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« Nous avons sollicité une formation, nous en sommes très satisfaits »

Hervé Lièvre est premier maire adjoint à la commune de Chaville, dans les Hauts-de-Seine, et conseiller territorial de la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest. Comme de nombreuses collectivités, Chaville s’est rapproché de Cap Collectif pour obtenir des informations sur la mise en place d’un budget participatif et d’une plateforme numérique permettant de toucher une population diverse et nombreuse. En préalable, il a donc suivi une formation d’une journée dans nos locaux et cette formation lui a permis de poser toutes les questions pour lesquelles il avait besoin de réponses concrètes.

« Nous lançons notre budget participatif à Chaville, et c’est une première. Certes on est allé voir sur l’internet ce qui existait dans d’autres communes, voisines ou éloignées, mais il nous semblait nécessaire d’approfondir nos connaissances sur le sujet et de partager les expériences.« 

« Donc nous avons sollicité cette formation auprès de Cap Collectif, et nous en sommes très satisfaits. En effet on a pu apprendre d’une part les techniques, d’autre part des expériences, des échanges, les possibilités et les difficultés que l’on peut rencontrer dans ce genre de projet.« 

« Je retiens deux aspects particulièrement intéressants, au-delà de toutes ces informations, c’est d’une part la nécessité d’avoir une plateforme — au sens informatique du terme — une plateforme numérique efficace, qui est si possible expérimentée, qui permet de traiter de tous les sujets — et de bien les traiter, notamment au point de vue des opérations de sélections, de votes, qui sont simples en elles-mêmes mais parfois assez subtiles à mettre en œuvre dans la réalité. Par ailleurs l’importance qu’il y a à motiver les personnes physiques, les agents de la collectivité, pour traiter les sujets et au premier chef les projets qui seront déposés.« 

Vous réfléchissez à l’organisation d’un budget participatif ou de toute autre démarche participative et souhaitez approfondir le sujet ?

« L’enjeu n’est pas de faire participer le citoyen »

Cyril Lage, Président et co-fondateur de Capco, était invité aux Rencontres des acteurs publics, le 1er octobre au Conseil d’État. Il a répondu à Acteurs Publics TV, qui l’a interrogé sur le rôle des citoyens et sur les changements de mentalité qui s’opèrent parmi les décideurs politiques.

Acteurs Publics TV — Bonjour Cyril Lage.

Cyril Lage — Bonjour.

Vous êtes le fondateur de Parlement & Citoyens et de Cap Collectif, l’entreprise qui se cache derrière la plupart des consultations citoyennes. Vous vous attaquez à tout le cycle des politiques publiques, de la définition du problème à la formulation des solutions. Quels sont les outils que vous mettez à disposition des élus et des acteurs publics pour collecter l’avis des citoyens ?

À l’origine on proposait uniquement une application de consultation, de co-production de la loi, à travers le projet Parlement & Citoyens (P&C) et c’est le succès de ce projet qui nous a amené à créer Cap Collectif ensuite, pour développer une version professionnelle du logiciel qu’on avait développé sous la forme d’un prototype. Rapidement, nos clients — principalement les collectivités — ont fait part de nouveaux besoins, de nouveaux outils de participation comme le budget participatif, des boîtes à idées, des outils d’interpellation et également de questionnaires pour les enquêtes publiques. Donc aujourd’hui notre plateforme offre une panoplie d’outils pour accompagner l’élaboration des politiques publiques à toutes les étapes du cycle.

Il apparaît aujourd’hui que les acteurs publics, au moins au niveau national, choisissent d’impliquer le citoyen surtout au moyen de la consultation, souvent en amont, afin de collecter leur avis plutôt sur les solutions et rarement pour les associer vraiment à la décision. Est-ce que c’est quelque chose qui est en train de changer ?

Je ne serai pas aussi dur dans l’analyse. L’objectif de la consultation est bien évidemment de soumettre une politique publique à l’appréciation du public — et dans la finalité d’en tenir compte. Par contre il y a quelque chose de certain : une consultation ne peut pas aboutir à la prise en compte de l’avis de chacun. Il suffit d’aller sur une plateforme pour se rendre compte que les gens ne sont pas d’accord entre eux. Le rôle du politique va être de procéder à un arbitrage. On a ce mouvement qui est déjà engagé : on l’a vu, ça a été évoqué aujourd’hui et rappelé avec République numérique qui avait déjà été très loin en la matière. La CNDP l’a rappelé aussi dans la prise en compte de l’avis des citoyens. Ce n’est pas le cas de tous les projets mais on a systématiquement dans tous les projets des aménagements qui résultent des consultations, bien heureusement.

