Le quinzomadaire par Cap Co #1

Quelles actualités chez nos client·es et sur nos plateformes au cours des 15 derniers jours ? Projets participatifs lancés, en cours ou terminés, on vous dit tout dans ce rendez-vous bi-mensuel.

The NextGen Enterprise x Cap Collectif : on vous donne la parole sur l’entreprise de demain

consultation pour une entreprise ouverte

Cap Collectif s’engage et s’implique ! Face au nécessaire besoin de transformer notre modèle d’organisation du travail, nous nous sommes associés à The NextGen Enterprise pour réfléchir ensemble à la transition de nos entreprises vers une gouvernance partagée. Fidèles à nos valeurs, nous avons choisi de mener cette réflexion avec vous, par le biais d’une grande consultation citoyenne européenne. 

Comment dépasser la recherche de profit à court terme ? Comment réengager les salariés et les associer au projet d’entreprise ? Comment contribuer à l’épanouissement et au bien-être des salariés ?

Jusqu’au 23 octobre, participez et proposez vos solutions sur ces 3 questions majeures, aux côtés de 50 dirigeant·es de grandes entreprises européennes parmis lesquelles : Emmanuel Faber (PDG de Danone), Elisabeth Sarie (DRH Thales Avionics), Pascal Demurger (PDG de la MAIF), Claire Allaria (DRH Pfizer France), Alain Rhoumillhac (PDG de Manpower France), Henriette Draebye Rosenquist (Directrice du management de Pfizer France) …

À l’issue de la participation, les contributions les plus soutenues recevront une réponse des 50 dirigeant·es impliqué·es. Un baromètre des attentes citoyennes sur l’entreprise de demain sera également publié à partir de vos contributions, et remis à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance. 

L’ensemble des résultats sera enfin présenté lors du NextGen Enterprise Summit les 26 et 27 novembre. 

Les trois consultations citoyennes nationales

La rentrée est chargée pour les consultations citoyennes nationales. Début le début du mois de septembre, trois démarches participatives se sont lancées à destination de tous les Français.es. 

Nos médias publics

France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, TV5MONDE, Arte et l’INA vous interrogent sur vos attentes et perspectives pour les médias publics. Information, diversité, sport ou environnement, un questionnaire en ligne vous permet de partager vos idées pour réinventer l’offre audiovisuelle publique. 

L’ensemble des contributions sera analysé et pris en compte pour définir l’offre des prochaines années.

La Poste

Jusqu’à la fin de l’année 2020, participez au nouveau plan stratégique de La Poste. Client.es, partenaires ou encore collaborateurs et collaboratrices sont invité.es à partager leurs besoins et attentes en matière de service postaux de demain. Pour toucher un maximum de personnes, La Poste associe un dispositif de participation numérique et des conférences citoyennes présentielles. 

Un panel de 100 citoyen.nes sera ainsi réuni, tout au long de la démarche, lors de 4 conférences citoyennes dédiées à des thématiques précises : transition numérique, transition démographique, transition territoriale et transition écologique. 

En parallèle, la plateforme numérique permettra au plus grand nombre de donner leur avis pour repenser le groupe. Pour contribuer, accédez à l’espace de participation selon votre profil et répondez au questionnaire proposé. 

Toutes les contributions recueillies seront synthétisées et prises en compte dans l’élaboration du futur plan stratégique en février 2021.

Institut national du cancer

220 idées pour mettre fin aux cancers : et si on ajoutait les vôtres ? L’Institut national du cancer vous invite à vous exprimer sur la future stratégie décennale de lutte contre les cancers. Jusqu’au 15 octobre, prenez connaissance des 4 axes de la stratégie, des mesures proposées par l’Institut et votez, argumentez et proposez vos propres solutions. 

En retour et dans un souci de transparence, l’Institut national du cancer s’engage à publier une synthèse de l’ensemble des contributions sur la plateforme, répondre aux 20 contributions les plus soutenues et expliquer et suivre les décisions finales en mettant en évidence les apports permis par la consultation. 

À la fin de la consultation en décembre, la stratégie élaborée à partir de vos contributions sera remise au Gouvernement.

Les budgets participatifs ont toujours la cote

Pour les budgets participatifs, l’été est généralement propice à l’analyse et la rentrée annonce le retour des votes. La région Île-de-France, le département de la Charente ou encore la ville d’Issy-les-Moulineaux l’ont bien compris ! 

Après plusieurs mois de dépôt et d’analyse, les trois collectivités ont lancé chacune l’étape de vote de leur budget participatif. Et les votant·es sont au rendez-vous : moins d’une semaine après le lancement, la plateforme de la région Île-de-France comptabilise plus de 22 000 votes, 4 500 pour le département de la Charente et 2 500 pour la ville d’Issy-les-Moulineaux. Si vous habitez dans ces territoires, n’hésitez pas à voter pour vos projets préférés !

Mention spéciale pour la région Île-de-France, qui utilise pour la première fois notre nouvel outil d’analyse AGUI pour son premier budget participatif écologique et solidaire. Directement intégré à votre plateforme, il vous permet de préparer l’analyse, distribuer les projets entre les services et récolter les évaluations de chacun.e en deux fois moins de temps. 

Dans la suite des budgets participatifs, le département des Pyrénées-Atlantiques n’est pas en reste ! L’étape de dépôt vient de se terminer, et ce sont 377 projets que les services auront à analyser, avant l’ouverture des votes le 21 novembre. Une très belle performance pour une première édition de budget participatif. 

Rappelons également que le département est une de nos premières collectivités à utiliser notre nouvelle fonctionnalité de multilingue. Pour permettre la participation de tous et toutes, la plateforme est ainsi disponible en français, basque et occitan !

On peut déjà vous annoncer d’autres actualités à venir sur les budgets participatifs. Rendez-vous dans notre prochain quinzomadaire !

Pour rester informé.e des nouvelles démarches à venir, inscrivez vous à notre liste de diffusion. Ne ratez pas l’occasion de participer !

Comment prendre par à une consultation

Une consultation : qu’est-ce que c’est ?

