Comme dirait Michel Onfray, s’il y a eu des RNP20 c’est qu’il y en a eu d’autres avant.

Bon point Michel car effectivement après Bordeaux, Marcq en Baroeul et Grenoble, c’était au tour de Mulhouse d’accueillir amateurs et professionnels de la participation pour une nouvelle édition sur le thème de la démocratie bousculée.

Qu’entend-on par “démocratie bousculée” ?

  • bousculée par le contexte sanitaire COVID amenant une (re?)verticalisation de la politique avec la mise en place des lois d’urgence et la faible place laissée aux instances et pratiques participatives dans la préparation des décisions
  • bousculée comme paraphrase de la démocratie fatiguée, fragilisée, anémiée : cette antienne de la démocratie en crise et du divorce entre élus et citoyen·ne·s a connu une nouvelle illustration avec les élections municipales, boudées dans les urnes.

L’heure n’étant pourtant pas à la morosité, Bertrand Pancher, lyrique, nous a rappelé que nous étions les « hirondelles qui annonçaient le printemps ». Chantal Jouanno a affirmé que de son point de vue la démocratie participative au niveau local se portait bien mais alertait sur les coups de canif actuellement portés au droit de la participation. Chercheurs et praticiens se sont particulièrement attardés en ateliers, 1 an après le grand débat national, sur la vague délibérative qui déferle en Europe en écho à l’expérience française de la convention citoyenne nationale pour le climat.

Ce sentiment de dynamisme et de « corporatisme positif » contraste avec un article récent de la Gazette des communes proposant « l’autopsie d’un échec collectif » concernant la démocratie locale (1 mois pourtant après avoir publié un guide de la démocratie locale ouverte !). Beaucoup plus surprenant et inhabituel (peut être est-ce lié à notre candeur de novices du secteur, en tant que civic tech), Pascal Perrineau nous alerte dans l’article sur un danger imminent : « il faut faire attention que les méthodologues ne prennent pas le pouvoir. Ce sont des intégristes de la démocratie participative qui font plus de mal que de bien. Il faut garder de la souplesse et laisser place à l’imagination car c’est un processus extrêmement fragile. Sinon on risque d’étouffer le débat »

Au-delà du flou entretenu par une curieuse association d’idées entre « méthodologie, intégrisme, souplesse, créativité et débat », le propos ne permet pas de comprendre réellement qui Pascal Perrineau cible dans sa critique et mise en garde.

Cap Collectif en première ligne

Il nous est régulièrement arrivé chez Cap collectif d’être critiques sur le secteur de la civic tech et de la participation. Notre optimisme naturel ne nous empêche pas non plus d’être lucides sur la qualité variable des opérations qui peuvent être menées en matière de participation, sur nos plateformes comme ailleurs. Certes, la démocratie participative peine parfois à démontrer à quel point elle peut être une solution crédible et efficace pour résorber la crise démocratique. Notamment quand on exige d’elle des résultats immédiats et qu’on place en elle des attentes inversement proportionnelles aux moyens qu’on lui alloue.

Pour notre part, je ne sais pas si cela nous situera dans la nouvelle classification de Pascal Perrineau parmi les intégristes, les méthodologues, les idéalistes, les enquiquineurs, les obtus, les pragmatiques, les opportunistes, les gentils ou les méchants mais nous continuerons de défendre et d’argumenter pour :

  • Le droit à l’anonymat
  • Le droit de participer comme le droit de ne pas participer !
  • La parole libre et la modération a posteriori 
  • Les API publiques ouvertes
  • La nécessité pour un organisateur de prendre des engagements de réponse préalables et précis avant de lancer des démarches
  • Le numérique comme meilleur outil pour élargir la participation et gagner en transparence
  • Le débat contradictoire en ligne et hors ligne
  • Les dispositifs qui misent sur l’intelligence des participant.es 

Ces éléments ne sont pas juste des convictions personnelles, ce sont les facteurs clés de succès des démarches participatives. Nombre d’entre eux sont en rupture avec les pratiques habituelles et la manière dont les observateurs ou certains élus perçoivent la participation : peur de l’anonymat, frilosité sur les engagements, confusion entre plateforme participative et réseaux sociaux, restriction du débat contradictoire aux idées et arguments qui vont dans leur sens etc.