Le rôle du politique va être de procéder à un arbitrage.

Pour vous, il faudrait que tous les projets, toutes les décisions, toutes les lois, associent le citoyen au moins à un niveau de leur étape de construction ?

Oui, absolument. On a pris pour fondement avec P&C l’article 6 de la Déclaration des droits de l’Homme qui reconnaît le droit à chaque citoyen de participer à l’élaboration de la loi. Donc on considère que ce droit est permanent. Il n’est pas intermittent et ponctuel. Pour autant, on ne dit pas que les citoyens vont participer à l’élaboration de chaque loi, mais que chaque loi devrait être ouverte et rechercher la participation des citoyens — d’autant plus que les citoyens ne vont pas s’intéresser à toutes les lois et chacun va avoir ses centres d’intérêt. Donc choisir des sujets plutôt que d’autres c’est faire le choix d’exclure des citoyens sur des sujets qui peuvent être d’importance pour eux.

Est-ce que vous observez ces dernières années un regain d’intérêt pour les consultations citoyennes et est-ce qu’il y a un niveau de maturité par des décideurs et des porteurs sur les avantages et les contraintes de la consultation des citoyens ?

Il y a un vrai développement aujourd’hui. Nous, on a commencé l’expérience il y a cinq ans, on a travaillé avec plus de 120 organisations aujourd’hui, principalement publiques, et ça ne cesse de se développer. On a de plus en plus de collectivités, notamment, qui font appel à nous pour les accompagner. Donc on est plutôt dans un développement d’essaimage aujourd’hui. On n’est pas encore dans les logiques d’approfondissement, et elles se font par vagues successives. C’est-à-dire que ceux avec lesquels on a travaillé il y a quatre ans sont dans des itérations aujourd’hui où on commence à aller beaucoup plus en profondeur et voient comment la participation impacte le fonctionnement complet de l’organisation. Mais ça va être un cheminement extrêmement long parce qu’il faut que rentre dans les têtes que l’enjeu ce n’est pas de se doter de dispositifs numériques (ou pas, d’ailleurs) de participation citoyenne, mais de repenser l’élaboration des politiques publiques.

L’enjeu ce n’est pas de se doter de dispositifs numériques […] mais de repenser l’élaboration des politiques publiques.

Les dispositifs de participation citoyenne — ou de consultation plus largement — reposent souvent sur l’engagement du porteur politique : quels sont les autres ingrédients qui conditionnent le succès d’un projet de participation citoyenne ?

Il y en a beaucoup. Le premier, c’est d’abord de proposer aux citoyens des sujets qui correspondent à des priorités élevées. Quand on va sur des sujets marginaux, ce qui est aussi une tendance des décideurs, quand ils expérimentent ces sujets, de se dire « on va essayer avec quelque chose qui ne nous expose pas, et si ça marche on montera en gamme » — ça, ça ne fonctionne pas. Il faut ensuite la présence du décideur. Et il faut aussi que la consultation, portée par le décideur, porte sur un sujet qui lui-même va avoir une finalité. Et donc une décision au bout. Une fois qu’on a ces trois éléments, il faudra également que le décideur s’engage à la fin à rendre compte des arbitrages qu’il aura pris. Donc ça fait déjà un certain nombre de jalons à respecter. Ce sont les quatre premiers essentiels pour espérer avoir une mobilisation des citoyens dans un processus participatif.

Faire la transparence de la parole de ceux qui sont déjà dans le système.

Les processus de consultation des citoyens sur les plateformes comme vous proposez permettent aussi d’associer et de mettre en transparence des acteurs qui sont habituellement convoqués dans l’élaboration de la loi. Est-ce que c’est une tendance qu’il faut pousser, pourquoi c’est important de mettre tout le monde à la même table dans la consultation ?