Une consultation citoyenne est un processus de réflexion collective. L’organisateur ou organisatrice de la consultation associe les citoyen.nes, ses collaborateur.trices ou parfois ses client.es (lors d’un référendum d’entreprise) à la construction d’un projet commun ou la définition d’une solution face à un problème identifié. Cette démarche peut être à l’origine d’un acteur public comme une mairie, un département, une région voire même l’État, ou d’un acteur privé comme une entreprise ou une association. 

Chez Cap Collectif, notre rôle est d’accompagner ces différents acteurs dans la mise en place de leur démarche, et de leur proposer une plateforme numérique permettant à leurs publics de participer en ligne à leurs projets. Et ce sont plus de 200 acteurs pour plus de 800 consultations qui nous font aujourd’hui confiance. 

En tant que participant.e, comment m’y prendre pour contribuer à une consultation ? 

Accéder à la plateforme de consultation

Avant toute chose, vous devez accéder à la plateforme participative.

Comment s’y retrouver parmi toutes ces consultations ? 

  • Vous souhaitez participer à une consultation ouverte, comme un budget participatif, ou une consultation citoyenne à destination des client.es d’une entreprise (comme Carrefour ou La Poste) ? : vous trouverez l’accès à la plateforme en allant directement sur le site de l’organisation en charge de la consultation ou sur ses réseaux sociaux. Par exemple, si c’est la région qui a lancé un budget participatif, vous retrouverez le lien de la consultation sur leur site ou sur leurs réseaux sociaux.
  • Vous souhaitez participer à une consultation interne, ouverte uniquement aux collaborateur.rices d’une organisation précise (comme Decathlon ou la Compagnie Nationale du Rhône) ou aux étudiants et personnel d’une université (comme l’Université Paris Nanterre) ? : il est fort probable que vous ayez reçu un mail professionnel vous invitant à participer à cette consultation. 

Créer un compte

Il est maintenant temps de vous créer un compte ! Créer un compte est essentiel pour pouvoir prendre part à une consultation citoyenne. Cela permet de sécuriser l’accès à la plateforme en évitant les participant.es robots, et vous permet également de suivre l’avancement des projets ou idées que vous avez proposés.

Inscrivez-vous en cliquant sur le bouton “Inscription” en haut à droite de la plateforme. Renseignez simplement un pseudonyme, une adresse mail et un mot de passe. En quelques secondes, votre compte est créé, et à vous de jouer !  

Attention, si vous participez à une consultation interne : il se peut que seule votre adresse mail professionnelle ou étudiante puisse vous permettre de vous inscrire et connecter. Vérifiez bien les conditions dans les instructions données par votre organisation.

Contribuer à la consultation

Il ne vous reste plus qu’à participer ! Pour cela, rien de plus simple, vous n’avez qu’à vous laisser guider par les instructions de la plateforme. 

Attention ! Votre participation n’est autorisée que durant une certaine période. Une pastille verte “En cours” vous signifie si vous pouvez encore déposer vos idées ou non. 

  • Vous participez à un budget participatif ou un appel à projet ? : déposez un projet en cliquant sur “Déposer une proposition”, puis votez pour vos projets préférés une fois l’heure du vote venue.
  • Vous participez à un questionnaire ? : répondez aux questions posées, vous pouvez même enregistrer vos réponses en brouillon et y revenir plus tard.
  • Vous participez à une consultation ? : prenez connaissance des propositions de l’organisateur ou organisatrice de la démarche, votez pour donner votre avis et développez-le en rédigeant des arguments pour ou contre. Si vous souhaitez aller plus loin, vous avez même la possibilité de proposer vos propres solutions !

N’hésitez pas à revenir plusieurs fois sur la plateforme collaborative pour prendre connaissance des nouvelles idées et nouveaux projets déposés par les autres participant.es. 

Faire connaître la consultation est également une façon de participer ! Partagez le lien de la consultation sur les réseaux sociaux et parlez-en autour de vous : vous permettrez ainsi à un maximum de citoyen.nes de faire entendre leur voix dans la démarche. 

Et après ?

La participation n’est plus ouverte ? Ce n’est pas parce vous ne pouvez plus déposer vos idées, que la consultation est terminée ! C’est maintenant à l’organisateur ou organisatrice de la démarche de prendre la main. Analyse des propositions, synthèse des contributions et rédaction des premiers arbitrages, vous pourrez consulter tous les avis rendus directement sur la plateforme et prendre connaissance des résultats de votre participation. Restez connecté.e !

Le maître mot de toute consultation est la transparence ! Pour vous assurez que vos propositions seront bien prises en compte, les organisations en charge de la consultation prennent, envers les participant.es, une série d’engagements comme la publication d’une synthèse, l’organisation d’un débat ou d’un atelier, ou encore l’invitation à un événement de restitution.  

Pour rester informé.e des nouvelles consultations en France, inscrivez-vous à notre liste de diffusion. Ne ratez pas l’occasion de donner votre avis et faire avancer vos idées : 

les signataire de next gen entreprise et cap collectif

Repenser le rôle de l’entreprise dans la société. Le pionnier de la civic tech en France, Cap Collectif, The NextGen Entreprise Summit, l’événement dédié aux nouvelles formes de management et d’organisation et cinquante dirigeant·es européen·nes lancent une consultation citoyenne à l’échelle européenne pour repenser le rôle de l’entreprise dans la société et réinterroger nos systèmes de gouvernance.

Vertical, centralisé, siloté… notre modèle traditionnel d’organisation du travail a vécu. Le temps de l’entreprise considérée comme une structure anonyme et entièrement dédiée à la recherche de profit et de rentabilité, semble bien loin. Créer l’entreprise de demain, c’est notre ambition, mais c’est aussi une réponse à la croisée de différentes « fractures », qu’elles soient économiques, sociales ou écologiques. Reste à construire un autre modèle appuyé sur d’autres pratiques managériales, d’autres méthodes et d’autres valeurs. Ce modèle est à la fois à penser et à mettre en œuvre concrètement.

