme de consultation en mesure de permettre une participation large de tous vos collaborateurs. 

4 scénarios peuvent y être développés pour répondre à vos besoins du moment : 

  • l’évaluation de votre gestion de crise
  • l’analyse de vos forces et faiblesses
  • le point sur votre nouvelle organisation
  • l’ouverture d’un débat sur les évolutions et adaptations possibles

Une proposition qui s’inscrit dans le cadre d’une offre que nous avons détaillé dans cet article et qui s’articule autour de la mise à disposition de notre plateforme gratuitement pour le temps de la démarche. 

Vous réfléchissez à l’organisation d’une consultation ou de toute autre démarche participative et souhaitez approfondir le sujet ?

Contactez-nous !

  • Comment favoriser le retour des équipes dans de bonnes conditions ?
  • Comment re-créer l’engagement autour du projet et de la mission de l’entreprise ?
  • Comment tirer les enseignements des mois de confinement pour identifier les forces et faiblesses de son organisation ?

Face à autant d’inconnues, dans un contexte inédit où nul expert ne peut prétendre détenir la vérité, la réponse ne peut être que collective.

Depuis 2014, à Cap Collectif, nous accompagnons les entreprises dans la construction de leurs démarches d’intelligence collective afin de faire émerger les meilleures solutions à des problématiques données et  développer la confiance et l’engagement au sein des organisations.

Au travers de ces webinars, nous souhaitons partager avec vous notre méthodologie de sortie de crise par le collectif capable de répondre aux enjeux actuels grâce à : 

  • l’intégration de toutes vos parties prenantes dans la résolution de vos problèmes
  • 3 scénarios de consultation possibles pour couvrir vos problématiques spécifiques
  • l’utilisation d’une plateforme numérique

Dates :

Mercredi 10 juin – 16h00 

Mercredi 24 juin – 16h00

Mercredi 8 juillet – 16h00

Durée : 40 min

Intervenant : Thibaut Dernoncourt, Directeur Conseil à Cap Collectif 


>>> Je m’inscris ! <<<

“Compter sur l’intelligence collective pour trouver les meilleures solutions ne doit pas être un luxe dans ce contexte” : c’est cette conviction forte qui nous avait amenée dès le début de la crise sanitaire à proposer gratuitement aux collectivités territoriales une plateforme de solidarité locale. Aujourd’hui, nous souhaitons étendre cette solidarité aux entreprises pour engager collaborateurs et parties prenantes vers les solutions de reprise d’activité. 

Les entreprises ont été confrontées avec le confinement à une situation de crise inédite mettant à la fois en question leurs modèles de management et leurs modèles économiques. 

La nécessaire question de la reprise d’activité impose désormais de nouveaux enjeux, qu’il ne sera pas possible de dépasser avec les solutions mises en place par le passé : 

  • Comment favoriser le retour des équipes dans de bonnes conditions ?
  • Comment re-créer l’engagement autour du projet et de la mission de l’entreprise ?
  • Comment tirer les enseignements des mois de confinement pour identifier les forces et faiblesses de son organisation ?

Face à autant d’inconnues, dans un contexte inédit où nul expert ne peut prétendre détenir la vérité, la réponse ne peut être que collective. Nous sommes plus que jamais convaincus que les démarches de concertation et d’intelligence collective sont les plus à même de faire émerger les meilleures réponses, tout en permettant l’adhésion et l’acceptabilité, deux préalables à une relance efficace. 

Bénéficier de notre plateforme d’intelligence collective gratuitement 

À Cap Collectif, nous souhaitons pleinement assumer notre mission de facilitateur de l’intelligence collective en mettant au service des entreprises notre expérience et nos outils afin de leur permettre de relever ces nouveaux défis. 

Depuis 2014, nous accompagnons les entreprises souhaitant associer leurs parties prenantes à leurs projets. De cette expertise forte qui nous a vu accompagner des acteurs tels que Carrefour, Colas, April, La Poste ou encore Decathlon, nous avons conçu une méthodologie de sortie de crise par le collectif capable de répondre aux enjeux actuels :

  • un dispositif pré-paramétré qui se déploie en 48h pour être en mesure de répondre immédiatement au besoin,
  • une démarche flash en 3 semaines pour pouvoir mettre en application les résultats à très court terme, 
  • la mise à disposition gratuite de la plateforme pendant la durée de la démarche flash pour tenir compte des contraintes budgétaires actuelles de la plupart des entreprises. 