J’apprécie assez peu le terme de « consultation citoyenne » ou de « participation citoyenne » parce que je suis convaincu que l’enjeu n’est pas de faire participer le citoyen, c’est de repenser l’élaboration de la politique publique. Repenser l’élaboration de la politique publique ça veut dire repenser le rôle de chacun et pas que du citoyen. Ceux, aussi, des groupes d’intérêts qui sont aujourd’hui déjà présents et qui interviennent de façon opaque. Pour moi il est effectivement indispensable que les dispositifs participatifs mis en place cherchent autant la participation de ceux qui ne sont pas aujourd’hui inclus, qu’ils cherchent à faire la transparence de la parole de ceux qui sont déjà dans le système. Et c’est effectivement ces deux conditions qui vont permettre d’engager la refonte des politiques publiques et de passer à ce changement de paradigme dont on parle à chaque fois qu’on parle de participation — de mon point de vue à tort — « citoyenne » en l’insérant simplement dans ce niveau-là.

Les budgets participatifs, avec (et pour) les habitants !

Quel est le point commun entre Magny-le-Hongre (Seine-et-Marne, 8 500 habitants), Le Mans (Sarthe, 143 300 habitants), Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine, 20 300 habitants), Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis, 54 900 habitants), Meudon (Hauts-de-Seine, 45 400 habitants) et Bayonne (Pyrénées-Atlantiques, 49 200 habitants) ? Toutes ces collectivités sont rentrées ces derniers jours dans une phase décisive de leur budget participatif sur une plateforme Cap collectif, la meilleure manière d’associer les habitants à la transformation d’un territoire.

Aujourd’hui, Le Mans et Magny ont entamé la phase de vote de leur budget participatif. Cela signifie que la phase de dépôt des projets par les habitants s’est déjà déroulée (entre le 1er mars et le 30 avril pour les Sarthois, entre le 2 mai et le 15 juin pour les Franciliens) et que la faisabilité de ces projets a été évaluée et validée par les services de la ville. Les habitants sont invités à revenir sur la plateforme pour voter pour leurs projets préférés. Nous avons récemment dressé un panorama subjectif des projets les plus intéressants proposés sur les différents budgets participants de nos clients.

Une belle première fois

Pour Bourg-la-Reine, Epinay-sur-Seine ou encore Meudon, les toutes premières propositions du premier budget participatif municipal commencent à fleurir. Ici, un habitant propose la transformation d’un marché (en perte de vitesse) en espace vert, qui manque dans le quartier. Ailleurs, un habitant souhaite qu’un sauna soit installé dans l’enceinte de la piscine municipale. Plus loin, c’est le concept populaire de la boîte à dons qui est plébiscité pour la commune. Et dans les Hauts-de-Seine, une volonté manifeste de réduire, voire d’éteindre, l’éclairage public la nuit : preuve que le budget participatif est aussi un moyen pour les habitants de signaler des problématiques à régler à l’échelle de la ville, et pas seulement de proposer des aménagements innovants.

Qu’il s’élève à 20 000 euros comme à Magny-le-Hongre, 100 000 euros à Bourg-la-Reine,  200 000 euros à Epinay-sur-Seine (ou Bayonne), 250 000 euros à Meudon ou encore 840 000 euros au Mans, le budget participatif de Cap Collectif permet à une collectivité d’affecter une partie de son budget à la réalisation de projets proposés et choisis par les habitants et qui améliorent leur cadre de vie. C’est également un dispositif rendant possible une meilleure compréhension du rôle et du travail des élus et des services au niveau budgétaire.

Démarquez-vous

La plateforme offre une solution complète et clé en main. Elle dispose notamment d’un outil de détection des doublons des projets proposés, affiche une cartographie du territoire avec un repérage géographique des projets soumis par les habitants, propose un espace de travail collaboratif en ligne pour les services afin de pouvoir évaluer les projets. Plusieurs modalités de vote sont disponibles, ainsi qu’un tableau de bord de l’état d’avancement des projets retenus.