Attentes connues et consensuelles

Plus de sens, plus de transparence, plus d’autonomie, plus de collaboration : les attentes sont relativement connues et consensuelles elles aussi. Le plus dur n’est pas de les identifier mais d’y répondre dans un cadre qui concilie performance économique, sociale et environnementale et nous permette de renouer avec la confiance de nos clients, collaborateurs et parties prenantes.

Confiance dans nos entreprises et performance de nos entreprises sont indissociables. Ce constat, beaucoup le partagent, et pas seulement parmi les dirigeant·es et autres entrepreneur·es. La pression s’exerce de toutes parts : salariés, réseaux sociaux et clients expriment au diapason les mêmes préoccupations et les mêmes aspirations pour les entreprises de demain.

Nos organisations ne sont pas inertes ni incapables de se renouveler, bien au contraire. Nous avons entamé ces transitions depuis plusieurs années déjà. Toutes nos expériences ne sont pas, pour autant, couronnées de succès et il serait par ailleurs absurde de considérer hâtivement que ce qui n’a pas fonctionné hier ne fonctionnera pas non plus demain.

Plus que jamais, nous avons besoin de confronter nos idées et expériences entre dirigeant·es d’entreprise et avec nos collaborateur·trices, nos client·es, nos parties prenantes.

Une consultation mardi 15

C’est précisément l’objet de la consultation que nous lançons mardi 15 septembre 2020 autour de trois questions clés :

  • Comment dépasser la recherche de profit à court terme ?
  • Comment reconstruire des relations de confiance et engager ses collaborateurs ?
  • Comment humaniser l’entreprise et en faire un lieu d’épanouissement ?

Nous invitons chacune et chacun d’entre vous à participer afin de contester, compléter ou soutenir nos propres propositions.

Nous manquons cruellement aujourd’hui de lieux de débat sur l’entreprise et dans nos entreprises.

Notre monde actuel est marqué par l’incertitude, rendant les projections financières aléatoires et les divinations des futurologues douteuses. Il est aujourd’hui temps de privilégier l’intelligence collective de tous aux fulgurances de quelques-uns pour éclairer nos prises de décision.

Mobilisation collective

Par ailleurs, seule une vraie mobilisation collective dans nos entreprises et autour de nos entreprises pourra nous faire traverser cette crise sanitaire et économique. Mais cette mobilisation collective ne se décrète pas sur un mot d’ordre des dirigeants·es pas plus qu’elle ne se déclenche de manière spontanée.

L’association des collaborateurs et des parties prenantes aux enjeux, contraintes, opportunités, décisions de l’entreprise reste la meilleure manière de nourrir l’adhésion donc de l’engagement.

Nos entreprises sont des acteurs engagés dans la société et auprès de leurs collaborateurs : à nous de faire vivre le débat d’idées en leur sein !

Les signataires

  • Emmanuel Faber (Président-Directeur Général de Danone)
  • Henriette Dræbye Rosenquist (Présidente de Pfizer France)
  • Pascal Demurger (Directeur Général du Groupe MAIF)
  • Alain Roumilhac (Président de Manpower France)
  • Carole Avril (Directrice Générale de la Fédération Française des Diabétiques)
  • Luc Bretones (Fondateur de The NextGen Entreprise Summit et de Purpose For Good)
  • Giovanna D’Alessio (Partner d’Asterys)
  • Cyril Lage (Fondateur et Président de Cap Collectif)
  • Pierre-Alain Raphan (Député LREM de la 10ème circonscription de l’Essonne)
  • Bruno Bonnell (Député LREM de la 6ème circonscription du Rhône)
  • Luc Bretones (Fondateur de The NextGen Entreprise Summit et de Purpose For Good),
  • Cyril Lage (Fondateur et Président de Cap Collectif)
  • Olivier Pastor (Co-fondateur de l’Université du Nous)
  • Mathieu Castaings (Fondateur de Finacoop)
  • Alexis Nollet (Co-fondateur d’Ulterïa)
  • Alexandre Dandan (Fondateur d’InneXplore)
  • Alexandre Gérard (Président d’Inov’On)
  • Bastoun Talec (Associé chez HappyWork)
  • Emmanuel Mottrie (Président de TMC Group)
  • Martin Richer (Fondateur de Management & RSE)
  • Michel Bundock (Président du Groupement des Chefs d’Entreprise du Québec)
  • Laurent Vuarraz (Fondateur de Talk)
  • Doug Kirkpatrick (Consultant en management)
  • Jos de Blok (Fondateur de Buurtzorg)
  • Yan Laurent (Directeur Général Hôtels Mercure Paris)
  • Eliana Hohl (Consultante en Management)
  • Matt Hallman (Springest)
  • Tom Van Der Luube (Co fondateur de Viisi)
  • Alain Rhoumillac (Président de ManpowerGroup)
  • Ludovic Cinquin (
  • Benjamin Enault (

Vous réfléchissez à l’organisation d’une consultation ou de toute autre démarche participative et souhaitez approfondir le sujet ?

Contactez-nous !

Questions les plus fréquemment posées par nos clients.

Avec cinq années de budgets participatifs au compteur, nous avons eu l’occasion de rencontrer toute la gamme des réticents à la démarche, du timide tenté au réfractaire total. Pour que, vous aussi, vous puissiez leur répondre, nous vous partageons ici nos éléments de réponses aux questions les plus posées sur le budget participatif. 

Le budget participatif, c’est pour les grandes villes ?

Quelles adaptations à plus petites échelles - et donc à plus petit budget ?

On entend souvent parler des expériences de budgets participatifs des grandes villes à plusieurs centaines de milliers voire millions d’euros : Paris et Rennes, Lille, ou encore Grenoble… Il est donc facile d’associer grandes villes et budget participatif. 

Pourtant, le budget participatif et ses étapes s’appliquent à toutes les collectivités, petites ou grandes. Chez Cap Collectif, près de 20% des collectivités menant un budget participatif comptent moins de 20 000 habitants. Les enveloppes dédiées à la démarche y oscillent entre 5 et 200 000 euros.

