La Région Grand Est et Cap Collectif lancent « Café Solidaire », une campagne participative pour soutenir les bars et cafés impactés par le confinement

 

La Région Grand Est a voté le 12 novembre dernier un plan d’urgence de 55 millions d’euros pour venir en aide aux secteurs les plus touchés par le confinement. Ce jeudi 26 novembre, elle lance l’opération « Café solidaire », une campagne de financement participatif menée avec la plateforme participative Cap Collectif pour aider les bars et cafés de la Région. 

Le concept est de proposer aux habitants du Grand Est de faire un don de 3 à 10 euros à l’établissement de son choix, et en complément, la Région s’engage à doubler chacun de ces dons, jusqu’à hauteur de 100 000 euros. Une contrepartie sera déterminée librement par les bars et cafés participant à l’opération.

Pour le Président de la Région Grand Est : « Face au rebond de l’épidémie, j’ai souhaité que l’effort engagé par la Région soit poursuivi, afin d’apporter des réponses et des solutions à celles et ceux qui en ont le plus besoin. Nos jeunes, nos libraires, nos associations, nos entreprises, vont ainsi bénéficier d’aides complémentaires et d’avantages dédiés. Nos cafetiers et gérants de bars comptent parmi les commerçants dont l’activité doit être soutenue. C’est dans cette perspective que la Région Grand Est a imaginé l’opération « Café solidaire ». Cette action citoyenne s’inscrit dans notre démarche de démocratie participative « Ma Région demain », lancée au printemps dernier. Parce que c’est avant tout avec les citoyens du Grand Est que nous avançons, nous les encourageons à s’investir, à travers cette action de crowdfunding solidaire, pour des commerces qui symbolisent toute la convivialité et le plaisir d’être ensemble dans nos territoires. »

Pour Cyril Lage, Fondateur de Cap Collectif : “Dès le premier confinement, nous avions souhaité mettre notre technologie au service du plus grand nombre, afin d’organiser la solidarité entre tous. Aujourd’hui, Cap Collectif est heureux de rendre accessible cette nouvelle application de financement participatif à toutes les collectivités territoriales. Cet outil leur permettra d’organiser des appels aux dons simplement et rapidement en ligne et pourra être utilisé pour tous types de projets : organiser des campagnes de soutien aux commerçants, financer des projets associatifs ou des actions de crowdfunding lors de budgets participatifs.”.

 

Comment participer ?

  • Les bars et cafés sont invités à s’inscrire sur la plateforme participative de la Région Grand Est développée par Cap Collectif “Ma Région Demain” et à renseigner des informations concernant leur établissement (nom, adresse…).
  • En parallèle, les citoyens sont invités à se rendre sur la plateforme, pour choisir l’établissement de leur choix et peuvent faire un don à partir du module de paiement TIPSmee qui s’affiche sur la fiche de l’établissement.
  • es bars et cafés participants peuvent proposer en contrepartie des bons d’achat à utiliser plus tard dans leur établissement.

 

Cap Collectif poursuit ses actions de soutien auprès des collectivités territoriales face à la crise du Covid-19, au travers de deux initiatives nationales :

 

Une plateforme de financement participatif pour permettre aux collectivités et aux citoyens de co-financer des actions de soutiens et des projets locaux

Dans cette période de crise, l’objectif de cette plateforme de financement participatif est de renforcer les liens entre élus et administrés pour créer une dynamique territoriale afin de venir en aide aux secteurs particulièrement touchés par l’épidémie de Covid-19. Sur le long terme, l’enjeu est de les réunir autour de projets fédérateurs et d’intégrer les habitants dans les enjeux majeurs de transformation du territoire. À l’image de la Région Grand Est, toutes les collectivités pourront avoir accès à la plateforme pour lancer leurs campagnes de financement participatif et ainsi venir en aide aux principaux secteurs touchés par l’épidémie.

Un réseau social d’entraide gratuit pour organiser l'échange direct entre les habitants

En mars dernier, Cap Collectif a décidé de mettre à disposition de l’ensemble des collectivités françaises un réseau social d’entraide gratuit. Avec succès, puisque seize d’entre elles se sont saisies de l’opportunité. “Pendant le confinement beaucoup de Français recherchent une solution en urgence pour des gardes d’enfants, des courses alimentaires, des médicaments, un soutien psychologique ou une aide administrative. L’objectif des collectivités est de faciliter cette mise en relation” souligne Cyril Lage, président et fondateur de Cap Collectif.

Utilisé par les Villes de Paris, Rennes, Lille, Orléans, Mulhouse, le Havre, Courbevoie, Bourg-la-Reine, Albi, Villecresnes, Meudon, Poitiers ou les Départements des Deux-Sèvres, du Calvados, de la Corrèze ou de la Province de Namur en Belgique, ce service permet l’échange de pair à pair comme un réseau social classique, une innovation pour les collectivités puisqu’il leur permet de disposer d’un outil pour assurer un suivi avec les citoyens tout au long de la crise. “C’est aussi l’occasion pour les collectivités d’organiser l’échange direct entre individus qui était jusque-là la prérogative des réseaux sociaux”, souligne Cyril Lage.

 

Confinés mais toujours consultés ! Malgré le reconfinement, les projets participatifs continuent de se lancer sur nos différentes plateformes. On vous fait ici le bilan de ces quinze derniers jours.

 

Co-construisez un minimum jeunesse avec les députés socialistes

À l’origine de Cap Collectif, il y a Parlement & Citoyens. Vous vous en souvenez ? On vous en parlait ici, à l’occasion de nos 5 ans

Depuis quelques semaines, une nouvelle consultation est en ligne sur la plateforme de l’association. Portée par le groupe Socialistes et apparentés à l’Assemblée nationale, cette consultation vous propose de co-construire la future proposition de loi du groupe sur un “minimum jeunesse”, fondé sur l’attribution d’un revenu de base et d’une dotation universelle dès 18 ans. 

Modalités d’attribution, usages, financement, participez jusqu’au 13 décembre sur l’ensemble des composantes de cette proposition de loi. 

Et parce que votre avis compte, les députés s’engagent :

 

Les consultations citoyennes en cours

La Région Auvergne-Rhône-Alpes vous donne la parole !

Le Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes a dédié sa grande cause régionale à la question de l’enfance et du handicap. À cette occasion, elle lance une plateforme de consultation pour permettre à tous – parents, aidants, professionnels, accompagnants et associations – de partager leurs points de vue et propositions.

Si vous êtes concerné par le sujet, la région vous offre deux modes de participation :

 

Participez aux aménagements de votre territoire

Jardins partagés, voiries, ou canaux, les projets d’aménagement se multiplient sur nos plateformes.

 

Nouveau projet d’urbanisme pour la ville de Paris !

Nous vous en parlions dans l’édition précédente, la ville de Paris lance, en ce moment, plusieurs projets d’aménagement comme celui sur la transformation de la Porte de la Chapelle, sur la description de votre rue idéale ou encore sur le Plan Local d’Urbanisme (dont les résultats viennent d’être publiés !).

Depuis le 3 novembre, les Parisiens et Parisiennes sont à nouveau invités à s’exprimer sur la Rue aux écoles, dans le 13e arrondissement. Les idées soumises seront transmises aux services de voirie pour étude de la faisabilité. Alors si vous y habitez, n’hésitez pas à y participer à cette consultation citoyenne en ligne, jusqu’au 31 décembre !