La participation citoyenne au centre

Les “méthodologues” de la participation sont donc de fait des enquiquineurs pour toutes celles et ceux qui considèrent qu’une consultation se résume à lancer une question ouverte et attendre de voir ce que les gens vont dire. L’absence de méthode est précisément à l’origine de tant de débats publics ratés et frustrants pour les participants. C’est un drôle de raisonnement de considérer que la rigidité des méthodologies et des méthodologues est la cause de ces plantages.

Le Premier Ministre avait rappelé il y a quelques mois dans son discours inaugural au Parlement qu’il fallait changer le logiciel de l’action publique. Nous partageons largement son point de vue et approuvons la nécessité de repenser et appliquer un nouveau « discours de la méthode ». Il est peut-être dangereux que les méthodologues prennent le pouvoir (ce qui à ma connaissance est rarement leur objectif) mais n’est-il pas beaucoup plus dangereux encore que les hommes et femmes de pouvoir au gouvernent aujourd’hui, et pour les prochaines années, utilisent une méthode obsolète ? La question n’est pas si vite répondue Pascal !

C’est la rentrée, et les améliorations et nouvelles fonctionnalités s’enchaînent ! Dans cet article, nous vous annonçons l’automatisation du calcul des points dans le cadre d’un vote par classement, déjà utilisé par le département de la Gironde pour son budget participatif.

Voter sur une plateforme Cap Collectif

Qu’il s’agisse d’un budget participatif ou d’une boîte à idées, les plateformes Cap Collectif vous offre plusieurs modalités de vote : 

  • Le vote simple limité : chaque votant ne peut voter qu’une seule fois pour une même proposition. Une limite basse et une limite haute du nombre de votes peuvent être fixées
  • Le vote par budget : chaque votant peut voter pour l’ensemble des propositions qu’il souhaite, dans la limite d’une enveloppe budgétaire déjà paramétrée
  • Le vote par classement : chaque votant ne peut voter qu’une seule fois pour une même proposition, avec limites basse et haute paramétrables. Il peut, en plus, trier ses choix par ordre de préférence

C’est de cette dernière fonctionnalité dont nous vous parlons dans cet article !

Définir les projets lauréats lors d’un vote par classement

Dans le cas d’un vote par classement, les projets lauréats ne sont pas les plus votés, mais ceux ayant récolté le plus de points.

Comment cela fonctionne ?

Un nombre de points est attribué à chacun des projets en fonction de son rang.

Imaginons que vous ayez voté pour vos projets favoris dans le cadre du budget participatif de votre commune. Vous aviez la possibilité de choisir jusqu’à 3 projets. Voici votre classement : 

  • 1 : Projet J 
  • 2 : Projet A 
  • 3 : Projet R 

Le Projet J récolte alors 3 points, le Projet A en récolte 2 et le Projet R en récolte 1. 

Imaginons maintenant que votre voisine ait, elle aussi, réalisé son propre classement : 

  • 1 : Projet C 
  • 2 : Projet J 
  • 3 : Projet A 

Le Projet C récolte alors 3 points, le Projet J en récolte 2 et le Projet A en récolte 1. 

Les points sont ensuite cumulés pour l’ensemble des votants. Ici : 

  • Projet J : 5 points 
  • Projet A : 3 points
  • Projet C : 3 points 
  • Projet R : 1 point

Vous obtenez ainsi un classement des projets. Les projets lauréats seront ensuite sélectionnés en fonction du budget total de votre budget participatif ou de l’enveloppe de chacun des projets. 

Nouveauté : automatiser le calcul des points

Finis les tableaux Excel et les pondérations : à vous l’automatisation ! 

Du côté de l’administrateur : Vous n’avez qu’à sélectionner le vote par classement, paramétrer le nombre maximum de votes par participant, et les points se calculent automatiquement.  

Du côté du participant : Le nombre de points dont il fait bénéficier chaque projet s’affiche directement dans l’espace de vote. 

Un compteur supplémentaire apparaît également à côté de celui des votes, sur chacun des projets. Il indique le nombre de points attribués en fonction des classements des votants.

Une nouvelle fonctionnalité en accord avec notre méthodologie

Le risque du vote par classement est le manque de transparence entre l’étape de vote et l’étape de présentation des projets lauréats. 

Quand les projets lauréats sont les plus votés, il suffit de trier les projets par ordre décroissant du nombre de votes, pour avoir la liste des projets lauréats. 