Ce n’est pas la somme allouée qui fait le succès du budget participatif mais le processus d’inclusion des citoyens aux décisions qui sont traditionnellement réservées aux élus de la collectivité, ainsi que la transparence du processus et son ouverture. Réalisé avec un petit budget mais en toute transparence, un “petit” budget participatif vaudra toujours mieux qu’un “gros” qui ne respecterait pas ces règles. 

Le seul prérequis est donc d’être clair sur les sommes allouées et les moyens propres à chaque budget participatif, afin d’éviter toute mauvaise surprise ou frustration du côté des participants. Lancez-vous !

Le budget participatif, c’est pour les bobos du centre-ville ?

Comment assurer une mobilisation des citoyens répartie sur tout le territoire ?

Les projets sont concentrés dans le centre-ville” ; “Les participants sont des bobos” ; “Ils ne participent que sur des projets en bas de chez eux”… Ces affirmations répandues sont-elles vérifiées ? L’extension des budgets participatifs dans de petites collectivités, même en milieu rural, dément fortement ces idées. Loin d’être excluante , cette démarche peut donc être appliquée à tous. 

Mais attention ! Ce n’est pas parce que votre budget participatif concerne tout votre territoire, que l’ensemble de vos habitants se mobilisera de la même manière. Un travail doit être mené pour faire connaître le dispositif et ainsi favoriser une participation répartie de manière égale sur tout le territoire. On vous donne nos petits trucs : 

  • Une communication répandue sur tout le territoire dès le lancement du projet

Dès le lancement du projet, la communication doit se faire sur tout le territoire : affiches, journal local… Tous les moyens sont bons. Si certains quartiers ne sont pas couverts dès le lancement, il y a peu de chances que ces derniers soient représentés dans les projets réalisés. 

  • Une campagne de communication corrective à mi-étape 

Évaluer la répartition des projets déposés avant la fin de l’étape de dépôt peut vous permettre de lancer une communication corrective : tel quartier n’a reçu qu’un projet ? Qu’à cela ne tienne, vous pouvez déployer une stratégie sur celui-ci en particulier avant la fin de la phase de dépôt (mise en place de vacataires équipés de tablettes, présence à des événements de quartier, lien avec les instances locales de type conseil de quartier ou conseil citoyen… les possibilités sont nombreuses !)

  • Accompagner les publics plus éloignés du numérique ou des institutions  

Certains publics plus éloignés de ce type d’exercice peuvent nécessiter un accompagnement plus personnalisé. Quelques idées : association à un dépôt papier (transmission des projets par voie postale ou dans des urnes dédiées) ; mise en place d’ateliers thématiques de construction des projets ; présence d’agents de la collectivité équipés d’une tablette dans les lieux publics afin d’aller à la rencontre des habitants ; mise à disposition d’un ordinateur dans les lieux publics (mairie, bibliothèques…). 

Et la fracture numérique, vous en faites quoi ?

Comment co-construire les projets en présentiel ?

Adosser son budget participatif à une plateforme numérique est intéressant à plusieurs points de vue : les projets sont visibles par tous, le processus et ses étapes sont transparents, la participation est simple et peut se faire rapidement.  

Et la fracture numérique dans tout ça ? Parce que le numérique n’est pas magique, nous vous recommandons d’organiser des événements en présentiel, en parallèle de votre plateforme en ligne. Ces dispositifs visent à élargir la participation aux citoyens qui n’ont pas les compétences ou les moyens de contribuer au processus via un outil numérique. De nombreuses options sont possibles, à vous d’inventer ! Pour n’en citer que quelques-unes ayant fait leurs preuves : 

  • La mise en place d’urnes de dépôt et/ou de vote dans des lieux de passage : marchés, mairies, places et jardins publics… L’idée est d’aller à la rencontre des habitants afin de les inviter à contribuer et de leur expliquer le processus ; 
  • La mise à disposition d’ordinateurs dans des lieux publics tels que les bibliothèques, où des agents accompagnent les déposants ou votants à contribuer, en les accompagnant pas à pas, de la création de leur compte au dépôt de leur contribution ; 
  • L’instauration d’un dispositif mobile toute la durée de la participation, dont le rôle est de se rendre dans divers lieux publics – c’est le cas du “camion participatif” à Clermont-Ferrand par exemple ;
  • L’organisation d’ateliers de construction des projets, afin d’aider à la fois les personnes non initiées au numérique, mais également celles qui auraient besoin d’un accompagnement dans la rédaction de leur projet. Ces ateliers peuvent être menés en partenariat avec des conseils de quartier, conseils citoyens, ou encore des associations locales, par exemple.

Ce ne sont là que des exemples de dispositifs, dont l’efficacité n’est plus à prouver. À vous de trouver ce qui vous convient le mieux et qui vous permet de garantir la participation de tous dans votre territoire, selon vos instances et ressources propres ! 

Pots de fleurs, bancs publics et aménagement de square… Toujours les mêmes projets ?

Comment aller vers des projets innovants ou originaux ?

Entre 2014 et 2019, sur les plateformes Cap Collectif, 3 principales thématiques se dégagent :

  • L’aménagement des espaces publics : mobilier urbain, valorisation du patrimoine (⅓ des projets lauréats) ; 
  • La nature en ville : espaces verts, biodiversité (⅓ des projets lauréats) ; 
  • La culture, le sport, et les loisirs (20% des projets lauréats).

Les explications de cette répartition sont relativement simples : la restriction à des projets d’investissement et les enveloppes plafonnées font se tourner les habitants vers des projets abordables et faciles d’accès, autour de l’amélioration du cadre de vie, sujet logiquement prioritaire pour bon nombre d’habitants. La similarité des règles et modalités des budgets participatifs entraînent, de plus, quasi-mécaniquement une similarité des projets. 

Vous recherchez des projets que l’on a moins l’habitude de voir, et démarquer votre budget participatif par leur originalité ? Voici quelques pistes pour changer (un peu) de style de budget participatif :  

  • Ouvrir le budget participatif aux dépenses de fonctionnement, ce qui permettra l’émergence de projets de nature complètement différente ; 
  • Thématiser le budget participatif autour de domaines ou de politiques publiques traditionnellement moins traitées voire délaissées par ces types de projets.

