Le Premier ministre l’a annoncé cet après midi : une grande latitude sera laissée aux préfets et exécutifs locaux pour l’organisation du déconfinement. Une transmission de témoins attendue par certains, au bon goût de patate chaude pour d’autres. Loin des élucubrations sur le monde d’après, les collectivités vont devoir organiser dans des délais courts et avec des moyens parfois limités le retour progressif à la vie normale, conjugué au respect des impératifs sanitaires.

Réussir le déconfinement

Beaucoup de collectivités ont pu observer, valoriser, organiser, initier les initiatives citoyennes de solidarité sur leur territoire pour permettre de traverser au mieux le confinement et endiguer l’épidémie. Il s’agit désormais de réussir le déconfinement avec la nécessité de prendre les meilleures mesures possibles mais de travailler aussi à leur acceptabilité par la population. Sans adhésion de la population pour les semaines et les mois à venir, ces mesures ne seront pas ou peu appliquées.

Dans ce contexte, associer les citoyens aux décisions qui vont être prises peut permettre de renforcer la pertinence de ces décisions et leur appropriation. C’est pourquoi nous avons élaboré sur une instance de démo le processus qui nous paraîtrait à date le plus pertinent ‘’si nous étions à votre place !” (n’étant pas à votre place, la suite logique de la phrase est que le processus proposé nécessite probablement d’être adapté à vos préoccupations, domaines de compétences etc…)

Répondre d'abord aux inquiétudes

Ce processus part d’un postulat : à date, vos habitants auront probablement plus de questions à vous poser que d’idées à vous suggérer. Dans un tel contexte d’incertitude, où le Gouvernement lui-même assume n’avoir que des informations partielles à fournir, nous proposons que vous puissiez mettre en place un dispositif de questions-réponses qui vous permettra d’identifier les préoccupations les plus urgentes ou prioritaires et vous permettra surtout d’y répondre (dans la mesure de vos connaissances et compétences bien entendu).

Un diagnostic partagé de la crise

En parallèle, il est tout à fait possible de proposer à vos habitants de vous faire part de leurs idées. Il reste cependant à préciser le périmètre et la temporalité de cet exercice : est-ce que l’on parle du déconfinement, donc de la période de mai à juin ? Ou est-ce que l’on parle de l’avenir de vos territoires et des politiques publiques à mener (nous pensons principalement au soutien à l’activité économique locale : commerce, agriculture …) ?

Enfin, il y a aujourd’hui pour une partie de l’opinion le souhait de faire le bilan de cette crise à l’heure où l’on commence à en voir, si ce n’est la fin, tout au moins le ralentissement. Pourquoi ne pas associer vos habitants à cet exercice de rétrospective, en le faisant à ciel ouvert, en toute transparence, et relever ce qui a échoué, ce qui a réussi et ce qui aurait pu mieux marcher ?

Ce serait ainsi une première pierre pour bâtir la suite : un diagnostic que l’on cherche à rendre plus objectif, plus fiable et plus concret, car il s’appuierait sur les expériences vécues des habitants.

Vous réfléchissez à l’organisation d’une démarche participative et souhaitez approfondir le sujet ?

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