Quand une pondération doit être appliquée, le lien est moins clair pour les participants, qui pourraient ne pas comprendre comment le choix a été fait et perdre confiance dans votre démarche. 

Avec cette nouvelle fonctionnalité, le choix des votants est clairement affiché sur la plateforme. En plus d’être un gain de temps pour les administrateurs, elle est également un gage de confiance pour valoriser votre démarche !

 

 

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Au cours des 15 derniers jours chez Cap Collectif, des projets participatifs ont vu le jour, certains se sont finis et d’autres brillent de mille feux. Faisons un retour des dernières actualités !

Les entreprises consultent les citoyens

Depuis le début du mois, tous les citoyens sont invités à participer à une consultation à l’échelle européenne. Le constat est le suivant :  le rôle des entreprises dans la société n’est pas assez impactant.

Ce sont donc des dirigeant·es européen·nes, comme les PDG des grands groupes comme Danone, MAIF, Pfizer, qui ont décidé de changer cela. Ils sollicitent l’avis des citoyens pour donner leur vision sur ce que doivent faire les entreprises pour rendre le travail plus agréable au quotidien pour les collaborateurs, les managers et toutes celles et ceux qui ont un rapport avec l’entreprise, c’est-à-dire tout le monde !

Proposez vos solutions, argumentez et votez pour que les entreprises changent, sur trois thématiques différentes :

  • comment réengager les salariés et les associer au projet d’entreprise ? ;
  • comment contribuer à l’épanouissement et au bien-être des salariés ? ;
  • comment dépasser la recherche de profit à court terme ?

Si vous n’avez pas le temps, ce n’est pas grave ! Vous pouvez simplement répondre au questionnaire en quelques minutes. 

Lorsque cette consultation sera finie, une compilation de toutes les réponses et de toutes les contributions sera faite et remise à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance.

Les démarches participatives qui ont eu lieu

Où en sont nos autres consultations, boîtes à idées, questionnaires et autres projets participatifs ? 

Nos médias publics

Nous vous l’annoncions il y a quelques semaines, Radio France, Arte, France Médias Monde, France Télévisions, TV5Monde et l’INA avaient lancé un questionnaire auprès des citoyens pour leur demander comment ils imaginaient le futur des médias publics.

Le questionnaire est aujourd’hui fini. Il ne reste plus qu’aux médias publics français de compiler toutes les réponses et d’annoncer les résultats qui seront pris à l’issue de la consultation. Restez connectés !

Institut national du cancer

Tout comme les Médias publics, la participation à la consultation de l’Institut national du cancer s’est achevée il y a quelques jours. Pour rappel, cette consultation vise à rédiger le futur plan décennal de lutte contre les cancers. 

À l’issue de 4 semaines de participation, ce sont plus de 20 000 votes et 3 000 contributions qui ont été recensés. Rendez-vous dans quelques semaines pour la publication de la synthèse !

La Poste

La plateforme du Groupe La Poste, consultable par tous pour préparer son plan stratégique pour 2030, est toujours ouverte.

Citoyens et partenaires, collaborateurs et postiers peuvent venir participer et aider le Groupe La Poste à mieux répondre aux besoins de ses clients.

Pour l’heure, ce sont plus de 27 000 participants qui ont donné leur avis.

Vous avez jusqu’à fin novembre pour, vous aussi, participer à l’avenir de La Poste.

Région Occitanie

La Région Occitanie organise la première votation citoyenne en ligne, sur la base de propositions écrites par une convention citoyenne régionale. 

Tout au long du mois de septembre, 100 citoyens tirés au sort se sont réunis pour travailler sur des propositions à intégrer au Green New Deal de la région, plan d’action sur la transition écologique. 

À l’issue de ce travail, 14 propositions ont été rédigées et sont maintenant soumises aux votes de tous les Occitans. Si vous êtes de la région, votez dès aujourd’hui et jusqu’au 6 novembre !

Les budgets participatifs ont toujours la cote !

Fin de l’étape de dépôt pour l’Occitanie et la ville de Hem

En plus de sa votation citoyenne, la région Occitanie mène de front plusieurs budgets participatifs thématiques, démarche qu’elle réédite depuis maintenant plusieurs années. Depuis le 1er juillet, les habitants de la région pouvaient ainsi déposer leur projet sur le budget participatif “Vos solutions pour une Occitanie ouverte sur le monde – 2ème édition” .