Le budget participatif, un gadget électoral ?

Comment garantir que le dispositif ne soit pas un faire-valoir politique ?

Parmi les remarques récurrentes autour des budgets participatifs, et qui s’étend à tous les dispositifs participatifs, on retrouve souvent l’accusation selon laquelle tout cela ne servirait qu’à des objectifs de communication politique. Or, les budgets participatifs donnent bel et bien du poids aux citoyens, et les engagements de la collectivité à leur égard sont réels. En effet, le budget participatif n’est pas un dispositif consultatif, le vote sur les projets est au contraire décisionnel.

C’est d’ailleurs aussi tout l’intérêt de  l’utilisation d’une plateforme numérique, puisque tout y est visible. Dans la plateforme Cap Collectif, un gage de cette transparence réside dans les contraintes de la plateforme : la modération est réalisée a posteriori, ce qui signifie que les projets déposés sont instantanément visibles par tous. Dans le cas où un projet est modéré, celui-ci se trouve dans la corbeille ouverte, visible par tout un chacun. Enfin, la présentation des projets en étapes donne à voir l’intégralité du processus décisionnel, jusqu’à la réalisation des projets. 

Le budget participatif, c’est juste un concours de popularité, non ?

Comment faire gagner des projets vraiment méritants ?

Mérite et popularité sont souvent opposés quand il est question de budget participatif. Une des premières craintes au lancement d’une telle démarche est ainsi de voir l’emporter des projets inutiles pour la collectivité, sélectionnés uniquement parce que le porteur dispose d’un large réseau de proches et d’amis. 

Cette opposition pousse certaines organisations à ajouter des processus de sélection supplémentaires, comme une nouvelle évaluation des services après l’étape de vote, ou une  validation finale réalisée par les élus. 

Si ces contournements peuvent apporter un sentiment de sécurité aux services, ils participent toutefois à décrédibiliser la démarche auprès du public. Du slogan simple et attractif “Vous proposez, nous réalisons”, il faut alors ajouter un “Nous revalidons” beaucoup moins séduisant…   

Comment faire alors pour que les projets qui le méritent vraiment gagnent ? Ce n’est pas la bonne question !

Si vous avez suivi nos recommandations sur la construction de votre démarche, l’étape d’analyse vous permet de faire un premier tri sur la faisabilité des projets déposés. L’ensemble des projets proposés au vote répondent donc au règlement. Aucun risque de voir l’emporter des projets irréalisables ou inutiles  pour la collectivité. 

La bonne question est donc plutôt : comment donner les mêmes chances de l’emporter à tous les projets ? L’idée n’est pas d’empêcher le vote par amitié, mais bien de permettre à tous les porteurs de l’emporter, même ceux n’ayant pas de réseaux. Plusieurs outils sont imaginables : 

  • Proposer un kit de communication sur la plateforme : modèle d’affiche, de pitch ou de tract, le kit permet à tous les porteurs de projet de disposer des mêmes éléments de communication, peu importe ses compétences en graphisme 
  • Organiser un atelier dédié aux porteurs sur la communication, notamment sur les réseaux sociaux : quels supports utiliser, et comment ? Cet atelier permettra à tous de connaître les bases d’une campagne numérique 
  • Organiser un événement de présentation de l’ensemble des projets soumis au vote : cet événement sera l’occasion pour tous les porteurs de présenter leur projet, sur le même format 

Fraude et bourrage d’urnes : le budget participatif, on peut tricher ?

Comment sécuriser le processus du vote ?

On ne compte plus le nombre de fois où nous avons entendu cette question : comment garantir que chaque individu ne vote qu’une seule fois ? Cette question est d’autant plus pertinente lorsque les dispositifs de votes numérique et présentiel sont liés, mais pas que. Quelles sont les options pour sécuriser les résultats et garantir le fait qu’un citoyen corresponde bien à un votant unique ? 

→ Comment garantir un vote unique lorsque les systèmes de votes numérique et présentiel cohabitent ?  

Certains collectivités demandent une donnée unique quel que soit le mode de vote (ex. le nom ou l’adresse postale), afin de croiser les fichiers des votants. Si une personne a voté deux fois, un seul de ses votes est conservé (cela doit, bien sûr, être précisé dans le règlement). 

→ Dans le cas d’un vote numérique, comment garantir que l’inscription et la participation de robots ou de bots a bien été empêchée ? 

Dans la plateforme Cap Collectif, cela passe par plusieurs modalités, toutes intégrées de base dans la plateforme :

  • Le refus des adresses email jetables, via une liste mise à jour régulièrement par notre équipe technique ; 
  • La case à cocher du Google ReCaptcha, à l’inscription, pour empêcher les robots malveillants ;
  • La validation par email de l’inscription via un lien de confirmation envoyé sur la boîte mail déclarée à l’inscription ; 
  • L’inscription via Facebook et Google, services qui garantissent eux-mêmes la création des comptes par des humains ; 
  • La sécurité des mots de passe : 8 caractères, minuscules/majuscules, 1 chiffre. 

→ Dans le cas d’une plateforme numérique, comment s’assurer qu’une personne physique corresponde bien à un seul compte ? 

Il est en effet fréquent qu’une personne dispose de plusieurs adresses emails et puissent donc créer plusieurs comptes. Il existe également des possibilités dans la plateforme Cap Collectif : 

  • Organiser le vote avec un compte France Connect, service qui permet de garantir une identité numérique unique ; 
  • Imposer des conditions pour accéder au vote (ex. adresse postale, ou téléchargement de la carte d’identité) – qui permettront par la suite aux services de procéder à des vérifications.

Si ces solutions garantissent une sécurité totale, elles sont à notre sens loin d’être parfaites. La question derrière ces choix techniques est cruciale : souhaite-t-on favoriser la sécurité, ou l’ouverture du processus ? Ces dispositifs visant à garantir la sécurité ont un effet dissuasif (ex : devoir scanner une attestation de domicile avant de pouvoir voter) et tendent, en conséquence, à faire baisser les taux de participation. Cela semble antinomique avec l’objectif au coeur des budgets participatifs : remobiliser les citoyens autour des décisions publiques. 