 

Consultation sur le canal du Rhône à Sète

Après un premier projet sur les plages de l’Hérault, la préfecture de la Région Occitanie lance ce mois-ci une nouvelle consultation citoyenne sur l’aménagement du canal du Rhône à Sète.

L’objectif est, par le biais d’un questionnaire, de recenser les habitudes de fréquentations, pratiques et attentes sur cette zone, en vue de la planification de travaux de modernisation. Déjà plus d’une centaine de participations sur ce projet ouvert jusqu’au 25 novembre !

 

Boîte à idées sur les jardins partagés à Lille

Au printemps prochain, de nouveaux jardins partagés verront le jour à Lille, à l’arrière de l’école Bérange-Hachette. À cette occasion, la ville propose à ses habitants de participer à ce projet de deux façons :

  • En partageant leur rapport au jardinage et aux jardins partagés, dans un questionnaire ;
  • En proposant leurs idées pour ces nouveaux jardins dans une boîte à idées

Que vous ayez la main verte ou non, et si vous habitez à Lille, participez à la construction de ces jardins partagés jusqu’au 29 novembre !

 

Budgets participatifs : ça s’en va et ça revient !

Un adage prétend qu’il y a toujours un budget participatif en cours en France, à n’importe quel moment de l’année. Et ce n’est pas nous qui allons le démentir !

 

Une nouvelle édition en cours pour Rennes et la région Île-de-France

Vous habitez Rennes ou l’Île-de-France ? Déposez votre projet participatif pour votre territoire !

Après quatre éditions passées pour la première et une pour la seconde, les deux collectivités replongent dans la phase de dépôt des projets de leur budget participatif. Participez jusqu’au 30 novembre pour Rennes, et jusqu’au 4 décembre pour l’Île-de-France

 

En attendant votre prochain budget participatif, nous vous avons préparé une série d’articles sur le sujet. 

 

Entre les hôtels à insectes, les boîtes à livres ou les aménagements de square, les budgets participatifs sont souvent accusés d’être assez limités dans la diversité des projets déposés et retenus. On vous explique ici pourquoi ce n’est pas un mal et comment inciter vos habitants à proposer de nouveaux projets !

 

Des thématiques récurrentes et plébiscitées : espaces publics et nature en ville

Parmi la cinquantaine de budgets participatifs que nous avons accompagnés, nous  avons pu identifier certaines thématiques récurrentes dans les projets déposés ou sélectionnés par les participants. Entre 2014 et 2019, sur les plateformes Cap Collectif, trois principales thématiques se dégagent parmi les projets lauréats :

  • l’aménagement des espaces publics ;
  • la nature en ville ;
  • culture, sport, et loisirs.

 

Les projets suivants concernent notamment la santé et les solidarités, les transports et mobilité, l’éducation, la citoyenneté, la jeunesse, ou encore la propreté urbaine. 

Trois facteurs principaux expliquent cette répartition : 

  • Les Français ont accordé une importance beaucoup plus forte à l’environnement ces dernières années. Cette tendance se retrouve dans les projets déposés : plantations d’arbres, nichoirs, ruches, végétaux pollinisateurs, ou encore jardins partagés… Ces projets sont motivés par le souhait des porteurs de rendre leur territoire plus respectueux de l’environnement, qu’il s’agisse d’aménagements pour les piétons, de la végétalisation de l’espace public ou encore de la pratique du vélo.
  • Le budget participatif s’adresse aux habitants d’une collectivité dont la préoccupation centrale est l’amélioration de leur cadre de vie. Les thématiques de nature en ville ou d’aménagement des espaces publics sont particulièrement plébiscitées parce qu’elles permettent, de manière concrète, cette amélioration tout en respectant la nature du budget mis à disposition (budget d’investissement) et les enveloppes significatives, mais plafonnées, disponibles (41 000€ en moyenne par projet lauréat sur les plateformes Cap Collectif).
  • La similarité des règles et modalités des budgets participatifs entraîne quasi-mécaniquement une similarité des projets.

 

Instant fonctionnalité !

Les plateformes Cap Collectif vous permettent de paramétrer une liste de catégories lors du dépôt des projets. Les participants sont invités à sélectionner la catégorie la plus pertinente à laquelle rattacher leur projet lors du remplissage du formulaire de dépôt.

 

Une fois le projet déposé, la catégorie s’affiche sur la vignette du projet, visible par tous. Si ces types de projets sont donc récurrents, ce n’est pas par hasard ! Ils reflètent simplement les besoins et demandes de vos habitants dans le cadre du budget participatif.

La tendance de l’année : les budgets participatifs écologiques

Pour répondre à cette demande écologique flagrante dans les budgets participatifs, mais également dans les mobilisations citoyennes de façon générale, de nombreuses collectivités ont décidé de mettre en place des budgets participatifs dits “écologiques”. Les projets acceptés doivent donc s’inscrire dans la politique environnementale de la collectivité. Cette tendance se retrouve davantage chez les départements, et est un moyen, pour eux, de faire faciliter la réalisation des projets.

Dans la majorité des cas, les départements financent les projets lauréats d’un budget participatif, mais ne les réalisent pas eux-mêmes. En effet, les compétences exclusives des départements relèvent principalement de dépenses de fonctionnement (solidarités, santé, économie sociale et solidaire…), or les projets déposés relèvent, eux, de dépenses d’investissement.

Quand le département ne peut pas réaliser lui-même les projets, des adaptations au règlement sont donc à imaginer comme la thématisation, qui lui permet de rester dans ses domaines de compétences et donc de pouvoir plus facilement mettre en œuvre les projets !

Le budget participatif écologique a ainsi été expérimenté par :

  • Le Département du Puy de Dôme qui a organisé un budget participatif éco-citoyen orienté uniquement sur le dépôt de projets en lien avec l’environnement. 

 

  • Le Département de la Gironde qui a mis à l’honneur la jeunesse en réservant la phase de dépôt aux seuls habitants de la collectivité ayant entre 11 et 30 ans et souhaitant proposer des projets permettant d’accroître la résilience du territoire et faire face aux changements environnementaux et sociétaux actuels. 

Afin d’aider les porteurs dans la rédaction de leur projet, et de diminuer le risque d’irrecevabilité, le département a intégré, sur sa plateforme, de nombreux éléments de pédagogie sur la résilience, comme ici dans son règlement :

 

  • La Région Île-de-France qui a permis aux personnes morales franciliennes de déposer des projets dans le cadre de leur budget participatif écologique et solidaire.

 

Ces budgets participatifs offrent l’opportunité aux collectivités de renforcer les moyens autour de la transition écologique en donnant du pouvoir d’agir aux habitants sur cette priorité.

 

Comment aller plus loin et recueillir des projets innovants ?

Vous avez déjà organisé un première édition “généraliste” d’un budget participatif et  souhaitez obtenir de nouveaux types de projets ? Ou vous souhaitez vous lancer sur une version plus innovante ? Si vous souhaitez toujours élargir les horizons de votre budget participatif, voici nos recommandations : 

  • Ouvrir votre budget participatif aux dépenses de fonctionnement : comme la ville d’Issy-les-Moulineaux pour son édition 2020, autoriser des dépenses de fonctionnement plus importantes vous permettra de récolter des projets différents de vos éditions précédentes. Dans le cas d’Issy-les-Moulineaux, cette ouverture a permis d’élire plusieurs lieux communs destinés à héberger des démarches éco-citoyennes. 
  • Thématiser votre budget participatif autour de sujets plus délaissés ou moins traités habituellement : sur quel sujet lancer un budget participatif ? Si vous souhaitez récolter des projets sur un sujet en particulier, n’hésitez pas à restreindre votre démarche à cette thématique. La Région Occitanie propose ainsi depuis plusieurs années un budget participatif dédié à la culture. 