C’est la seconde fois que la région Occitanie permet à ses habitants de proposer des projets (dont le budget par projet est compris entre 500 euros et 3 000 euros) qui ont pour but de favoriser l’égalité, le partage et le vivre ensemble.

Le dépôt est maintenant terminé, et ce sont 47 projets que les services devront analyser avant la phase de vote prévue au 15 novembre. 

Mais les budgets participatifs ne sont pas exclusivement réservés aux régions ou grandes villes ! La ville de Hem, située dans les Hauts De France a lancé son premier budget participatif. L’étape de dépôt est maintenant terminée et a réuni 50 projets ! Rendez-vous le 1er décembre pour la phase de vote !

Lancement des votes pour la Meuse et le Puy-de-Dôme

Le département de la Meuse est aussi adepte du budget participatif et est entré en phase de vote. Les habitants de la Meuse peuvent donc dès maintenant sélectionner leurs projets favoris parmi les 159 déposés. Les résultats seront dévoilés le 28 novembre.

Depuis le 1er octobre, les votes sont également ouverts pour le département du Puy-de-Dôme. Les habitants ont un mois pour voter pour leurs 6 projets préférés maximum parmi les 106 projets retenus lors de l’analyse. 

Fin des votes pour Issy-les-Moulineaux, les Deux-Sèvres et l’Île-de-France

Avec respectivement 3 320 votes, 42 141 votes et 66 005 votes, la ville d’Issy-les-Moulineaux, le département des Deux-Sèvres et la région Île-de-France ont terminé leur phase de vote. 

Les projets lauréats sont déjà disponibles pour Issy-les-Moulineaux et l’Île-de-France, et consultables sur leur plateforme. N’hésitez pas à aller les consulter !

Restez informé·e des nouvelles démarches participatives en France. Ne ratez pas l’occasion de participer !

Un budget participatif, comment ça se passe ? Des idées aux travaux, nous vous disons tout ici !

UN PROCESSUS NORMÉ

On appelle traditionnellement “budget participatif” le dispositif qui consiste à offrir aux habitants la possibilité de proposer et choisir des projets qui seront financés par la collectivité sur une partie de son budget annuel. 

L’application de budget participatif a fait son apparition sur la plateforme Cap Collectif en 2015. Celle-ci tient son succès du principe simple : « vous proposez, vous choisissez, nous réalisons ». Pour maintenir cette simplicité, l’application de budget participatif est articulée autour d’un processus relativement normé qui comprend différentes étapes :

  • dépôt,
  • analyse,
  • vote,
  • annonce
  • réalisation des projets lauréats.

ÉTAPE 1 : LE DÉPÔT DES PROJETS

À vos idées ! La première étape est l’étape de dépôt des projets. Lors de cette étape, les habitants sont invités à déposer leurs idées de projet pour améliorer leur territoire, généralement au nom de l’intérêt général. 

Ce dépôt se fait dans le respect de règles du jeu préalablement déterminées par la collectivité qui rédige un règlement mis à disposition des porteurs de projets. Ce règlement clarifie les conditions du dépôt en indiquant les compétences et thématiques concernées, le public ciblé ou encore le niveau de détails demandé par l’équipe organisatrice. Plus le règlement sera clair, plus les projets déposés seront de qualité. 

L’objectif n’est pas de demander aux participants un dossier complet avec estimations budgétaires et devis, mais bien de simplifier la participation de tous en ne demandant qu’une idée et quelques contacts. Généralement, ce formulaire consiste en plusieurs questions permettant au porteur de décrire son projet (description, localisation, thématique et contacts du porteur de projet). 

Mais comme nous vous le rappelons souvent, la combinaison numérique et  présentiel est essentielle ! Et l’étape de dépôt n’est pas en reste : 

  • Des ateliers de co-construction de projets peuvent être organisés afin d’aider les porteurs à rédiger leur projet ;
  • Les habitants peuvent être invités à déposer leur projet en physique grâce à des formulaires mis à leur disposition. 

ÉTAPE 2 : L’ANALYSE DES PROJETS DÉPOSÉS

L’étape d’analyse est essentielle au bon déroulement du dispositif puisqu’elle vient déterminer quels sont, parmi les projets déposés, ceux qui seront soumis au vote. L’analyse est généralement assurée par les services de la collectivité qui trient les projets déposés en évaluant leur conformité au règlement, ainsi que leur faisabilité financière, juridique et technique. Les critères de sélection des projets, lors de la phase d’analyse, sont des critères totalement objectifs, fondés uniquement sur le règlement. L’appréciation d’un projet n’y entre pas en compte. 