Ci-dessous un rapide tableau comparatif des arguments pour et contre les deux options qui s’offrent à vous : 

Sécurité

→ Permet de garantir la possibilité de ne voter qu’une fois pour un individu, via des modes d’identification poussées

 

 

MAIS…

→ Dissuasif, car la procédure est plus longue pour les participants 

→ Nécessite de demander de nombreuses informations qui peuvent rebuter les citoyens, ayant peur du “fichage”

→ Implique une charge de travail en interne, car il faut ensuite procéder à la vérification des informations déclarées 

Ouverture

→ Garantit la simplicité et la rapidité du vote : peu de champs à remplir

→ Permet en conséquence de massifier la participation 

MAIS…

→ Pas d’identification formelle des votants

→ La fiabilité du vote est donc moins exacte

→ À la marge, des tentatives de manipulation peuvent exister 

À vous de savoir où vous souhaitez placer le curseur ! Mais n’oubliez pas que le risque zéro n’existe pas. 

Vous réfléchissez à l’organisation d’un budget participatif ou de toute autre démarche participative et souhaitez approfondir le sujet ?

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La raison d'être des entreprises est de plus en plus au coeur des préoccupations de celles-ci

Raison d'être et collaboratif

Que se passe t-il lorsque les deux tendances du moment, la raison d’être et le collaboratif se retrouvent et s’entre-mêlent ? Lorsque des dirigeants imaginent construire leur raison d’être avec l’ensemble de ses parties prenantes ? Lorsqu’une volonté noble (la participation de tous) sert un objectif noble (proposer du sens et définir un cap) ?  

La réponse pourrait bien être : pas grand chose ! Ou en tout cas quelque chose qui n’est pas à la hauteur. Pourtant le potentiel est bien là et la promesse d’une association fructueuse entre ces deux objectifs est à portée de main.

Commençons tout d’abord par rappeler qu’un exercice participatif est réussi quand le sujet qui est soumis aux collaborateurs coïncide avec leurs préoccupations quotidiennes et quand les dirigeants disposent de marges de manoeuvre pour faire évoluer leur position à partir des résultats de la consultation.

A la lueur de ces deux critères,  on peut se questionner sur les chances de réussite d’une consultation sur la raison d’être.

La raison d’être de l’entreprise est-elle un sujet de préoccupation prioritaire des salariés d’une entreprise ? Oui, si elle pose et permet de répondre à la bonne question : comment une entreprise, via ses collaborateurs dans leur travail quotidien, concilie sa nécessaire performance économique avec sa performance sociale et environnementale ? L’écueil à éviter étant une liste de valeurs un peu creuses qu’on brandit d’autant plus fort qu’on ne les fait pas vivre en pratique.

La raison d'être des entreprises

La raison d’être est-elle un sujet sur lequel les dirigeants disposent de marges de manoeuvre ? Oui si de la “mission” découlent la stratégie et l’organisation du travail, auquel cas la réflexion sur la raison d’être, loin d’être un exercice de style, emmène les dirigeants possiblement très loin dans la transformation de leur entreprise. 

La participation n’est pas une fin en soi, pas plus que la définition d’une raison d’être, qu’elle se fasse avec tous les collaborateurs ou dans le huis clos d’un comex. Toutes les deux peuvent en revanche contribuer à atteindre un objectif supérieur : aligner la stratégie d’une entreprise avec les attentes de ses clients comme celles de ses collaborateurs, qui affirment chaque jour davantage leur besoin de sens et leur préoccupation sur les sujets sociaux et environnementaux.

Portée collectivement, avec l’ambition de préparer les évolutions stratégiques futures, cette réflexion devient le meilleur moyen de créer de l’adhésion et de l’engagement.

De la démocratie ouverte aux entreprises ouvertes, il n'y a qu'un pas

Cap Collectif est née en 2014 en réponse à la crise démocratique et à l’appel de Barack Obama de 2009 pour un gouvernement ouvert. Des militants historiques de l’Open Gov, nous prônons la transparence, la participation et la collaboration entre citoyens et dirigeants politiques comme réponses aux crises de confiance que traversent les démocraties représentatives. Alignés avec cette vision, nous proposons une plateforme numérique qui permet de mobiliser massivement l’intelligence collective des citoyens pour améliorer les politiques publiques et remporter l’adhésion.

Les institutions démocratiques ne sont pourtant pas les seules cibles de la défiance des citoyens : Les entreprises sont pointées du doigt pour leur responsabilité face aux crises sociales et environnementales et délaissées pour leur incapacité à construire avec leurs salariés des projets porteurs de sens. À mesure que les entreprises prennent conscience de ces défis, leur rôle dépasse la simple recherche de profit pour devenir politique : Pour réconcilier recherche d’impact et profit, quelques entreprises engagées se sont dotées depuis 2018 de raisons d’être et quelques pionnières du statut d’entreprise à mission.

Alors que ce mouvement grandit, chez Cap Collectif nous ne pouvons que soutenir ces entreprises. Pourtant, comme dans le cas des institutions politiques, trop souvent, les décisions des entreprises sont prises de façon opaque au sein de petits comités homogènes, dialoguant au mieux avec un nombre restreint de parties prenantes triées sur le volet pour définir leurs engagements.

À l’heure du management participatif, chez Cap Collectif, nous sommes convaincus que seule une entreprise ouverte, capable d’associer ses salariés et parties prenantes externes à ses décisions pour mobiliser leur intelligence collective sortira renforcée des crises qui s’annoncent. Dotée d’une gouvernance partagée, en plus d’être plus réactive, souple et innovante, cette entreprise ouverte saura aligner son projet d’entreprise et sa raison d’être sur les attentes de la société, réengager ses salariés et renouer avec la confiance des citoyens !

