Depuis 2009, Le Baromètre de la confiance politique du Cevipof mesure la confiance des Français(e)s envers la démocratie en général, les acteurs politiques, sociaux et économiques en particulier. Il permet de se projeter dans l’avenir, en analysant les « optimismes personnels » et  les « pessimismes collectifs ».

Pour intituler la vague 2018, le célèbre centre de recherches politiques de Sciences Po a choisi « La défiance s’obstine », justifié par plusieurs marqueurs éclairant la déception globalisée de la population vis-à-vis du système et de ses acteurs (pages 24, 25, 26 et 31). Toutefois nous choisirons de proposer ici quelques extraits qui nous paraissent révélateurs d’une autre vision.

Méfiance et espoir sont dans un bateau. Ils tombent d’accord : qu’est-ce qui reste ?

Les analys(t)es du quotidien médiatique ont bon dos de jeter bébé (l’avenir) avec l’eau du bain (le présent). L’art de faire tourner en boucle le supposé désenchantement des citoyens pour la politique en stigmatisant l’abstentionnisme s’est tristement banalisé. Et il esquive des subtilités du réel. En effet, selon l’enquête :

  • 74 % des gens considèrent qu’ils peuvent changer la société par leurs choix et leurs actions
  • 67 % des gens pensent que les responsables politiques devraient prendre l’avis du plus grand nombre de citoyens avant de décider
  • 61 % du panel estime que le gouvernement devrait changer ses projets politiques en fonction de ce que la plupart des gens pensent
  • 57 % des gens soutiennent que la politique n’est pas une affaire de spécialistes
  • 55 % des gens croient que ce n’est pas un gouvernement mais les citoyens qui décident ce qui leur semble le meilleur pour le pays
  • 51 % des gens portent un intérêt à la politique

Cette vision portée par ce mouvement réel, par cette autre vague, qui roule depuis plusieurs mois, doucement mais ostensiblement, au coeur de la population, des médias et des politiques est la vision transpartisane d’une société dans laquelle les prises de décisions publiques pourraient se faire à l’aune d’une plus grande participation des citoyen(ne)s.

Elle est portée par la civic tech en général et par Capco en particulier. Avec près de 10 000 contributions en moins de trois semaines, le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises lancé par Bruno Le Maire est sur le point de détrôner Axelle Lemaire et République Numérique, champion français toutes catégories de la participation citoyenne à la décision publique depuis 2015.

Notre mission au quotidien : disséminer notre méthodologie de co-construction de la décision, que nous avons commencé à expérimenter en 2013 avec Parlement & Citoyens. Hasard (ou pas), l’actuel ministre de l’Economie faisait partie des six premiers expérimentateurs de la plateforme de rédaction collaborative de la loi avec sa proposition de restaurer la confiance entre citoyens et parlementaires. S’il a manifestement échoué dans sa quête d’alors (les parlementaires pointent en dernière place de l’enquête Cevipof 2018 avec seulement 29 % de confiance accordée par les citoyens), le ministre participe aujourd’hui à la pérennisation de ce mouvement que nous tentons d’insuffler modestement dans les coulisses de l’Etat depuis plusieurs années.

Think Local, Act Local

A l’autre bout du baromètre de confiance que le Sénat et l’Assemblée nationale tiennent par la queue, les maires (55 %) et les conseils municipaux (53 %) résistent tant bien que mal aux flammes de l’Enfer. Nous sommes convaincus depuis plusieurs années que les collectivités territoriales détiennent une partie de la solution à la crise de confiance qui secoue la société, raison pour laquelle nous leur dédions aujourd’hui une offre commerciale spécifique, notamment aux territoires de moins de 50 000 habitants. La raison en est simple : l’acculturation à la participation — que ce soit en direction de la population, des élus ou des services — est vraisembablement plus simple à appréhender sur des projets locaux concrets, comme un budget participatif, une consultation pour réaliser un diagnostic sur le Plan local d’urbanisme ou encore un questionnaire pour diligenter une enquête sur les rythmes scolaires.