Certains de nos clients tel que l’avionneur et équipementier Daher (avionneur et équipementier industrie et services) ont d’ores et déjà mis en place des démarches participatives afin de faire émerger les meilleures propositions des collaborateurs pour s’adapter. 

image 1 de l'article sur daher

Une méthodologie sur mesure : 3 scénarios pour des résultats concrets et applicables en 3 semaines

La démarche participative que nous proposons permet de dépasser l’exercice de simple recueil de témoignages pour aller vers un processus de résolution collective des problèmes qui engage et facilite l’émergence de solutions applicables. 

Nous vous proposons ainsi 3 axes de travail possibles (et éventuellement cumulables) pour mener votre diagnostic collaboratif : 

  • le bilan de votre gestion de crise et de vos plans de continuation d’activité 
  • l’analyse de vos forces et faiblesses révélées par la crise
  • l’analyse des évolutions pressenties de votre marché et de votre capacité à vous adapter

Avec, pour chacun des scénarios, un accompagnement en 3 étapes clés.

Vous réfléchissez à l’organisation d’une démarche participative et souhaitez approfondir le sujet ?

Contactez-nous !

Afin de contribuer à l’effort national de lutte contre le Covid-19, Cap Collectif a décidé au mois de mars dernier de mettre à disposition des collectivités territoriales un réseau social d’entraide. Avec succès, puisque 16 d’entre elles se sont saisies de l’opportunité pour organiser la solidarité sur leur territoire (voir l’exemple de la Ville de Paris ou du département du Calvados et/ou lire notre article pour un premier bilan de l’opération).

Une offre gratuite de 6 mois pour permettre aux collectivités de préparer la sortie de crise avec les habitants


Pour les collectivités, il s’agit désormais de réussir le déconfinement avec la nécessité de prendre les meilleures mesures possibles mais de travailler aussi à leur acceptabilité par la population. Sans adhésion de la population pour les semaines et les mois à venir, ces mesures ne seront pas ou peu appliquées.

C’est pourquoi Cap Collectif a décidé de rendre la totalité de sa plateforme participative gratuite pendant 6 mois (jusqu’à la fin du mois d’octobre 2020) pour permettre aux collectivités d’associer leurs habitants à des démarches participatives dans une perspective de sortie de crise. Consultations citoyennes, boîtes à idées, questionnaires… Les 8 applications proposées habituellement sur la plateforme sont désormais toutes accessibles pour vous permettre de mobiliser les habitants autour d’un projet collectif.

Mulhouse, Orléans, Bordeaux : de premières initiatives fleurissent 


C’est le cas de Mulhouse avec l’initiative #Mulhouse se réinvente qui a décidé de proposer aux habitants de partager leurs idées sur une plateforme à partir de 9 thématiques comme la Santé, la Solidarité, l’Économie ou le Travail. L’Agence de la Participation citoyenne de la ville programme ensuite des réunions en visioconférence pour débattre et identifier les projets à mener. 

De son côté, Orléans a décidé de proposer une grande opération de confection de masques à l’échelle de la Métropole. Les habitants s’inscrivent sur la plateforme et reçoivent alors un kit contenant du tissu et des bobines de fil pour permettre de confectionner 35 masques. 

La ville de Bordeaux, quant à elle, vient de lancer un appel à idées auprès des citoyens bordelais. Ces propositions accessibles à tous pourront être votées et/ou commentées afin de les prioriser et de les ouvrir le plus largement possible à la discussion. L’ensemble des propositions permettront de nourrir notamment la Commission citoyenne de crise sanitaire.