Les clés de traduction sur les plateformes Cap collectif

Le développement de Cap Collectif, qui compte près de 200 clients, nous amène aujourd’hui à travailler à l’international et donc à rendre notre tech accessible dans différentes langues. L’un des problèmes majeurs que cette transition implique est la gestion des clés de traduction : les clés utilisées jusqu’alors dans une même langue n’impliquent aucun coût supplémentaire en cas de redondance de l’information traduite. En revanche, traduire une plateforme requiert souvent des prestations extérieures chiffrées sur la base du nombre de mots à traduire, auquel cas traiter la redondance des clés de traduction devient un réel enjeu budgétaire.

Par exemple, à Cap Collectif, nous avons décidé de nous pencher sur ces fameuses clés de traduction en constatant que nous étions censés traduire 22 462 mots, un chiffre bien plus élevé que ce que nous pensions… Un rapide état des lieux confirme notre intuition : 34 clés de traduction avec pour valeur “Annuler”, 42 clés avec pour valeur “Confirmer”… Un travail de nettoyage s’impose !

Cependant, plus votre plateforme est conséquente, plus le besoin de repasser sur les clés de traduction est fort, plus cette tâche peut paraître insurmontable (en plus de ne pas être très attractive). 

Rassurez vous, vous n’aurez pas besoin de maltraiter un jeune stagiaire en lui assignant cette tâche (et vous n’auriez pas dû ne serait-ce qu’y penser bien entendu 😉 ). Nous allons voir au cours de cet article comment Cap Collectif a décidé de résoudre ce problème en automatisant l’analyse des clés de traduction et en prévenant l’ajout de nouvelles clés de traduction aux valeurs existantes.

Nettoyer votre plateforme des doublons

Extraction des clés de traduction

extraire des clés de traduction

Un doublon est caractérisé par deux clés de traduction ou plus ayant une même valeur. Afin de conserver une modularité des traductions de la plateforme, il peut être parfois utile de dupliquer les clés ayant un même valeur. Aussi, il nous faut autoriser un nombre maximum de références différentes pointant vers une même valeur. Toutefois, des clés de traduction telles que “Annuler” ou “Confirmer” n’ont aucun intérêt à être dupliquées et ne feront qu’ alourdir votre devis final. 

Dans le but de repérer de façon programmable ces doublons, il vous faudra dans un premier temps récupérer vos traductions en local si ce n’est pas déjà le cas afin de limiter le nombre d’appels réseaux réalisés. 

Une fois ceci accompli, votre programme devra lire ligne par ligne les clés de traduction existantes et leurs valeurs associées dans le fichier correspondant à la langue par défaut (supposé comme le plus complet pour des raisons de simplicité et de performance). Cette étape requiert un moyen de récupérer la donnée intéressante dans la ligne, c’est pourquoi nous avons décidé d’utiliser des Regex.

Regex utilisée pour récupérer la clé de traduction et sa valeur associée. La simplicité des regex s’explique par le formatage des fichiers de traduction.

A ce niveau de notre script, nous n’avons  trouvé que le  moyen d’extraire les clés de traduction du fichier dans des variables. Cette étape va alors nous servir à stocker les clés de traduction dans une structure qui permettra de mettre en avant les répétitions d’information. Nous avons donc choisi d’exploiter la structure particulière des Map (https://developer.mozilla.org/en-US/docs/Web/JavaScript/Reference/Global_Objects/Map) en Javascript. Nous stockerons ainsi la valeur de traduction en tant que clé dans cette Map, tandis que la valeur de cette entrée sera les clés de traduction faisant référence à cette valeur (inversion clé/valeur pour bien mettre en évidence que nous mettons en avant à présent la valeur des traductions comme élément de référence).

Classification des clés de traduction

Comme vu dans la section précédente, nous allons stocker dans une Map les valeurs de traduction et les clés qui y sont associées. L’objectif final étant de nous débarrasser des doublons, il nous faut penser à stocker des informations concernant la position de ces clés de traduction dans le code de la plateforme. Vous pouvez à ce niveau récupérer l’ensemble des informations qui vous permettront de retrouver rapidement la position des clés de traduction en cas de réécriture du fichier (comme le nom du fichier par exemple).

Traitement des clés de traduction

Une fois votre Map entièrement remplie, vous pouvez demander à votre programme de réécrire automatiquement les fichiers avec la première clé de traduction…

J’ai choisi personnellement d’attendre l’analyse complète des clés de traduction avant de décider de réécrire les fichiers. Cette solution a pour avantage d’éviter une multitude de réécriture sur un fichier si une clé de traduction est fréquemment répliquée. En revanche, le temps d’attente est plus élevé que si vous décidez d’attendre simplement qu’un seuil de nombre de réplications pour une clé donnée soit dépassé.

… ou de choisir une clé parmis les clés existantes …

… et/ou de demander à l’utilisateur d’entrer une nouvelle clé qu’il aimerait utiliser.

Réécriture manuelle de l’ensemble des clés de traduction à partir de la clé de traduction entrée par l’utilisateur

La solution retenue dépendra de votre projet et de son état actuel. Je vous recommande malgré tout une première passe sur votre code de façon automatisée devant la quantité de modifications qui pourrait être nécessaire. La réécriture en elle-même se base également sur les RegEx et reste sensiblement proche de la détection des clés de traduction. Pensez toutefois à ce niveau à enregistrer l’ensemble de vos ajouts/modifications/suppressions de clés de traduction dans des fichiers avant d’avoir un historique des manipulations effectuées pour pouvoir rétablir la situation en cas de conflits ou erreur du programme (back-ups).

Analyse des résultats

Vous avez supprimé les doublons et les clés de traduction inutilisées de votre projet et vous vous félicitez d’être passé de 22 462 à 10 044 mots grâce à votre programme. Cependant, un petit tour sur votre plateforme vous donne froid dans le dos : de nombreuses clés de traduction ne sont plus traduites. Vous gardez votre sang froid et décidez d’analyser les clés de traduction manquantes. Rapidement, vous vous rendez compte que ces clés de traduction sont générées “à la volée”: concaténation de chaînes de caractères, traduction d’une variable… Votre programme ne peut décemment pas détecter ce type de cas. 