Il n’y a donc rien de mal aux projets récurrents. Puisque ceux-ci répondent aux besoins et  demandes de vos habitants, ils remplissent les objectifs d’une démarche de budget participatif ! À vous maintenant de décider si vous souhaitez cultiver ces priorités ou ouvrir la porte à de nouveaux usages du budget participatif afin de développer l’imagination de vos habitants. 

 

Vous réfléchissez à l’organisation d’un budget participatif écologique ou d’une autre démarche participative ?

Contactez-nous !

 

Depuis 2 semaines, et malgré un nouveau confinement, les démarches de participation en ligne battent leur plein. Entre budgets participatifs, votations en ligne et consultations citoyennes, retour sur les projets participatifs lancés ou en cours depuis le 15 octobre 2020.

 

La consultation européenne a pris fin

Il y a plus d’un mois, nous lancions, avec The NextGen Enterprise, une grande consultation citoyenne européenne sur le rôle des entreprises dans la société. Cette consultation est maintenant terminée. Vous avez été plus de 25 000 à vous intéresser à l’entreprise de demain, merci à vous !

Quelles sont les prochaines étapes ? 

  • Le 3 novembre : les dirigeant·es européen·nes qui ont participé à cette consultation inédite prendront position sur les 10 propositions les plus plébiscitées par les citoyens
  • Le 26 novembre : un baromètre citoyen pour l’entreprise de demain, rédigé à partir de vos propositions, sera remis à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance 
  • Le 27 novembre : suite à leur prise de position, les dirigeant·es européen·nes répondront officiellement aux 10 propositions les plus plébiscitées par les citoyens

En attendant, l’ensemble des contributions est toujours disponible en ligne. Retrouvez les solutions proposées par : Pascal Demurger (PDG Maif), Claire Allaria (DRH Pfizer), Emmanuel Faber (PDG Danone), Isabelle Kosher (ex PDG d’Engie) et bien d’autres.

 

Les démarches participatives inspirent

Comment impliquer vos habitants dans votre politique environnementale ?

Certains le savent déjà, Cap Collectif organise des webinaires sur la participation citoyenne.

2 sessions ont été organisées sur le thème de l’engagement des habitants dans la politique environnementale d’une collectivité, d’une région ou d’un département.

Nous avons pu voir le cas de 6 collectivités qui ont donc impliqué leurs citoyens dans leurs démarches environnementales : la région Occitanie, le département de la Gironde, la communauté urbaine du Grand Poitiers, les villes de Courbevoie, Lille et Mulhouse.

Le replay de ce webinaire sera bientôt mis à disposition sur notre site. Mais pour ne rien rater des prochains, inscrivez-vous à notre newsletter !

 

10m2 en bas de chez vous !

La ville de Paris a lancé une consultation en ligne pour établir un diagnostic des attentes et des envies des Parisiens pour commencer à imaginer le Paris de demain.

Elle invite donc l’ensemble des habitants à imaginer ce qu’ils souhaiteraient trouver en bas de chez eux : jardins partagés, stationnements pour vélos, plus d’arbres, plus de bacs de recyclage…

Ce projet se divise en 3 étapes : 

  • Un questionnaire “Portrait-robot” de votre rue ;
  • Un espace de boîte à idées ;
  • Un espace réservé aux enfants, qui pourront dessiner leur rue idéale à partir des modèles mis en téléchargement.

Déjà plus de 13 000 Parisiens ont participé, depuis le lancement le 20 octobre dernier. Participez jusqu’au 20 décembre !

 

La ville de Paris continue sur sa lancée

En parallèle de sa consultation sur votre rue idéale, la ville a lancé un autre projet sur la transformation de la porte de la Chapelle. 

Le but : proposer un nouveau projet d’aménagement pour ce lieu dominé par les installations routières et faire de cette porte d’entrée sur Paris, un lieu de qualité pour les habitants.

Les Parisiens peuvent donc au choix soit répondre au questionnaire, soit proposer de nouvelles idées d’aménagement, et ce jusqu’au 29 novembre !

 

Les rencontres nationales de la participation édition 2020

Nous étions à l’édition 2020 des Rencontres nationales de la participation citoyenne, rendez-vous annuel du milieu de la participation citoyenne. Durant 3 jours, tous les participants ont pu assister à des ateliers, conférences ou présentations de projets en cours ou à venir, et discuter de la démocratie participative de demain, au cours d’une cinquantaine d’événements.

La ville de Mulhouse, très active en termes de participation citoyenne, était tout indiquée pour organiser cette troisième édition, centrée autour de la démocratie bousculée.

Nous en sommes revenus, fatigués mais heureux de retrouver nos clients et amis du milieu de la participation citoyenne. 

 

Et nous vous avons même ramené, dans nos bagages, un article “Billet d’humeur” sur la démocratie bousculée.

 

Les budgets participatifs résistent !

Rennes rempile pour une cinquième édition de son budget participatif

Il y a 5 ans, nous développions notre toute première application de budget participatif à la demande de la ville de Rennes.

Aujourd’hui, la 5e édition vient tout juste d’être lancée ! Les Rennais et Rennaises ont jusqu’au 30 novembre pour déposer leurs projets pour la ville.

 

Les questions les plus posées sur le budget participatif

Depuis que nous accompagnons des démarches de budget participatif, nous avons eu à répondre à un très grand nombre d’interrogations de la part de personnes convaincues par les budgets participatifs ou, au contraire, carrément réticentes.

C’est pour que, vous aussi, vous puissiez leur répondre que nous avons rédigé un article qui vous donnera les clés pour défendre vos projets et cette nouvelle forme de démocratie.

Concours de popularité, projets trop redondants, manque d’originalité ou réservé aux bobos du centre-ville, retrouvez nos réponses (et conseils méthodologiques) aux questions les plus posées sur le budget participatif !

 

Ne ratez aucune consultation en France. Inscrivez-vous à notre lettre d’information et ne ratez aucune occasion de participer.

 

C’est la rentrée, et les améliorations et nouvelles fonctionnalités s’enchaînent ! Dans cet article, nous vous annonçons l’automatisation du calcul des points dans le cadre d’un vote par classement, déjà utilisé par le département de la Gironde pour son budget participatif.

Voter sur une plateforme Cap Collectif

Qu’il s’agisse d’un budget participatif ou d’une boîte à idées, les plateformes Cap Collectif vous offre plusieurs modalités de vote : 

  • Le vote simple limité : chaque votant ne peut voter qu’une seule fois pour une même proposition. Une limite basse et une limite haute du nombre de votes peuvent être fixées
  • Le vote par budget : chaque votant peut voter pour l’ensemble des propositions qu’il souhaite, dans la limite d’une enveloppe budgétaire déjà paramétrée
  • Le vote par classement : chaque votant ne peut voter qu’une seule fois pour une même proposition, avec limites basse et haute paramétrables. Il peut, en plus, trier ses choix par ordre de préférence

C’est de cette dernière fonctionnalité dont nous vous parlons dans cet article !

Définir les projets lauréats lors d’un vote par classement

Dans le cas d’un vote par classement, les projets lauréats ne sont pas les plus votés, mais ceux ayant récolté le plus de points.