Il est toujours possible de maugréer sur des institutions qui ne répondent pas au besoin, de plus en plus fort parmi la population, de participer à la prise de décisions qui la concernent. Il n’est pas vain de mettre le doigt sur les déficiences du système. Mais nous privilégions, comme toujours, de regarder avec bienveillance le verre à moitié plein plutôt que de tancer le vide avec défiance. Partout dans le pays, des décideurs politiques — quelles que soient leur étiquette — croient qu’il est possible de rétablir le lien de confiance avec les citoyen(ne)s en mettant en place des projets participatifs sincères. En 2017, les régions Bretagne et Ile-de-France, les départements de Loire-Atlantique et des Hauts-de-Seine, les métropoles ou les villes de Lille, Orléans, Montreuil, Courbevoie, Rezé et Clermont-Ferrand ont rejoint une communauté de collectivités pionnières comme la région Centre-Val-de-Loire, le département de Corrèze, les métropoles de Rennes et de Grenoble, les villes de Mulhouse et Bayonne. D’autres viendront en 2018, à commencer par la Ville de Paris qui nous a confié la refonte du site idées.paris.

Notre responsabilité individuelle de citoyen(ne) est de répondre présent(e) à ces signes positifs, en conservant notre esprit critique. C’est la condition à la mise en place d’un cercle vertueux. Rendez-vous l’an prochain pour la prochaine vague Cevipof et de son baromètre de la confiance politique 😉

Pour la troisième fois consécutive, le tirage au sort que nous effectuons chaque mois parmi nos abonné(e)s de la newsletter a désigné une femme pour remporter un magnifique goodie objet de collection Capco.

Girl Power. C’est d’autant plus étonnant que la proportion de femmes dans la base de données tourne autour de 40 %, donc la probabilité que trois femmes différentes soient tirées au sort trois mois de suite est assez faible. Après le mirifique badge Capco, l’élégantissime sac en toile, c’est donc notre splendide tasse de la civic tech fabriquée avec amour qui partira vers des cieux féminins pour célébrer notre newsletter de janvier.

Le tirage au sort s’effectue chaque mois selon la même procédure :

  1. Nous procédons à une extraction de la base de données des abonné(e)s à la newsletter Capco via Mailchimp.
  2. Nous soustrayons de cette base les salarié(e)s de Capco et leur famille ^^
  3. Nous procédons à un tri sur la colonne la plus imbitable possible que nous délivre le fichier CSV : le champ « EUID ».
  4. Nous attribuons un numéro à chaque ligne selon ce nouveau classement.
  5. Un tirage au sort est alors effectué sur Slack, où le (ou la) salarié(e) le plus prompt est requis pour fournir un chiffre au hasard entre 1 et N (nombre de lignes dans le fichier).

Au départ, la newsletter Capco était réservée à nos clients pour les notifier des nouveautés de la plateforme, puis nous avons décidé d’étendre le contenu de notre lettre d’information à l’actualité de notre communauté et de l’entreprise elle-même, en partageant l’agenda de tous les salariés. Cette newsletter a vocation à être donc ouverte au monde et à offrir de manière transparente une fenêtre vers notre petite start-up.

Nous remercions nos 240 premiers abonné(e)s de l’intérêt qu’ils manifestent pour Capco et nous invitons les autres à s’abonner dès aujourd’hui pour avoir la chance de remporter chaque mois un objet mystère au goût sûr et distingué !

Nous avons été gentiment invités par l’Institut de la concertation et de la participation citoyenne à intervenir vendredi dernier lors du 5e Cycle Concertation & Numérique qui se tenait à Nantes sur le thème : « La démocratie numérique est-elle une affaire de prestataires ? »

Thibaut a pu exposer le point de vue du prestataire dans un atelier où avaient également été invités Maxime Sourdin, chargé de mission Grand Débat Transition Energétique à Nantes Métropole et Olivier Doutrelot, responsable du pôle projets de Paris Numérique à la Ville de Paris.