Pour connaître toutes les autres (et nombreuses) fonctionnalités, n’hésitez pas à vous rapprocher de Coline, Agathe ou Maxime au 06 75 85 50 74

Capco dans la radio : être citoyen actif même sans voter

Le 11 août dernier, Cyril Lage était invité sur le plateau de l’émission de France Inter Des idées pour demain, présentée par Valère Corréard — également auteur du livre Changer d’ère, l’air de rien, directeur de ID L’info durable et rédacteur en chef de Ushuaïa le mag. Étaient également invités à cette émission : Romain Slitine, maître de conférences à Sciences Po et co-auteur du Coup d’État citoyen, Christian Proust, auteur du Guide pratique pour oser s’impliquer dans la vie politique locale et Sylvain Lapoix, journaliste et co-auteur du programme Datagueule.

Bonjour Cyril Lage, vous êtes le fondateur de la plateforme Parlement & Citoyens. Comment fonctionne cette plateforme ?

Cette plateforme est à destination des parlementaires qui souhaitent associer les citoyens à la rédaction de leurs propositions de loi. Tout parlementaire peut nous solliciter pour ouvrir une discussion sur cette plateforme, à travers un processus un peu complexe […] qui va se situer en différentes étapes : la première étant la présentation d’un problème, des causes et des solutions identifiées par le parlementaire, pour permettre au citoyen de rentrer dans une réflexion avec lui, qui conduira par étapes successives à la rédaction d’une proposition de loi dans laquelle le parlementaire expliquera ce qu’il a retenu ou non des propositions des citoyens.

Tout le monde peut venir y écrire la loi avec le parlementaire qui a choisi de consulter le public ?

Absolument. C’est gratuit, ouvert à toute personne désireuse de s’impliquer.

Quel est le rôle du citoyen dans le processus d’échange avec le parlementaire ?

Son rôle, c’est plutôt de concrétiser un droit. À la base de ce projet, c’est l’article 6 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen qui, depuis 1789, reconnaît le droit à chaque citoyen de participer à l’élaboration de la loi. Donc la question c’est d’abord de lui rendre ce droit, et de pouvoir rentrer dans une réflexion qui, face à un problème qui va le concerner, de pouvoir dire son analyse des causes et des solutions proposées par le parlementaire et les autres citoyens, et pouvoir à son tour développer sa propre argumentation. C’est la première phase, qui est une phase d’expression, de recueil des positions individuelles, qui va être synthétisée dans un deuxième temps par notre équipe et ensuite qui va faire apparaître des éléments d’accord et de désaccord sur lesquels les citoyens vont se réunir ensuite avec le parlementaire — virtuellement sur Parlement & Citoyens — pour avoir un débat beaucoup plus contradictoire et en profondeur sur les éléments qui ne sont pas d’accord.

Il y a souvent une question qu’on se pose avec ce type d’outil audacieux et innovant : comment prendre en compte la pluralité des avis et comment donner voix au chapitre à chacun quand on est dans un grand collectif ?

Vous avez raison, c’est un des points essentiels dès lors qu’on est face à une consultation qui va être intègre, c’est-à-dire dans laquelle on a un décideur qui a une véritable volonté de tenir compte de la parole citoyenne. Sur certaines opérations qu’on a pu mener avec 40, 50 ou 60 000 contributions c’est un véritable défi. On a expérimenté beaucoup de choses, tout ce qu’on fait est assez expérimental, et on s’est arrêté sur une approche de synthèse cartographique dont l’ambition n’est pas de faire une synthèse de 2 ou 5 pages pour dire au politique « Voilà ce qui est essentiel » mais de réussir à travers cette cartographie de lui montrer toute la diversité des opinions exprimées, sans les doublons. On va catégoriser le contenu pour réassocier tout ce qui est de même nature pour lui permettre d’embrasser la diversité des opinions qui vont s’être exprimées, et donc de lui permettre ensuite d’avoir une sorte de « map » (carte) [pour] rentrer plus en détails dans les sujets sur lesquels il va vouloir approfondir.

On parle beaucoup de « green washing », de « social washing », est-ce qu’il y a du « civic washing » ?

Bien sûr, évidemment. Vous avez aujourd’hui beaucoup de politiques — on entend les buzz words « intelligence collective », « civic tech » — qui se disent qu’ils peuvent gagner des points par le simple fait d’opérer un processus participatif.