Comment cela fonctionne ?

Un nombre de points est attribué à chacun des projets en fonction de son rang.

Imaginons que vous ayez voté pour vos projets favoris dans le cadre du budget participatif de votre commune. Vous aviez la possibilité de choisir jusqu’à 3 projets. Voici votre classement : 

  • 1 : Projet J 
  • 2 : Projet A 
  • 3 : Projet R 

Le Projet J récolte alors 3 points, le Projet A en récolte 2 et le Projet R en récolte 1. 

Imaginons maintenant que votre voisine ait, elle aussi, réalisé son propre classement : 

  • 1 : Projet C 
  • 2 : Projet J 
  • 3 : Projet A 

Le Projet C récolte alors 3 points, le Projet J en récolte 2 et le Projet A en récolte 1. 

Les points sont ensuite cumulés pour l’ensemble des votants. Ici : 

  • Projet J : 5 points 
  • Projet A : 3 points
  • Projet C : 3 points 
  • Projet R : 1 point

Vous obtenez ainsi un classement des projets. Les projets lauréats seront ensuite sélectionnés en fonction du budget total de votre budget participatif ou de l’enveloppe de chacun des projets. 

Nouveauté : automatiser le calcul des points

Finis les tableaux Excel et les pondérations : à vous l’automatisation ! 

Du côté de l’administrateur : Vous n’avez qu’à sélectionner le vote par classement, paramétrer le nombre maximum de votes par participant, et les points se calculent automatiquement.  

Du côté du participant : Le nombre de points dont il fait bénéficier chaque projet s’affiche directement dans l’espace de vote. 

Un compteur supplémentaire apparaît également à côté de celui des votes, sur chacun des projets. Il indique le nombre de points attribués en fonction des classements des votants.

Une nouvelle fonctionnalité en accord avec notre méthodologie

Le risque du vote par classement est le manque de transparence entre l’étape de vote et l’étape de présentation des projets lauréats. 

Quand les projets lauréats sont les plus votés, il suffit de trier les projets par ordre décroissant du nombre de votes, pour avoir la liste des projets lauréats. 

Quand une pondération doit être appliquée, le lien est moins clair pour les participants, qui pourraient ne pas comprendre comment le choix a été fait et perdre confiance dans votre démarche. 

Avec cette nouvelle fonctionnalité, le choix des votants est clairement affiché sur la plateforme. En plus d’être un gain de temps pour les administrateurs, elle est également un gage de confiance pour valoriser votre démarche !

 

 

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Au cours des 15 derniers jours chez Cap Collectif, des projets participatifs ont vu le jour, certains se sont finis et d’autres brillent de mille feux. Faisons un retour des dernières actualités !

Les entreprises consultent les citoyens

Depuis le début du mois, tous les citoyens sont invités à participer à une consultation à l’échelle européenne. Le constat est le suivant :  le rôle des entreprises dans la société n’est pas assez impactant.

Ce sont donc des dirigeant·es européen·nes, comme les PDG des grands groupes comme Danone, MAIF, Pfizer, qui ont décidé de changer cela. Ils sollicitent l’avis des citoyens pour donner leur vision sur ce que doivent faire les entreprises pour rendre le travail plus agréable au quotidien pour les collaborateurs, les managers et toutes celles et ceux qui ont un rapport avec l’entreprise, c’est-à-dire tout le monde !

Proposez vos solutions, argumentez et votez pour que les entreprises changent, sur trois thématiques différentes :

  • comment réengager les salariés et les associer au projet d’entreprise ? ;
  • comment contribuer à l’épanouissement et au bien-être des salariés ? ;
  • comment dépasser la recherche de profit à court terme ?

Si vous n’avez pas le temps, ce n’est pas grave ! Vous pouvez simplement répondre au questionnaire en quelques minutes. 

Lorsque cette consultation sera finie, une compilation de toutes les réponses et de toutes les contributions sera faite et remise à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance.

Les démarches participatives qui ont eu lieu

Où en sont nos autres consultations, boîtes à idées, questionnaires et autres projets participatifs ? 

Nos médias publics

Nous vous l’annoncions il y a quelques semaines, Radio France, Arte, France Médias Monde, France Télévisions, TV5Monde et l’INA avaient lancé un questionnaire auprès des citoyens pour leur demander comment ils imaginaient le futur des médias publics.

Le questionnaire est aujourd’hui fini. Il ne reste plus qu’aux médias publics français de compiler toutes les réponses et d’annoncer les résultats qui seront pris à l’issue de la consultation. Restez connectés !

Institut national du cancer

Tout comme les Médias publics, la participation à la consultation de l’Institut national du cancer s’est achevée il y a quelques jours. Pour rappel, cette consultation vise à rédiger le futur plan décennal de lutte contre les cancers. 

À l’issue de 4 semaines de participation, ce sont plus de 20 000 votes et 3 000 contributions qui ont été recensés. Rendez-vous dans quelques semaines pour la publication de la synthèse !

La Poste

La plateforme du Groupe La Poste, consultable par tous pour préparer son plan stratégique pour 2030, est toujours ouverte.

Citoyens et partenaires, collaborateurs et postiers peuvent venir participer et aider le Groupe La Poste à mieux répondre aux besoins de ses clients.

Pour l’heure, ce sont plus de 27 000 participants qui ont donné leur avis.

Vous avez jusqu’à fin novembre pour, vous aussi, participer à l’avenir de La Poste.

Région Occitanie

La Région Occitanie organise la première votation citoyenne en ligne, sur la base de propositions écrites par une convention citoyenne régionale. 

Tout au long du mois de septembre, 100 citoyens tirés au sort se sont réunis pour travailler sur des propositions à intégrer au Green New Deal de la région, plan d’action sur la transition écologique. 

À l’issue de ce travail, 14 propositions ont été rédigées et sont maintenant soumises aux votes de tous les Occitans. Si vous êtes de la région, votez dès aujourd’hui et jusqu’au 6 novembre !

Les budgets participatifs ont toujours la cote !

Fin de l’étape de dépôt pour l’Occitanie et la ville de Hem

En plus de sa votation citoyenne, la région Occitanie mène de front plusieurs budgets participatifs thématiques, démarche qu’elle réédite depuis maintenant plusieurs années. Depuis le 1er juillet, les habitants de la région pouvaient ainsi déposer leur projet sur le budget participatif “Vos solutions pour une Occitanie ouverte sur le monde – 2ème édition” .

C’est la seconde fois que la région Occitanie permet à ses habitants de proposer des projets (dont le budget par projet est compris entre 500 euros et 3 000 euros) qui ont pour but de favoriser l’égalité, le partage et le vivre ensemble.

Le dépôt est maintenant terminé, et ce sont 47 projets que les services devront analyser avant la phase de vote prévue au 15 novembre. 

Mais les budgets participatifs ne sont pas exclusivement réservés aux régions ou grandes villes ! La ville de Hem, située dans les Hauts De France a lancé son premier budget participatif. L’étape de dépôt est maintenant terminée et a réuni 50 projets ! Rendez-vous le 1er décembre pour la phase de vote !

Lancement des votes pour la Meuse et le Puy-de-Dôme

Le département de la Meuse est aussi adepte du budget participatif et est entré en phase de vote. Les habitants de la Meuse peuvent donc dès maintenant sélectionner leurs projets favoris parmi les 159 déposés. Les résultats seront dévoilés le 28 novembre.