L’analyse est la seule étape durant laquelle les citoyens n’ont aucun regard sur le processus, alors attention à ne pas en faire une boîte noire ! Pour cela, même les projets écartés obtiennent une réponse justifiant de cette décision : vous atteignez ainsi l’objectif de pédagogie du budget participatif et les projets récoltés l’année suivante n’en seront que meilleurs !

Vous souhaitez en apprendre plus sur les budgets participatifs ?

Téléchargez gratuitement votre guide du budget participatif by Cap Collectif.

 

ÉTAPE 3 : LE VOTE

Il est maintenant temps de choisir vos projets préférés ! La phase de vote est là pour ça ! Les citoyens sont ainsi invités à voter pour leur(s) projet(s) préférés, parmi la liste des projets retenus lors de la phase d’analyse. 

Comment voter ? De la même manière que pour la phase de dépôt de projets, les modalités de vote doivent être précisées en amont. Sur la plateforme Cap Collectif, vous pouvez ainsi proposer :

  • un vote simple (je vote pour les projets qui me paraissent intéressants, dans la limite de x projets selon le paramétrage choisi par la collectivité)
  • un vote par “panier” (je vote pour les projets qui me paraissent intéressants mais le coût de réalisation de ces projets ne peut pas dépasser l’enveloppe globale affectée au budget participatif)
  • un vote par préférence (je vote pour les projets qui me paraissent intéressants tout en les classant par ordre de préférence)

Comme pour l’étape de dépôt, l’étape de vote est l’occasion de mettre en place des modalités de participation en physique. Urnes et bulletins papiers seront donc de sortie !

Et ne l’oublions pas: en matière de participation, la simplicité est une règle d’or. Si vos modalités de vote sont trop complexes ou trop limitantes, certains participants pourraient se sentir contraints et choisir de ne plus participer. 

ÉTAPE 4 : L’ANNONCE DES PROJETS LAURÉATS

C’est le grand jour ! L’avant-dernière étape est celle de l’annonce des projets lauréats. Celle-ci consiste à la présentation officielle des projets retenus par les habitants suite au vote. Idéalement, les projets doivent être annoncés le plus rapidement possible après la fin du vote.

Ces résultats doivent être clairs : si vous avez choisi une autre modalité de vote que le vote simple, ou choisi d’intégrer un critère de répartition géographique ou un vote papier, les projets lauréats pourraient ne pas correspondre directement aux projets les plus votés. Pensez donc à bien expliquer les calculs avec pondération, ou à retranscrire les votes papier sur la plateforme, pour garder intacte toute la transparence de votre démarche.  

ÉTAPE 5 : LA MISE EN OEUVRE DES PROJETS

Mais ce n’est pas fini… Le budget participatif ne s’arrête pas à la fin du vote, lors de l’annonce des projets lauréats : c’est un processus qui se construit dans la durée pour en assurer la crédibilité auprès  des habitants. 

L’ultime étape d’un budget participatif est celle de la réalisation et la sortie de terre des projets lauréats. Cette période peut être plus ou moins longue en fonction des projets choisis par les habitants mais, généralement et hors projet exceptionnel, le règlement précise souvent un délai maximum de réalisation.

Cette phase est particulièrement importante pour la crédibilité du processus et est l’occasion de mettre en avant la réalisation des projets par des actions de communication comme des événements d’inauguration, rédaction d’articles dédiés dans la presse locale ou encore interviews de porteur de projets lauréats… ; et de maintenir l’information sur l’avancée des travaux sur la plateforme ou grâce à un comité citoyen chargé de suivre cette réalisation. 

Et si vous en voulez encore ? Nous vous recommandons l’évaluation ! Celle-ci peut être une source d’inspiration pour les collectivités qui souhaitent se lancer dans une nouvelle édition en améliorant leur processus. Elle peut par exemple se faire via un questionnaire mis à disposition des porteurs de projet, des participants et… des agents !

Vous êtes maintenant incollable sur les différentes étapes d’un budget participatif !

Pour en savoir encore plus sur les budgets participatifs : l’organisation, l’animation … Téléchargez gratuitement notre guide du budget participatif.