“C’est pas parce qu’on connaît par coeur tous les Bruce Lee qu’on est karateka » – Harvey Specter dans la série Suits

Qu’est ce qu’une bonne consultation ? Quels critères définir ? Comment le mesurer ? Ce sont des questions éminemment importantes mais qui ont le défaut de cantonner le débat à “ce qu’il faudrait faire” et ce faisant nous éloignent de la question du « comment faire” ? Ces questions étaient l’objet du 3e épisode de notre cycle de webinaires gratuit dédié à la participation.

Le secteur public et politique dans lequel nous opérons est un contexte fait de contraintes et d’obsession pour la communication. Il est probable que ce soit encore le cas pour quelques années encore et certains historiens pourraient même argumenter que dans la démocratie athénienne (largement fantasmée), il n’en était pas autrement. Il y a encore une acculturation importante à réaliser autour des principes et pratiques de la démocratie participative auprès des élus, services, citoyens. Mais la principale difficulté à laquelle sont confrontés les organisateurs d’une consultation n’est pas de définir sur le papier ce que serait une bonne consultation, mais bien de convaincre de leur pertinence et les mettre en oeuvre.

Comment reconnaître une consultation réussie ?


Personne ne peut affirmer que la qualité d’une consultation dépend de son nombre de participants. Et pourtant, premièrement, c’est bien ce nombre de participants qui donnera le crédit nécessaire à la démarche pour que la presse et les décideurs s’emparent des résultats. 

Deuxièmement, si une consultation fait un flop complet c’est qu’elle ne réunit  aucun des facteurs clés de succès d’une consultation en ligne massive. Il n’y a ni corrélation, ni hasard !

Personne ne peut nier que les consultations sont aujourd’hui souvent décevantes et frustrantes pour les participants qui peinent à savoir si leurs contributions ont été, d’abord lues, ensuite analysées, et enfin intégrées ou non à la décision finale. 

Sur ce point, nous souhaitons continuer à affirmer que l’exigence unique d’un organisateur de consultation est de rendre compte, et non de prendre en compte. La modification d’un projet ou d’une décision par une consultation reste bien l’objectif final mais il ne peut être exigé préalablement du décideur : c’est dans son intérêt autant que dans l’intérêt des participants mais cela ne peut être présenté comme une condition de réussite, imposable ou opposable aux organisateurs. 

La satisfaction des participants est absolument nécessaire, mais elle ne doit pas se faire “contre” la satisfaction des organisateurs d’une consultation si l’on s’accorde à considérer qu’une consultation est bien un outil d’aide à la décision et non une pétition agrémentée d’une ode au dialogue et à l’intelligence collective.

Comment réunir les conditions d’une consultation réussie ? 


Aucune magie mais l’art délicat de réunir la plupart des facteurs clés de succès cités ci-après. Ne cherchez pas (et détendez-vous si vous êtes un organisateur), la consultation parfaite n’existe pas!

Parmi les facteurs clés de succès d’une consultation, la question de la restitution, et plus largement du droit de suite, a été abordée lors de l’épisode 5 de notre cycle de webinaires, dont vous trouverez un petit résumé ici.