Depuis le 1er octobre, les votes sont également ouverts pour le département du Puy-de-Dôme. Les habitants ont un mois pour voter pour leurs 6 projets préférés maximum parmi les 106 projets retenus lors de l’analyse. 

Fin des votes pour Issy-les-Moulineaux, les Deux-Sèvres et l’Île-de-France

Avec respectivement 3 320 votes, 42 141 votes et 66 005 votes, la ville d’Issy-les-Moulineaux, le département des Deux-Sèvres et la région Île-de-France ont terminé leur phase de vote. 

Les projets lauréats sont déjà disponibles pour Issy-les-Moulineaux et l’Île-de-France, et consultables sur leur plateforme. N’hésitez pas à aller les consulter !

Restez informé·e des nouvelles démarches participatives en France. Ne ratez pas l’occasion de participer !

Un budget participatif, comment ça se passe ? Des idées aux travaux, nous vous disons tout ici !

UN PROCESSUS NORMÉ

On appelle traditionnellement “budget participatif” le dispositif qui consiste à offrir aux habitants la possibilité de proposer et choisir des projets qui seront financés par la collectivité sur une partie de son budget annuel. 

L’application de budget participatif a fait son apparition sur la plateforme Cap Collectif en 2015. Celle-ci tient son succès du principe simple : « vous proposez, vous choisissez, nous réalisons ». Pour maintenir cette simplicité, l’application de budget participatif est articulée autour d’un processus relativement normé qui comprend différentes étapes :

  • dépôt,
  • analyse,
  • vote,
  • annonce
  • réalisation des projets lauréats.

ÉTAPE 1 : LE DÉPÔT DES PROJETS

À vos idées ! La première étape est l’étape de dépôt des projets. Lors de cette étape, les habitants sont invités à déposer leurs idées de projet pour améliorer leur territoire, généralement au nom de l’intérêt général. 

Ce dépôt se fait dans le respect de règles du jeu préalablement déterminées par la collectivité qui rédige un règlement mis à disposition des porteurs de projets. Ce règlement clarifie les conditions du dépôt en indiquant les compétences et thématiques concernées, le public ciblé ou encore le niveau de détails demandé par l’équipe organisatrice. Plus le règlement sera clair, plus les projets déposés seront de qualité. 

L’objectif n’est pas de demander aux participants un dossier complet avec estimations budgétaires et devis, mais bien de simplifier la participation de tous en ne demandant qu’une idée et quelques contacts. Généralement, ce formulaire consiste en plusieurs questions permettant au porteur de décrire son projet (description, localisation, thématique et contacts du porteur de projet). 

Mais comme nous vous le rappelons souvent, la combinaison numérique et  présentiel est essentielle ! Et l’étape de dépôt n’est pas en reste : 

  • Des ateliers de co-construction de projets peuvent être organisés afin d’aider les porteurs à rédiger leur projet ;
  • Les habitants peuvent être invités à déposer leur projet en physique grâce à des formulaires mis à leur disposition. 

ÉTAPE 2 : L’ANALYSE DES PROJETS DÉPOSÉS

L’étape d’analyse est essentielle au bon déroulement du dispositif puisqu’elle vient déterminer quels sont, parmi les projets déposés, ceux qui seront soumis au vote. L’analyse est généralement assurée par les services de la collectivité qui trient les projets déposés en évaluant leur conformité au règlement, ainsi que leur faisabilité financière, juridique et technique. Les critères de sélection des projets, lors de la phase d’analyse, sont des critères totalement objectifs, fondés uniquement sur le règlement. L’appréciation d’un projet n’y entre pas en compte. 

L’analyse est la seule étape durant laquelle les citoyens n’ont aucun regard sur le processus, alors attention à ne pas en faire une boîte noire ! Pour cela, même les projets écartés obtiennent une réponse justifiant de cette décision : vous atteignez ainsi l’objectif de pédagogie du budget participatif et les projets récoltés l’année suivante n’en seront que meilleurs !

Vous souhaitez en apprendre plus sur les budgets participatifs ?

Téléchargez gratuitement votre guide du budget participatif by Cap Collectif.

 

ÉTAPE 3 : LE VOTE

Il est maintenant temps de choisir vos projets préférés ! La phase de vote est là pour ça ! Les citoyens sont ainsi invités à voter pour leur(s) projet(s) préférés, parmi la liste des projets retenus lors de la phase d’analyse. 

Comment voter ? De la même manière que pour la phase de dépôt de projets, les modalités de vote doivent être précisées en amont. Sur la plateforme Cap Collectif, vous pouvez ainsi proposer :

  • un vote simple (je vote pour les projets qui me paraissent intéressants, dans la limite de x projets selon le paramétrage choisi par la collectivité)
  • un vote par “panier” (je vote pour les projets qui me paraissent intéressants mais le coût de réalisation de ces projets ne peut pas dépasser l’enveloppe globale affectée au budget participatif)
  • un vote par préférence (je vote pour les projets qui me paraissent intéressants tout en les classant par ordre de préférence)

Comme pour l’étape de dépôt, l’étape de vote est l’occasion de mettre en place des modalités de participation en physique. Urnes et bulletins papiers seront donc de sortie !

Et ne l’oublions pas: en matière de participation, la simplicité est une règle d’or. Si vos modalités de vote sont trop complexes ou trop limitantes, certains participants pourraient se sentir contraints et choisir de ne plus participer. 

ÉTAPE 4 : L’ANNONCE DES PROJETS LAURÉATS

C’est le grand jour ! L’avant-dernière étape est celle de l’annonce des projets lauréats. Celle-ci consiste à la présentation officielle des projets retenus par les habitants suite au vote. Idéalement, les projets doivent être annoncés le plus rapidement possible après la fin du vote.

Ces résultats doivent être clairs : si vous avez choisi une autre modalité de vote que le vote simple, ou choisi d’intégrer un critère de répartition géographique ou un vote papier, les projets lauréats pourraient ne pas correspondre directement aux projets les plus votés. Pensez donc à bien expliquer les calculs avec pondération, ou à retranscrire les votes papier sur la plateforme, pour garder intacte toute la transparence de votre démarche.  

ÉTAPE 5 : LA MISE EN OEUVRE DES PROJETS

Mais ce n’est pas fini… Le budget participatif ne s’arrête pas à la fin du vote, lors de l’annonce des projets lauréats : c’est un processus qui se construit dans la durée pour en assurer la crédibilité auprès  des habitants. 

L’ultime étape d’un budget participatif est celle de la réalisation et la sortie de terre des projets lauréats. Cette période peut être plus ou moins longue en fonction des projets choisis par les habitants mais, généralement et hors projet exceptionnel, le règlement précise souvent un délai maximum de réalisation.

Cette phase est particulièrement importante pour la crédibilité du processus et est l’occasion de mettre en avant la réalisation des projets par des actions de communication comme des événements d’inauguration, rédaction d’articles dédiés dans la presse locale ou encore interviews de porteur de projets lauréats… ; et de maintenir l’information sur l’avancée des travaux sur la plateforme ou grâce à un comité citoyen chargé de suivre cette réalisation. 

Et si vous en voulez encore ? Nous vous recommandons l’évaluation ! Celle-ci peut être une source d’inspiration pour les collectivités qui souhaitent se lancer dans une nouvelle édition en améliorant leur processus. Elle peut par exemple se faire via un questionnaire mis à disposition des porteurs de projet, des participants et… des agents !