Comme souvent quand il s’agit de poser un débat de ce type, une grande partie de la problématique repose sur les définitions qu’on assigne aux différents éléments de la question. Ici deux axes se distinguent, qui colportent un certain nombre de fantasmes qu’il peut être utile d’analyser et de découdre : la démocratie numérique et le prestataire de service.

Le presta : envoie le pognon à la « civicbiz » ?

En gros, le prestataire se trimbale une image relativement négative : marketing aggressif de ses forces de vente, génération de profit à tout prix ou arrogance du consultant parisien qui vient expliquer la vie aux provinciaux. C’est bien dommage ! car le prestataire peut préserver le politique contre lui-même et contre la tentation toujours présente, lorsque les choses se crispent, d’apporter de mauvaises solutions à de “bons” problèmes. A notre sens, l’élu(e) n’est pas seul(e) dépositaire de l’intérêt général. D’ailleurs, notre dernière enquête de satisfaction auprès de nos clients est formelle : 115 % d’entre eux sont satisfaits de leur choix, 135 % sont admiratifs du travail effectué et 45 % ont choisi un consultant Capco comme parrain du petit dernier.

Plus sérieusement, les entrepreneurs de la civic tech sont aujourd’hui (Capco, en tout cas, très clairement) de véritables militants dans le domaine de la démocratie numérique, et leur confier une partie de la mission de participation de la population à la décision publique n’est pas une priva(tisa)tion du service de l’Etat ou de la collectivité en charge de cette mission. L’idée n’est pas “juste” de sous-traiter la propulsion d’une plateforme en ligne de démocratie participative car notre champ d’activité va bien au-delà de la mise à disposition de cet outil. Typiquement, nous avons travaillé avec la métropole de Rennes à la conception du budget participatif, nous avons produit une synthèse sur une consultation menée par la métropole européenne de Lille et nous avons formé le conseil départemental de Loire-Atlantique à la démocratie ouverte (“open gov”).

D’ailleurs, l’internalisation de la démocratie numérique dans une collectivité est souvent un leurre : on se targue d’échapper aux biais de l’externalisation mais le résultat obtenu par les agents en interne est souvent intrinsèquement lié à une démarche d’externalisation de l’outil. Combien de fois avons-nous vu une collectivité réaliser une enquête publique avec un questionnaire Google ?

Bref, nous ressentons clairement que la réticence de certains est liée à une hypothétique “perte de pouvoir” des services sur le domaine de compétences qui est le leur. Le travail d’acculturation à la participation, qu’on croit descendant (la collectivité qui convainc la population) n’est pas si unilatéral qu’il en a l’air : il reste encore du chemin à parcourir pour persuader que le prestataire de démocratie numérique n’est pas un péril pour la collectivité mais un simple accompagnateur de la transformation.

Le presta : fossoyeur de débat public ?

Le second fantasme est celui de penser que le prestataire qui fournit une plateforme de démocratie numérique est un ayatollah du « digital » et qu’il est désormais nécessaire d’éradiquer toute autre forme poussiéreuse d’expression citoyenne. Et tant pis pour les fameux « publics absents » ou simplement « éloignés » de la chose numérique et/ou de la chose publique.

Chez Capco, nous n’avons jamais tenu ce discours car nous n’en pensons pas le début du commencement. Notre positionnement est très clair : le numérique est un élément majeur de la transmutation de la société, son impact n’est plus à démontrer. Notre vision repose sur la conviction profonde que les modes de prise de décisions aujourd’hui appartiennent à un âge où le niveau d’éducation et de communication de la population se situait à des années-lumière de celui dont nous jouissons — depuis, notamment, l’arrivée massive du numérique dans notre quotidien.

Pourtant, le numérique connait évidemment des limites.