Heureusement, nous pouvons maintenant utiliser les back-ups de l’étape précédente pour restaurer les clés de traduction manquantes. Cette tâche est la plus chronophage de toutes car elle nécessite que votre équipe de testeurs vous remonte l’ensemble des clés manquantes. Si vous ne disposez pas d’une équipe suffisamment importante, vous pouvez décider de ne pas supprimer les clés de traduction, mais simplement de vous occuper des doublons afin de limiter fortement les risques. C’est ainsi, qu’après rétablissement des “faux-positifs”, nous atteignons finalement 15 851 mots. Ce résultat, beaucoup moins impressionnant que le précédent représente toutefois une réduction de 30% des mots de plateforme.

Prendre des bonnes habitudes

Après avoir réalisé la prise de risque que représente la modification/suppression des clés de traduction, vous voulez sûrement éviter d’avoir à réitérer l’opération fréquemment. Alors que le script précédemment écrit peut servir à réaliser une analyse de la plateforme (que vous pouvez inclure à votre CI en levant des exceptions lorsqu’un seuil de duplication est dépassé), son temps d’exécution ne lui permet pas de s’inscrire dans un usage quotidien. Deux axes d’améliorations sont possibles pour contrôler l’évolution des clés de traduction de votre plateforme.

Prévenir l’ajout de nouveaux doublons

Vous pouvez alors compléter l’utilité du script précédemment écrit avec un Git hook (https://githooks.com/). Ce pre-commit hook aurait pour but d’analyser les clés de traduction présentes dans les fichiers ajoutés par un développeur. Une clé de traduction est repérée différemment selon l’outil de traduction utilisé (dépendant souvent du type de fichiers).

Regex de détection d’ajout de clé de traduction dans un fichier JS ou PHP

En cas de nouvelle clé-doublon, il vous suffira de lancer une erreur. Celle-ci se caractérise par l’absence de cette clé en dehors des fichiers modifiés.

Insister sur les bonnes pratiques lors des revues de code

Il convient bien entendu de pousser également les développeurs à utiliser des “bonnes pratiques” pour les clés de traduction comme l’interdiction d’utiliser des variables en tant que clé de traduction ou alors, le cas échéant, passer cette variable à une fonction énumérant les clés de traduction possibles. De cette façon, les clés seront inscrites dans un fichier et deviendront détectables par votre script.

Conclusion

La gestion des clés de traduction se révèle être un véritable défi, plus encore lorsque le contrôle de celles-ci est réalisé tardivement. De simples mesures comme un pre commit Hook permet de prévenir la réplication des clés de traduction de façon pérenne et d’économiser un devis parfois lourd. Maintenant que vous avez les outils en main, n’hésitez plus, faites comme Cap Collectif et prenez le contrôle de vos clés de traduction !

Organiser une visioconférence sur la plateforme cap collectif pour animer votre communauté

Dès aujourd’hui, organisez un événement en visioconférence directement sur votre plateforme. On vous explique tout ici ↓ 

Faciliter vos échanges avec les participant·es

On ne le répétera jamais assez : le numérique n’est pas magique. Mettre en place une plateforme en ligne ne vous permettra pas miraculeusement d’atteindre une participation quantitative et qualitative. Une des clés pour y parvenir ? Intégrer des ateliers d’échanges et de dialogue avec le public dans votre démarche en ligne !

 

Bien menés, en cohérence avec votre démarche numérique, ces temps vous permettront d’augmenter et diversifier le public visé, d’approfondir les contributions récoltées, tout en crédibilisant votre démarche. 

 

Besoin d’exemples pour vous convaincre ? 

En amont de la participation en ligne

  • Atelier de co-rédaction du règlement pour votre budget participatif ou appel à projets avec les futur·es participant·es
  • Atelier de co-construction de la démarche de concertation ou des contenus de consultation avec tout ou une partie du public visé
  • Événement de lancement de votre démarche

Après la participation en ligne

  • Réunion d’information et de présentation de la démarche en cours
  • Atelier d’aide à la rédaction dans le cadre d’un budget participatif ou un appel à projets
  • Atelier de formulation de propositions dans le cadre  d’une consultation

Après la participation en ligne

  • Événement de restitution des résultats de votre démarche
  • Atelier d’approfondissement des contributions avec les participant·es 
  • Atelier de retour et d’évaluation sur la démarche menée
  • Réunion de suivi du projet

Ces ateliers sont d’ordinaire organisés en présentiel. Mais la crise sanitaire et l’interdiction des rassemblements nous ont poussés à repenser nos façons de faire. Comment poursuivre au mieux votre démarche participative dans ces conditions ? 

 

C’est ici que notre nouvel outil de visioconférence entre en scène !

Et concrètement, comment ça marche ?

Du côté des administrateur·rices : rien de plus simple ! Au moment de créer votre événement, choisissez simplement si celui-ci aura lieu en présentiel ou en ligne, ainsi que la personne qui en assurera l’animation.  Et pour les participant·es ? C’est tout aussi facile ! La visioconférence se déroulera sur la page de l’événement. Une mention « En direct » s’affichera sur sa vignette lorsque l’événement aura commencé.

Vignette de lancement de la visioconférence

Les participant·es pourront rejoindre l’événement, même sans être connecté·es à la plateforme. Une fonction “Replay” est également disponible pour partager vos échanges avec les absent·es.  L’outil a été pensé comme un site de vidéos en streaming, ne demandant que très peu d’actions aux participant·es, utile notamment pour les publics les moins adeptes du numérique.   Les visioconférences sur la plateforme cap-collectif En quelques clics, cet outil vous permet donc d’échanger simplement avec les participant·es tout au long de votre démarche. Que vous deviez organiser des événements annulés à cause de la crise sanitaire, ou que vous aviez délaissé les ateliers présentiels trop coûteux et énergivores, la visioconférence répondra à vos demandes.  commentaire laissé lors d'une visioconférence cap-collectif

Alors, quel sera votre premier événement en ligne ?