Contactez-nous


Vous souhaitez associer les habitants de votre territoire à la sortie de crise ? Vous souhaitez une démo de la plateforme ? Notre équipe reste mobilisée pour vous aider à lancer votre projet dans les 24h 🙂

Contactez-nous par email : [email protected] ou par téléphone : 01 86 95 95 59 

Depuis le début de la crise sanitaire en Europe, Cap Collectif mène une réflexion avec ses collectivités partenaires sur la manière dont sa plateforme de participation citoyenne peut être utilisée pour accompagner au mieux les actions de solidarité sur les territoires, en réponse à la crise sanitaire. 

Dans le contexte particulier du confinement, l’un des objectifs majeurs pour les collectivités territoriales est en effet d’assurer la continuité des services publics, d’informer au mieux les habitants et de protéger les citoyens les plus fragiles.

Cap Collectif s’est donc joint donc à l’effort national de lutte contre le Covid-19 en mettant à disposition de toutes les collectivités territoriales une plateforme d’entraide gratuite pour donner aux citoyens les moyens de prendre part à la gestion de la crise en collaboration avec les élus.

Après 2 mois de confinement, quel bilan peut-on tirer des démarches initiées sur les territoires ? 

Qui utilise notre plateforme d’entraide ?


A ce jour, 15 collectivités territoriales utilisent notre application d’entraide, dont : 


Comment est utilisée notre plateforme d’entraide ?


L’entraide entre particuliers 

Majoritairement, c’est l’aide entre particuliers qui a été privilégiée par les collectivités (70%). Les propositions de service entre pairs concernent principalement les gardes exceptionnelles d’enfants, les courses alimentaires ou achat de médicaments, le soutien psychologique ou l’aide aux démarches administratives. 


Le recensement des producteurs et commerçants locaux

Dans le sillage de la Ville de Courbevoie, les collectivités sont également nombreuses à avoir utilisé la plateforme pour recenser les producteurs et commerçants locaux livrant à domicile pendant la crise (24%). 

Le département des Deux-Sèvres a même concocté une rubrique spéciale “Votre table de Pâques”, recensant les commerçants et producteurs du territoire permettant de concocter un vrai repas de fête malgré le contexte.

Le soutien aux personnels soignants

Dans une région Grand Est particulièrement touchée par le virus, la Ville de Mulhouse a pour sa part organisé la solidarité avec ses personnels soignants, principalement axée sur la mise à disposition de logements à proximité des hôpitaux et le don de matériel.

Du côté de la Bourg-la-Reine, les enfants ont été mis à contribution pour déposer en ligne des dessins de soutien aux personnels soignants. Asma, 7 ans, fait partie de ces artistes en herbe. 


L’aide aux récoltes

Quant à la Province de Namur, en Belgique, elle a choisi d’utiliser la plateforme pour faire face à la pénurie de travailleurs saisonniers dans les secteurs horticoles et agricoles.


La confection de masques 

Enfin, la métropole d’Orléans propose également aux habitants des 22 communes du territoire de confectionner des masques, en leur livrant un kit (pièces de tissu, élastiques et bobine de fil) pour la confection de 35 masques, à l’aide du tutoriel de l’AFNOR. Près de 400 personnes se sont déjà portées volontaires…

Combien de personnes utilisent notre plateforme d’entraide ?


A ce jour, 2000 propositions de service ont été déposées depuis le début de la crise… permettant plus de 500 mises en relation directe entre particuliers (toutes les collectivités n’ayant pas activé cette fonctionnalité).

Au-delà des prises de contact directes entre pairs, la plateforme a également permis aux collectivités de repérer et accompagner des bénévoles vers les besoins des associations engagées dans la lutte contre le Covid-19, comme en témoigne Jean Gaujal, chargé de projets numériques à la Direction de la Démocratie, des Citoyen.ne.s et des territoires : “Nous avons aussi envisagé la plateforme idee.paris comme un soutien aux initiatives d’entraide nécessitant dons et volontaires en cette période de crise sanitaire. Ainsi, chacun peut trouver sur idee.paris.fr les actions d’associations, de collectifs citoyens, de la Ville de Paris et de sa Fabrique de la Solidarité, ainsi que celles de la plateforme jemengage.paris.fr qui met en relation associations et bénévoles. Cela nécessite un important travail de conseil et d’orientation de chaque usager en personnalisant nos réponses à leurs souhaits d’engagement. »