Bien sûr, il peut induire des biais de représentativité dans la participation, mais ce biais ne lui est pas propre : les réunions publiques « à l’ancienne » réunissaient elles aussi un auditoire peu hétérogène, souvent composé de personnes (beaucoup) plus âgées que la moyenne — et, comme nous l’avons déjà souligné — que dire de la représentativité à l’Assemblée nationale où la moitié de la population (fonctionnaires et ouvriers) est littéralement absente des bancs de nos représentants. Le numérique a au moins le mérite de permettre de toucher une diversité bien plus large de la population.

Bien sûr, le numérique est susceptiblement sujet à un type de pollution qui peut se répandre à une vitesse phénoménale : le spam, le « trolling » ou la diffamation. Là encore, c’est une limite à laquelle nous répondons par la méthode et l’observation : en quatre ans et sur plus de 350 projets participatifs, le taux de modération de nos plateformes ne dépasse pas 0,1 % ! Pourquoi ? Parce qu’au lieu de focaliser sur la représentativité de la population en créant des dispositifs catégoriels nous privilégions la voie de la diversité de l’expression et des solutions en ouvrant les possibles des configurations existantes. Résultat : rassembler cette diversité permet d’échapper à la tentation des groupes de pression de faire nombre, car contrairement à la qualité, la quantité ne garantit pas d’impact.

Le fabuleux potentiel du numérique n’exclut pas la mise en oeuvre de dispositifs parallèles en présentiel. A Montreuil, par exemple, les services municipaux ont mis en place des ateliers spécifiques permettant de recueillir les contributions des habitants n’ayant pas accès à la plateforme du budget participatif. Et la présentation des projets par les citoyens se déroule au coeur de réunions publiques déconnectées du numérique.

Le presta : boîte à fantasmes

En conclusion, le prestataire n’est pas un magicien. Mais — entendue ici et là — la perte de souveraineté agitée comme un chiffon rouge n’est pas justifiée. Du début à la fin du projet participatif, c’est la collectivité qui réalise son cahier des charges, qui fait le choix de son prestataire — de l’engager et/ou de le résilier —, qui bénéficie de la disponibilité des équipes du prestataire, et enfin c’est la collectivité qui est l’unique propriétaire et exploitant des données récoltées par la plateforme (ce dernier point est un élément contractuel chez Cap Collectif) tout au long du projet participatif.

La seule « perte de pouvoir » à craindre pour les collectivités est une vue de l’esprit : celle qui consiste à considérer que 100 % des décisions publiques peuvent encore se prendre à huis-clos, sans la participation des citoyens. Le problème n’est donc plus le prestataire mais serait le citoyen lui-même. Penser ça relève effectivement d’une perte de pouvoir : pas celle des pouvoirs publics mais de la démocratie toute entière !

photo cc-by peteandcharlotte

Nous avons assisté ce jeudi à une joute relativement inspirante à Sciences Po, dans le cadre de la Nuit des Idées. La célèbre école y a organisé une conférence-débat sur le thème de “l’imagination au pouvoir” aux fragrances soixante-huitardes, en regroupant notamment le politologue Pascal Perrineau, le sociologue Dominique Cardon et le philosophe Frédéric Gros.

Parfois (trop ?) planants dans les limbes de l’imaginaire, parfois (pas assez ?) mordants pour les coulisses du pouvoir, ces échanges ont toutefois su retenir l’attention d’un public acquis à la cause de cette réminiscence vague et moderne du café philo pré-révolutionnaire.

Dark side

Pragmatique, le Politologue rappelle que les utopies collectives des cinquante dernières années possèdent un “côté d’ombre” autant qu’un “côté solaire” et ne doivent pas être considérées comme uniquement “sympathiques, chaleureuses et innovantes”. Il évoque Eichmann et son “utopie” de l’Übermensch, il évoque le communisme, entre espoir (mai 68) et désillusion (Soljenitsyne), il évoque le transhumanisme, l’homme augmenté, et “la part d’ombre des utopies technicistes : l’homme immortel” — une “horreur”.