Vous êtes maintenant incollable sur les différentes étapes d’un budget participatif !

Pour en savoir encore plus sur les budgets participatifs : l’organisation, l’animation … Téléchargez gratuitement notre guide du budget participatif.

 

Comment prendre par à une consultation

Une consultation : qu’est-ce que c’est ?

Une consultation citoyenne est un processus de réflexion collective. L’organisateur ou organisatrice de la consultation associe les citoyen.nes, ses collaborateur.trices ou parfois ses client.es (lors d’un référendum d’entreprise) à la construction d’un projet commun ou la définition d’une solution face à un problème identifié. Cette démarche peut être à l’origine d’un acteur public comme une mairie, un département, une région voire même l’État, ou d’un acteur privé comme une entreprise ou une association. 

Chez Cap Collectif, notre rôle est d’accompagner ces différents acteurs dans la mise en place de leur démarche, et de leur proposer une plateforme numérique permettant à leurs publics de participer en ligne à leurs projets. Et ce sont plus de 200 acteurs pour plus de 800 consultations qui nous font aujourd’hui confiance. 

En tant que participant.e, comment m’y prendre pour contribuer à une consultation ? 

Accéder à la plateforme de consultation

Avant toute chose, vous devez accéder à la plateforme participative.

Comment s’y retrouver parmi toutes ces consultations ? 

  • Vous souhaitez participer à une consultation ouverte, comme un budget participatif, ou une consultation citoyenne à destination des client.es d’une entreprise (comme Carrefour ou La Poste) ? : vous trouverez l’accès à la plateforme en allant directement sur le site de l’organisation en charge de la consultation ou sur ses réseaux sociaux. Par exemple, si c’est la région qui a lancé un budget participatif, vous retrouverez le lien de la consultation sur leur site ou sur leurs réseaux sociaux.
  • Vous souhaitez participer à une consultation interne, ouverte uniquement aux collaborateur.rices d’une organisation précise (comme Decathlon ou la Compagnie Nationale du Rhône) ou aux étudiants et personnel d’une université (comme l’Université Paris Nanterre) ? : il est fort probable que vous ayez reçu un mail professionnel vous invitant à participer à cette consultation. 

Créer un compte

Il est maintenant temps de vous créer un compte ! Créer un compte est essentiel pour pouvoir prendre part à une consultation citoyenne. Cela permet de sécuriser l’accès à la plateforme en évitant les participant.es robots, et vous permet également de suivre l’avancement des projets ou idées que vous avez proposés.

Inscrivez-vous en cliquant sur le bouton “Inscription” en haut à droite de la plateforme. Renseignez simplement un pseudonyme, une adresse mail et un mot de passe. En quelques secondes, votre compte est créé, et à vous de jouer !  

Attention, si vous participez à une consultation interne : il se peut que seule votre adresse mail professionnelle ou étudiante puisse vous permettre de vous inscrire et connecter. Vérifiez bien les conditions dans les instructions données par votre organisation.

Contribuer à la consultation

Il ne vous reste plus qu’à participer ! Pour cela, rien de plus simple, vous n’avez qu’à vous laisser guider par les instructions de la plateforme. 

Attention ! Votre participation n’est autorisée que durant une certaine période. Une pastille verte “En cours” vous signifie si vous pouvez encore déposer vos idées ou non. 

  • Vous participez à un budget participatif ou un appel à projet ? : déposez un projet en cliquant sur “Déposer une proposition”, puis votez pour vos projets préférés une fois l’heure du vote venue.
  • Vous participez à un questionnaire ? : répondez aux questions posées, vous pouvez même enregistrer vos réponses en brouillon et y revenir plus tard.
  • Vous participez à une consultation ? : prenez connaissance des propositions de l’organisateur ou organisatrice de la démarche, votez pour donner votre avis et développez-le en rédigeant des arguments pour ou contre. Si vous souhaitez aller plus loin, vous avez même la possibilité de proposer vos propres solutions !

N’hésitez pas à revenir plusieurs fois sur la plateforme collaborative pour prendre connaissance des nouvelles idées et nouveaux projets déposés par les autres participant.es. 

Faire connaître la consultation est également une façon de participer ! Partagez le lien de la consultation sur les réseaux sociaux et parlez-en autour de vous : vous permettrez ainsi à un maximum de citoyen.nes de faire entendre leur voix dans la démarche. 

Et après ?

La participation n’est plus ouverte ? Ce n’est pas parce vous ne pouvez plus déposer vos idées, que la consultation est terminée ! C’est maintenant à l’organisateur ou organisatrice de la démarche de prendre la main. Analyse des propositions, synthèse des contributions et rédaction des premiers arbitrages, vous pourrez consulter tous les avis rendus directement sur la plateforme et prendre connaissance des résultats de votre participation. Restez connecté.e !

Le maître mot de toute consultation est la transparence ! Pour vous assurez que vos propositions seront bien prises en compte, les organisations en charge de la consultation prennent, envers les participant.es, une série d’engagements comme la publication d’une synthèse, l’organisation d’un débat ou d’un atelier, ou encore l’invitation à un événement de restitution.  

Pour rester informé.e des nouvelles consultations en France, inscrivez-vous à notre liste de diffusion. Ne ratez pas l’occasion de donner votre avis et faire avancer vos idées : 

Questions les plus fréquemment posées par nos clients.

Avec cinq années de budgets participatifs au compteur, nous avons eu l’occasion de rencontrer toute la gamme des réticents à la démarche, du timide tenté au réfractaire total. Pour que, vous aussi, vous puissiez leur répondre, nous vous partageons ici nos éléments de réponses aux questions les plus posées sur le budget participatif. 

Le budget participatif, c’est pour les grandes villes ?

Quelles adaptations à plus petites échelles - et donc à plus petit budget ?

On entend souvent parler des expériences de budgets participatifs des grandes villes à plusieurs centaines de milliers voire millions d’euros : Paris et Rennes, Lille, ou encore Grenoble… Il est donc facile d’associer grandes villes et budget participatif. 

Pourtant, le budget participatif et ses étapes s’appliquent à toutes les collectivités, petites ou grandes. Chez Cap Collectif, près de 20% des collectivités menant un budget participatif comptent moins de 20 000 habitants. Les enveloppes dédiées à la démarche y oscillent entre 5 et 200 000 euros.

Ce n’est pas la somme allouée qui fait le succès du budget participatif mais le processus d’inclusion des citoyens aux décisions qui sont traditionnellement réservées aux élus de la collectivité, ainsi que la transparence du processus et son ouverture. Réalisé avec un petit budget mais en toute transparence, un “petit” budget participatif vaudra toujours mieux qu’un “gros” qui ne respecterait pas ces règles. 

Le seul prérequis est donc d’être clair sur les sommes allouées et les moyens propres à chaque budget participatif, afin d’éviter toute mauvaise surprise ou frustration du côté des participants. Lancez-vous !

Le budget participatif, c’est pour les bobos du centre-ville ?

Comment assurer une mobilisation des citoyens répartie sur tout le territoire ?

Les projets sont concentrés dans le centre-ville” ; “Les participants sont des bobos” ; “Ils ne participent que sur des projets en bas de chez eux”… Ces affirmations répandues sont-elles vérifiées ? L’extension des budgets participatifs dans de petites collectivités, même en milieu rural, dément fortement ces idées. Loin d’être excluante , cette démarche peut donc être appliquée à tous. 