Je consulte mais j’écoute pas…

Voilà c’est ça. Alors nous on a été très clairs et on est toujours très clairs avec nos clients et on est réputés d’être durs de l’éthique sur le marché. On présente notre outil comme une arme à double tranchant : vous vous en servez bien, vous gagnez des points ; vous vous en servez mal, c’est fait pour que ça se voit et pour que les citoyens puissent de façon éclairée savoir que vous vous êtes moqué d’eux.

A partir de la plateforme Parlement & Citoyens, combien de propositions co-écrites sont devenues loi ?

Trois consultations ont abouti à la rédaction de propositions de loi et sur les trois, une a été votée — elle vous intéressera, c’est celle qui est relative aux pesticides à usage non agricole, celle qui fait qu’aujourd’hui le Roundup est interdit à la vente aux particuliers et sur les espaces publics.

De jolis projets de budgets participatifs : notre Top 10 subjectif

Depuis que nous avons remporté l’appel d’offres de la métropole de Rennes en 2015 pour sa « Fabrique Citoyenne », nous avons accompagné de nombreuses collectivités locales sur la voie d’une forme d’expérimentation que nous apprécions particulièrement : le budget participatif. Aujourd’hui, nous avons eu envie d’observer le type de projets produits par l’imagination des habitants au service du collectif et de partager un petit Top 10 forcément subjectif.

Le budget participatif permet d’associer les habitants à la transformation d’un territoire. En effet, il offre l’opportunité à une collectivité territoriale, quelle que soit sa taille, d’affecter une partie de son budget à la réalisation de projets proposés et choisis par les habitants.

A ce jour, Cap Collectif équipe 13 collectivités avec l’application Budget Participatif : pour le moment neuf ont été lancés — notre premier client Rennes comptabilise déjà trois saisons, et a été rejoint par Mulhouse, Montreuil, Orléans, Clermont-Ferrand, Lille, Le Mans, Courbevoie et Magny-le-Hongre — et quatre le feront à la rentrée : Meudon, Bourg-la-Reine, Santeny et Epinay-sur-Seine.

Passe (le message) à ton voisin

Dans toutes les régions de France, les habitants promeuvent des projets qui sont utiles à la collectivité, qu’ils soient de portée sociale, environnementale, culturelle… Un point commun : ce sont les habitants qui redéfinissent le vivre-ensemble, en proposant des projets majoritairement articulés autour des notions de partage, de solidarité et convivialité, loin des préoccupations anxiogènes véhiculées par les médias. Et surtout, nous (collectivement) commençons à nous intéresser aux autres de manière visible : certains projets listés et proposés ici sont clairement inspirés par des projets développés dans d’autres villes.

Voici donc notre « florilège » de projets piochés… parmi plus de 4 000 projets déposés à date dans les 13 collectivités utilisatrices de Capco 🙂

Vous réfléchissez à l’organisation d’un budget participatif ou de toute autre démarche participative et souhaitez approfondir le sujet ?

Solidarité

  • Montreuil Vivre Ensemble

Ce projet porté par des associations locales et des citoyens montreuillois vise à exploiter et donner du sens aux friches de la ville en y installant des petites constructions de bois (“tiny house”) à destination des mineurs et jeunes adultes isolés sans abri, en leur garantissant un véritable projet de vie avec un accompagnement social et professionnel, une cohabitation avec des volontaires et une ouverture forte sur le quartier.

  • La Bagagerie pour les personnes sans domicile à Rennes

Un projet inspiré et inspirant tout droit venu du budget participatif rennais. Déjà connu des Nantais, ce projet qui fait des émules dans toute la France est un outil d’intégration sociale qui permet aux bénéficiaires (des personnes sans abri) d’être également gestionnaires de ces casiers, qui sont disponibles jusqu’à ce que les personnes retrouvent un hébergement durable.

Deux projets de bagagerie pour SDF et de casiers solidaires pour les sans abri ont également été proposés aux budgets participatifs du Mans et de Lille.

Partage

  • Installer des frigos solidaires anti gaspillage

Ce projet du budget participatif du Mans s’inspire de frigos solidaires installés à Paris, Marseille, Nantes ou encore Metz. Le principe : créer un partenariat avec un restaurateur ou un commerçant local (garant des normes d’hygiène alimentaires) qui peut y déposer ses invendus, et lutter contre le gaspillage alimentaire en favorisant la solidarité locale. Chacun pouvant déposer ou prendre de la nourriture, librement et sans obligation de réciprocité.