“L’imagination peut être productrice d’horreur” — Pascal Perrineau

Mais surtout, il s’évertue à démontrer que l’imagination, chariant et suscitant ses espoirs à bout de bras, a tendance à se flétrir lorsqu’elle parvient au pouvoir. Faute à la réalité, qui ne laisse plus guère de place à l’idéalisme ; faute aux attentes magnifiques et trompeuses qu’elle engendre à sa simple évocation. L’imagination serait en France aujourd’hui fantasmée “au service d’une politique généreuse” alors qu’elle ne déclenche pas moins que “l’utopie saint-simonienne qu’est la technocratie”.

Marmite de LSD

Le Sociologue n’en dit pas moins. Bien qu’internet soit “né avec mai 68”, avec des gens qui avaient “un pied dans le militaire et un pied dans la marmite de LSD”, il ajoute — acide — que l’âge de la créativité est bien derrière nous et parle de “rationalisation froide et idiote”, de “normativité peu créative de Facebook ou Instagram” pour décrire notre époque. Pas complètement pessimiste, il admet toutefois que des signaux, des traces de l’utopie originelle sont perceptibles. Notamment une forme de “contre-culture des origines” que porte la civic tech, où “on peut innover”.

“La civic tech peut proposer des déplacements dans les politiques publiques” — Dominique Cardon

Mais le Sociologue pointe aussi “le paradoxe” des “promesses de transformation de l’humanité” qui sont aujourd’hui projetées, non plus par des libertaires — qui, à l’instar de ceux de cette “contre-culture des origines”, se pos(ai)ent idéologiquement en négation de l’autorité, qui lutt(ai)ent contre la propriété, qui sont (étaient) philosophiquement et souvent pratiquement des “pirates” — mais par des “nouveaux technologues libertariens” qui défendent une société qui protège les individus, leur liberté et leurs droits… de propriété.

Troisième voie

Le Philosophe déroule une théorie aérienne pour envisager l’imagination au pouvoir. Puisant dans Rousseau, Bergson et Platon, il propose de dépasser l’opposition traditionnelle de la morale de “devoir” avec la morale du “coeur” en dessinant “une troisième voie” grâce à une morale de l’imagination, nourrie d’Histoire, de ses modèles et de ses héros. Estimant que l’imagination partage avec la désobéissance la nécessité d’être portée par le courage, avançant que la morale engendre la honte nietschéenne “rageuse et colérique” — #BalanceTonPorc —, qui véhicule le “sentiment révolutionnaire” marxien, il mise sur son syllogisme morale-honte-révolution.

“Le plus affreux avec Google, c’est que vous trouvez ce que vous recherchez alors que le propre de la rencontre c’est de trouver ce que vous ne cherchez pas.” — Frédéric Gros

Citant Deleuze — “il n’y a jamais de création artistique qui ne provienne de la honte” — le Philosophe rêve d’une prise de pouvoir de l’intelligence. D’un monde où nous n’accepterions pas ses injustices, où la honte ne serait pas culpabilité mais une “décharge électrique portée par l’imagination”.

Un monde, en somme, où l’imagination serait “altruiste, contagieuse et communicative”.

Bienvenue en 2018 !

Camille n’est pas zadiste à Notre-Dame-des-Landes, elle est la nouvelle (et première !) créatrice / conceptrice / dessinatrice — bref designer de l’équipe Capco.

Il ne faudrait pas croire que le design soit un sujet que nous avons pris par-dessus la jambe jusqu’à présent. Notamment, à défaut d’être reconnue comme esthétiquement irréprochable, notre plateforme a le mérite sincère d’avoir été bichonnée sur la question cruciale du parcours utilisateur. La participation des citoyens est bourrée d’exigences : la première d’entre-elles, c’est l’absolue évidence que l’expression de chacun doit pouvoir inclure tout le monde. Pour cela, nous concevons des applications faciles à appréhender, à utiliser, à comprendre.