Mais attention ! Ce n’est pas parce que votre budget participatif concerne tout votre territoire, que l’ensemble de vos habitants se mobilisera de la même manière. Un travail doit être mené pour faire connaître le dispositif et ainsi favoriser une participation répartie de manière égale sur tout le territoire. On vous donne nos petits trucs : 

  • Une communication répandue sur tout le territoire dès le lancement du projet

Dès le lancement du projet, la communication doit se faire sur tout le territoire : affiches, journal local… Tous les moyens sont bons. Si certains quartiers ne sont pas couverts dès le lancement, il y a peu de chances que ces derniers soient représentés dans les projets réalisés. 

  • Une campagne de communication corrective à mi-étape 

Évaluer la répartition des projets déposés avant la fin de l’étape de dépôt peut vous permettre de lancer une communication corrective : tel quartier n’a reçu qu’un projet ? Qu’à cela ne tienne, vous pouvez déployer une stratégie sur celui-ci en particulier avant la fin de la phase de dépôt (mise en place de vacataires équipés de tablettes, présence à des événements de quartier, lien avec les instances locales de type conseil de quartier ou conseil citoyen… les possibilités sont nombreuses !)

  • Accompagner les publics plus éloignés du numérique ou des institutions  

Certains publics plus éloignés de ce type d’exercice peuvent nécessiter un accompagnement plus personnalisé. Quelques idées : association à un dépôt papier (transmission des projets par voie postale ou dans des urnes dédiées) ; mise en place d’ateliers thématiques de construction des projets ; présence d’agents de la collectivité équipés d’une tablette dans les lieux publics afin d’aller à la rencontre des habitants ; mise à disposition d’un ordinateur dans les lieux publics (mairie, bibliothèques…). 

Et la fracture numérique, vous en faites quoi ?

Comment co-construire les projets en présentiel ?

Adosser son budget participatif à une plateforme numérique est intéressant à plusieurs points de vue : les projets sont visibles par tous, le processus et ses étapes sont transparents, la participation est simple et peut se faire rapidement.  

Et la fracture numérique dans tout ça ? Parce que le numérique n’est pas magique, nous vous recommandons d’organiser des événements en présentiel, en parallèle de votre plateforme en ligne. Ces dispositifs visent à élargir la participation aux citoyens qui n’ont pas les compétences ou les moyens de contribuer au processus via un outil numérique. De nombreuses options sont possibles, à vous d’inventer ! Pour n’en citer que quelques-unes ayant fait leurs preuves : 

  • La mise en place d’urnes de dépôt et/ou de vote dans des lieux de passage : marchés, mairies, places et jardins publics… L’idée est d’aller à la rencontre des habitants afin de les inviter à contribuer et de leur expliquer le processus ; 
  • La mise à disposition d’ordinateurs dans des lieux publics tels que les bibliothèques, où des agents accompagnent les déposants ou votants à contribuer, en les accompagnant pas à pas, de la création de leur compte au dépôt de leur contribution ; 
  • L’instauration d’un dispositif mobile toute la durée de la participation, dont le rôle est de se rendre dans divers lieux publics – c’est le cas du “camion participatif” à Clermont-Ferrand par exemple ;
  • L’organisation d’ateliers de construction des projets, afin d’aider à la fois les personnes non initiées au numérique, mais également celles qui auraient besoin d’un accompagnement dans la rédaction de leur projet. Ces ateliers peuvent être menés en partenariat avec des conseils de quartier, conseils citoyens, ou encore des associations locales, par exemple.

Ce ne sont là que des exemples de dispositifs, dont l’efficacité n’est plus à prouver. À vous de trouver ce qui vous convient le mieux et qui vous permet de garantir la participation de tous dans votre territoire, selon vos instances et ressources propres ! 

Pots de fleurs, bancs publics et aménagement de square… Toujours les mêmes projets ?

Comment aller vers des projets innovants ou originaux ?

Entre 2014 et 2019, sur les plateformes Cap Collectif, 3 principales thématiques se dégagent :

  • L’aménagement des espaces publics : mobilier urbain, valorisation du patrimoine (⅓ des projets lauréats) ; 
  • La nature en ville : espaces verts, biodiversité (⅓ des projets lauréats) ; 
  • La culture, le sport, et les loisirs (20% des projets lauréats).

Les explications de cette répartition sont relativement simples : la restriction à des projets d’investissement et les enveloppes plafonnées font se tourner les habitants vers des projets abordables et faciles d’accès, autour de l’amélioration du cadre de vie, sujet logiquement prioritaire pour bon nombre d’habitants. La similarité des règles et modalités des budgets participatifs entraînent, de plus, quasi-mécaniquement une similarité des projets. 

Vous recherchez des projets que l’on a moins l’habitude de voir, et démarquer votre budget participatif par leur originalité ? Voici quelques pistes pour changer (un peu) de style de budget participatif :  

  • Ouvrir le budget participatif aux dépenses de fonctionnement, ce qui permettra l’émergence de projets de nature complètement différente ; 
  • Thématiser le budget participatif autour de domaines ou de politiques publiques traditionnellement moins traitées voire délaissées par ces types de projets.

Le budget participatif, un gadget électoral ?

Comment garantir que le dispositif ne soit pas un faire-valoir politique ?

Parmi les remarques récurrentes autour des budgets participatifs, et qui s’étend à tous les dispositifs participatifs, on retrouve souvent l’accusation selon laquelle tout cela ne servirait qu’à des objectifs de communication politique. Or, les budgets participatifs donnent bel et bien du poids aux citoyens, et les engagements de la collectivité à leur égard sont réels. En effet, le budget participatif n’est pas un dispositif consultatif, le vote sur les projets est au contraire décisionnel.

C’est d’ailleurs aussi tout l’intérêt de  l’utilisation d’une plateforme numérique, puisque tout y est visible. Dans la plateforme Cap Collectif, un gage de cette transparence réside dans les contraintes de la plateforme : la modération est réalisée a posteriori, ce qui signifie que les projets déposés sont instantanément visibles par tous. Dans le cas où un projet est modéré, celui-ci se trouve dans la corbeille ouverte, visible par tout un chacun. Enfin, la présentation des projets en étapes donne à voir l’intégralité du processus décisionnel, jusqu’à la réalisation des projets. 

Le budget participatif, c’est juste un concours de popularité, non ?

Comment faire gagner des projets vraiment méritants ?

Mérite et popularité sont souvent opposés quand il est question de budget participatif. Une des premières craintes au lancement d’une telle démarche est ainsi de voir l’emporter des projets inutiles pour la collectivité, sélectionnés uniquement parce que le porteur dispose d’un large réseau de proches et d’amis. 

Cette opposition pousse certaines organisations à ajouter des processus de sélection supplémentaires, comme une nouvelle évaluation des services après l’étape de vote, ou une  validation finale réalisée par les élus. 

Si ces contournements peuvent apporter un sentiment de sécurité aux services, ils participent toutefois à décrédibiliser la démarche auprès du public. Du slogan simple et attractif “Vous proposez, nous réalisons”, il faut alors ajouter un “Nous revalidons” beaucoup moins séduisant…   

Comment faire alors pour que les projets qui le méritent vraiment gagnent ? Ce n’est pas la bonne question !

Si vous avez suivi nos recommandations sur la construction de votre démarche, l’étape d’analyse vous permet de faire un premier tri sur la faisabilité des projets déposés. L’ensemble des projets proposés au vote répondent donc au règlement. Aucun risque de voir l’emporter des projets irréalisables ou inutiles  pour la collectivité. 