  • Boîtes à livres

Ce projet clermontois propose de mettre à disposition des boîtes résistantes aux intempéries dans lesquelles les habitants pourront déposer un ou plusieurs livres et en prendre en retour. Sans faire concurrence aux établissements publics de prêt de livres, ces boîtes — déjà présentes dans de nombreuses villes de France — rapprochent les habitants d’un même quartier en favorisant les échanges autour de cet objet un peu magique qu’est le livre.

  • La boîte à dons (Givebox)

Sur le même principe de partage (ou de troc, selon comme on le voit) que la boîte à livres, la “Givebox” rennaise est en mesure de stocker des objets en bon état mais non utilisés par leurs propriétaires : vêtements, petit électroménager, ustensiles, objets de décoration, objets culturels — la limite est l’imagination — dans l’optique que ceux qui en auraient l’usage ou le besoin puissent en profiter simplement.

Pour tout savoir des budgets participatifs, téléchargez notre guide complet. Utilisé par plus de 35 collectivités, nous vous donnons toutes les astuces pour réussir les votre.

Convivialité

  • Une guinguette au bord de l’eau

Très largement plébiscité lors du budget participatif de Mulhouse, le principe d’une guinguette propose d’installer un containeur aménagé au bord de l’eau. Outre le plaisir de se rafraîchir ou se restaurer en promenade, le lieu permet aussi d’imaginer la mise en place d’une programmation culturelle : des associations pourraient animer l’espace environnant avec des spectacles, pièces de théâtre, concerts et autres rencontres citoyennes.

  • Jeu urbain monumental et participatif

Ce projet porté par plusieurs collectifs à Rennes veut recréer l’expérience menée dans le Nord-Pas-de-Calais, à Houdain : un jeu “monumental et participatif” dans un nouveau quartier, autour d’une école, pour permettre aux habitants de co-inventer le projet et de s’approprier le nouvel espace public. Des architectes, des artistes et des médiateurs accompagnent la population dans la conduite d’un projet élaborés pour tous et par tous, afin de favoriser le vivre ensemble, l’engagement et la responsabilisation de chacun sur son cadre de vie.

  • Pompes publiques

A l’instar de ce qui existe déjà à Paris et Montreuil, ce projet du budget participatif orléanais propose l’installation de pompes à air dans l’espace public, permettant — notamment — de “recharger” les pneus de son vélo (ou de regonfler son ballon de foot) gratuitement et à tout moment. L’avantage de ce projet est d’être peu coûteux, relativement simple à installer, de favoriser a priori la pratique du vélo en ville et de ne nécessiter quasiment aucune maintenance.

A noter qu’un projet du budget participatif de Courbevoie propose pour sa part une version encore plus raffinée : l’installation de bornes d’entretien et de réparation de vélos.

Recyclage

  • Plastic’ Tram

Sur le modèle de ce qui existe déjà dans le métro de Pékin, en Chine, le projet proposé au budget participatif de Clermont-Ferrand voudrait la mise en place de compacteurs de bouteilles en plastique permettant d’obtenir un billet de tram en échange d’un certain nombre de bouteilles. Une idée simple qui vise à recycler le plastique (dans une région qui produit beaucoup d’eau minérale) et d’inciter la population à se déplacer plus fréquemment en transports en commun.

  • Le geste recompensé

Ce projet préconise l’installation d’un kiosque facilitant le tri du plastique, du carton et du verre contenus dans les poubelles des habitants. En déposant leurs déchets dans ce containeur spécial placé au centre-ville, les habitants pourraient être récompensés en obtenant des bons d’achats dans les commerces de Magny-le-Hongre, voire de l’agglomération du Val d’Europe.

Améliorer le cadre de vie

Le budget participatif est un dispositif concret car les projets qui en sont issus améliorent directement le cadre de vie des habitants. C’est également un dispositif inclusif car notre plateforme permet une articulation fluide entre le numérique — tellement utile pour toucher des populations qui n’ont pas la possibilité de se déplacer aux réunions publiques, notamment les actifs — et les dispositifs en présentiel déployés par la collectivité. Enfin c’est un exercice pédagogique car il permet une meilleure compréhension du rôle et du travail des élus et des services au niveau budgétaire.

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