Ces 21 et 22 septembre s’est tenu à Montréal un forum international dédié à la Démocratie Participative. Organisé par l’Institut de Politique Alternative de Montréal (IPAM), ce forum visait à alimenter la réflexion de la ville dans la définition d’un modèle démocratique innovant. J’ai eu le plaisir d’y participer, je vous raconte.

Accroître le pouvoir et l’autonomie des villes, telle a été la volonté exprimée par le Gouvernement du Québec le 15 juin 2017 à travers l’adoption du projet de loi 122, octroyant aux municipalités québécoises le rôle de “gouvernements de proximité”.

L’adoption de ce projet de loi résonne comme l’écho d’une ambition grandissante et de plus en plus partagée sur notre planète : transformer les villes en véritables gouvernements démocratiques locaux.

Cette loi invite ainsi les municipalités québécoises à passer dans une nouvelle ère : celle de la “gouvernance ouverte”, c’est-à-dire de l’ouverture des processus décisionnels et de l’intégration des voix citoyennes à la construction et aux réflexions de leurs villes.

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Si l’association des citoyens à l’élaboration des politiques publiques présente des bénéfices aujourd’hui bien identifiés — meilleure réponse aux besoins des populations, renforcement de l’adhésion aux décisions prises, développement de l’envie d’agir à l’échelle d’un territoire, plus de confiance vis-à-vis des élus — des questions de moyens demeurent : quels processus mettre en place pour atteindre ces objectifs ? Comment ces mécanismes peuvent-ils contribuer véritablement à l’amélioration des décisions prises localement ?

Pour tenter de répondre à ces questions, l’Institut de Politiques Alternatives de Montréal (IPAM) et la Ville de Montréal organisaient ces 21 et 22 septembre un forum international intitulé “Démocratie Participative : quel avenir pour Montréal ?”. Travaillant avec plus de trente collectivités territoriales en France, Cap Collectif y était convié et j’ai eu le plaisir de m’y rendre afin de représenter l’équipe 🙂

J’ai ainsi pu me joindre à la quinzaine d’intervenants venus des quatres coins du monde pour partager leur expertise et leurs expériences. Nos voix, teintées de l’acoustique métallique de l’amphithéâtre 1120 de la Faculté d’Aménagement de Montréal, ainsi que celles de nombreux citoyens, ont dépeint durant deux jours une véritable “fresque démocratique”, colorée d’expériences et d’initiatives innovantes, rapportées d’ici et d’ailleurs.

Campée au bas du versant ouest du Mont-Royal, l’annexe de l’Université a accueilli une centaine de personnes venues assister aux interventions des orateurs et échanger avec eux. Le panel d’intervenants au sein duquel Cap Collectif était convié — aux côtés notamment des villes de Paris et d’Amsterdam — s’est penché sur la question des outils de la participation publique. À quels enjeux répondent-ils ? Quelles sont leurs limites ? Quels défis posent-ils ?

Quinze minutes m’ont été données pour répondre à ces questions et présenter la vision de Capco, sa genèse, son outil, sa méthodologie, ses cas d’usages. Bon visionnage 🙂

 

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(Maxime parle à partir de la 48e minute.)

Quel est le point commun entre Magny-le-Hongre (Seine-et-Marne, 8 500 habitants), Le Mans (Sarthe, 143 300 habitants), Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine, 20 300 habitants), Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis, 54 900 habitants), Meudon (Hauts-de-Seine, 45 400 habitants) et Bayonne (Pyrénées-Atlantiques, 49 200 habitants) ? Toutes ces collectivités sont rentrées ces derniers jours dans une phase décisive de leur budget participatif sur une plateforme Capco, la meilleure manière d’associer les habitants à la transformation d’un territoire.

Aujourd’hui, Le Mans et Magny ont entamé la phase de vote de leur budget participatif. Cela signifie que la phase de dépôt des projets par les habitants s’est déjà déroulée (entre le 1er mars et le 30 avril pour les Sarthois, entre le 2 mai et le 15 juin pour les Franciliens) et que la faisabilité de ces projets a été évaluée et validée par les services de la ville. Les habitants sont invités à revenir sur la plateforme pour voter pour leurs projets préférés. Nous avons récemment dressé un panorama subjectif des projets les plus intéressants proposés sur les différents budgets participants de nos clients.

Une belle première fois

Pour Bourg-la-Reine, Epinay-sur-Seine ou encore Meudon, les toutes premières propositions du premier budget participatif municipal commencent à fleurir. Ici, un habitant propose la transformation d’un marché (en perte de vitesse) en espace vert, qui manque dans le quartier. Ailleurs, un habitant souhaite qu’un sauna soit installé dans l’enceinte de la piscine municipale. Plus loin, c’est le concept populaire de la boîte à dons qui est plébiscité pour la commune. Et dans les Hauts-de-Seine, une volonté manifeste de réduire, voire d’éteindre, l’éclairage public la nuit : preuve que le budget participatif est aussi un moyen pour les habitants de signaler des problématiques à régler à l’échelle de la ville, et pas seulement de proposer des aménagements innovants.

Qu’il s’élève à 20 000 euros comme à Magny-le-Hongre, 100 000 euros à Bourg-la-Reine,  200 000 euros à Epinay-sur-Seine (ou Bayonne), 250 000 euros à Meudon ou encore 840 000 euros au Mans, le budget participatif de Cap Collectif permet à une collectivité d’affecter une partie de son budget à la réalisation de projets proposés et choisis par les habitants et qui améliorent leur cadre de vie. C’est également un dispositif rendant possible une meilleure compréhension du rôle et du travail des élus et des services au niveau budgétaire.

Démarquez-vous

La plateforme offre une solution complète et clé en main. Elle dispose notamment d’un outil de détection des doublons des projets proposés, affiche une cartographie du territoire avec un repérage géographique des projets soumis par les habitants, propose un espace de travail collaboratif en ligne pour les services afin de pouvoir évaluer les projets. Plusieurs modalités de vote sont disponibles, ainsi qu’un tableau de bord de l’état d’avancement des projets retenus.

Pour connaître toutes les autres (et nombreuses) fonctionnalités, n’hésitez pas à vous rapprocher de Coline, Agathe ou Maxime au 01 86 95 95 59 🙂