La bonne question est donc plutôt : comment donner les mêmes chances de l’emporter à tous les projets ? L’idée n’est pas d’empêcher le vote par amitié, mais bien de permettre à tous les porteurs de l’emporter, même ceux n’ayant pas de réseaux. Plusieurs outils sont imaginables : 

  • Proposer un kit de communication sur la plateforme : modèle d’affiche, de pitch ou de tract, le kit permet à tous les porteurs de projet de disposer des mêmes éléments de communication, peu importe ses compétences en graphisme 
  • Organiser un atelier dédié aux porteurs sur la communication, notamment sur les réseaux sociaux : quels supports utiliser, et comment ? Cet atelier permettra à tous de connaître les bases d’une campagne numérique 
  • Organiser un événement de présentation de l’ensemble des projets soumis au vote : cet événement sera l’occasion pour tous les porteurs de présenter leur projet, sur le même format 

Fraude et bourrage d’urnes : le budget participatif, on peut tricher ?

Comment sécuriser le processus du vote ?

On ne compte plus le nombre de fois où nous avons entendu cette question : comment garantir que chaque individu ne vote qu’une seule fois ? Cette question est d’autant plus pertinente lorsque les dispositifs de votes numérique et présentiel sont liés, mais pas que. Quelles sont les options pour sécuriser les résultats et garantir le fait qu’un citoyen corresponde bien à un votant unique ? 

→ Comment garantir un vote unique lorsque les systèmes de votes numérique et présentiel cohabitent ?  

Certains collectivités demandent une donnée unique quel que soit le mode de vote (ex. le nom ou l’adresse postale), afin de croiser les fichiers des votants. Si une personne a voté deux fois, un seul de ses votes est conservé (cela doit, bien sûr, être précisé dans le règlement). 

→ Dans le cas d’un vote numérique, comment garantir que l’inscription et la participation de robots ou de bots a bien été empêchée ? 

Dans la plateforme Cap Collectif, cela passe par plusieurs modalités, toutes intégrées de base dans la plateforme :

  • Le refus des adresses email jetables, via une liste mise à jour régulièrement par notre équipe technique ; 
  • La case à cocher du Google ReCaptcha, à l’inscription, pour empêcher les robots malveillants ;
  • La validation par email de l’inscription via un lien de confirmation envoyé sur la boîte mail déclarée à l’inscription ; 
  • L’inscription via Facebook et Google, services qui garantissent eux-mêmes la création des comptes par des humains ; 
  • La sécurité des mots de passe : 8 caractères, minuscules/majuscules, 1 chiffre. 

→ Dans le cas d’une plateforme numérique, comment s’assurer qu’une personne physique corresponde bien à un seul compte ? 

Il est en effet fréquent qu’une personne dispose de plusieurs adresses emails et puissent donc créer plusieurs comptes. Il existe également des possibilités dans la plateforme Cap Collectif : 

  • Organiser le vote avec un compte France Connect, service qui permet de garantir une identité numérique unique ; 
  • Imposer des conditions pour accéder au vote (ex. adresse postale, ou téléchargement de la carte d’identité) – qui permettront par la suite aux services de procéder à des vérifications.

Si ces solutions garantissent une sécurité totale, elles sont à notre sens loin d’être parfaites. La question derrière ces choix techniques est cruciale : souhaite-t-on favoriser la sécurité, ou l’ouverture du processus ? Ces dispositifs visant à garantir la sécurité ont un effet dissuasif (ex : devoir scanner une attestation de domicile avant de pouvoir voter) et tendent, en conséquence, à faire baisser les taux de participation. Cela semble antinomique avec l’objectif au coeur des budgets participatifs : remobiliser les citoyens autour des décisions publiques. 

Ci-dessous un rapide tableau comparatif des arguments pour et contre les deux options qui s’offrent à vous : 

Sécurité

→ Permet de garantir la possibilité de ne voter qu’une fois pour un individu, via des modes d’identification poussées

 

 

MAIS…

→ Dissuasif, car la procédure est plus longue pour les participants 

→ Nécessite de demander de nombreuses informations qui peuvent rebuter les citoyens, ayant peur du “fichage”

→ Implique une charge de travail en interne, car il faut ensuite procéder à la vérification des informations déclarées 

Ouverture

→ Garantit la simplicité et la rapidité du vote : peu de champs à remplir

→ Permet en conséquence de massifier la participation 

MAIS…

→ Pas d’identification formelle des votants

→ La fiabilité du vote est donc moins exacte

→ À la marge, des tentatives de manipulation peuvent exister 

À vous de savoir où vous souhaitez placer le curseur ! Mais n’oubliez pas que le risque zéro n’existe pas. 

Vous réfléchissez à l’organisation d’un budget participatif ou de toute autre démarche participative et souhaitez approfondir le sujet ?

Contactez-nous !

La raison d'être des entreprises est de plus en plus au coeur des préoccupations de celles-ci

Raison d'être et collaboratif

Que se passe t-il lorsque les deux tendances du moment, la raison d’être et le collaboratif se retrouvent et s’entre-mêlent ? Lorsque des dirigeants imaginent construire leur raison d’être avec l’ensemble de ses parties prenantes ? Lorsqu’une volonté noble (la participation de tous) sert un objectif noble (proposer du sens et définir un cap) ?  

La réponse pourrait bien être : pas grand chose ! Ou en tout cas quelque chose qui n’est pas à la hauteur. Pourtant le potentiel est bien là et la promesse d’une association fructueuse entre ces deux objectifs est à portée de main.

Commençons tout d’abord par rappeler qu’un exercice participatif est réussi quand le sujet qui est soumis aux collaborateurs coïncide avec leurs préoccupations quotidiennes et quand les dirigeants disposent de marges de manoeuvre pour faire évoluer leur position à partir des résultats de la consultation.

A la lueur de ces deux critères,  on peut se questionner sur les chances de réussite d’une consultation sur la raison d’être.

La raison d’être de l’entreprise est-elle un sujet de préoccupation prioritaire des salariés d’une entreprise ? Oui, si elle pose et permet de répondre à la bonne question : comment une entreprise, via ses collaborateurs dans leur travail quotidien, concilie sa nécessaire performance économique avec sa performance sociale et environnementale ? L’écueil à éviter étant une liste de valeurs un peu creuses qu’on brandit d’autant plus fort qu’on ne les fait pas vivre en pratique.

La raison d'être des entreprises

La raison d’être est-elle un sujet sur lequel les dirigeants disposent de marges de manoeuvre ? Oui si de la “mission” découlent la stratégie et l’organisation du travail, auquel cas la réflexion sur la raison d’être, loin d’être un exercice de style, emmène les dirigeants possiblement très loin dans la transformation de leur entreprise. 

La participation n’est pas une fin en soi, pas plus que la définition d’une raison d’être, qu’elle se fasse avec tous les collaborateurs ou dans le huis clos d’un comex. Toutes les deux peuvent en revanche contribuer à atteindre un objectif supérieur : aligner la stratégie d’une entreprise avec les attentes de ses clients comme celles de ses collaborateurs, qui affirment chaque jour davantage leur besoin de sens et leur préoccupation sur les sujets sociaux et environnementaux.

Portée collectivement, avec l’ambition de préparer les évolutions stratégiques futures, cette réflexion devient le meilleur moyen de créer de l’adhésion et de l’engagement.