Toutefois, dans notre jeune histoire, concevoir de belles interfaces n’a jamais été dans nos moyens. C’est aujourd’hui le cas : nous avons donc la joie non feinte d’accueillir Camille parmi nous 🙂

D’où viens-tu ?

Je suis Camille, la nouvelle UI/UX Designer de Capco. Même si je me suis égarée quelques temps dans les méandres des prépas hypokhâgne, et des facs de géographie, c’est ma passion pour le design qui m’a rattrapée.

D’où vient cette passion ?

Selon moi, le design ne se limite pas à rendre les interfaces jolies. Mon but est de créer une expérience inoubliable chez l’utilisateur. Ce désir vient de ma capacité à comprendre et à vouloir aider au mieux les personnes. J’aime créer des designs qui facilitent l’expérience des utilisateurs et qui répondent à leur besoin.

As-tu une vie en dehors de Capco ?

Quand je ne suis pas en train de « maquetter », « wireframer », ou tout simplement de « designer », je me promène dans Paris à la recherche de lieux insolites armée de mon appareil photo, j’adore observer les oiseaux (en bon ornithologue amateur), et je regarde One Piece.

C’est aujourd’hui 15 janvier qu’a été lancée la plateforme #PACTE, mot-dièse pour « Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » voulu par le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire.

L’ambition affichée est double : faire grandir les entreprises françaises pour leur permettre d’innover, d’exporter et créer des emplois ; repenser la place des entreprises dans la société et de mieux associer les salariés à leurs résultats.

Entre octobre et décembre dernier, une première étape a permis à des parlementaires et des chefs d’entreprise de mener des consultations auprès de plus de 600 institutions ou personnes sur tout le territoire. Dès aujourd’hui et jusqu’au 5 février, une consultation publique ouverte à tous les citoyens va permettre d’enrichir des propositions initiales et d’en recueillir de nouvelles en suivant notre méthodologie de co-construction de la décision.

Pour clarifier et structurer cette consultation, celle-ci a été découpée en neuf sections accessibles directement : CréerFinancerDévelopperInnoverPartagerTransformerExporterRebondir et Transmettre. Comme chaque consultation propulsée par Cap Collectif, les modes de participation sont au nombre de quatre : le vote, l’argumentation, la proposition et le référencement. Méthodologie bien connue de Bruno Le Maire, qui faisait partie des expérimentateurs de la plateforme de rédaction collaborative de la loi Parlement & Citoyens en 2013.

Comme le ministre l’annonce dans sa vidéo de présentation, les contributeurs les plus actifs de la plateforme seront invités à Bercy pour échanger et débattre de vive voix. On espère que les participants de notre bataille de Post-it à Matignon en septembre, dont faisait partie le secrétaire d’Etat Mounir Mahjoubi, feront partie de ces contributeurs avisés 🙂

Ambiance joyeuse de lendemain de fêtes chez Capco où nous intégrons depuis le 2 janvier cinq nouvelles têtes dans nos équipes ! Ces recrutements répondent à une accelération très forte de notre activité fin 2017 et à nos perspectives ambitieuses pour 2018 🙂

D’un point de vue purement statistique, notre joyeuse troupe passe de 12 à 17 éléments, soit quasiment 50 % d’évolution d’un seul coup. Pierre — amateur de chocolatines — et Juliette — qui termine ses études en affaires publiques et ingénierie de la concertation — renforcent la direction Conseil pilotée par Thibaut, alors que Louise — qui ne cache pas sa passion pour les dinosaures et les polyèdres — prend en main l’assistance client. Pour leur part, Maxime — notre Angevin spécialiste d’Amérique du nord — rejoint Coline au développement des affaires tandis que Maxime — dont l’animal favori est l’éléphpant — débarque à la direction technique auprès d’Aurélien et son orchestre comme développeur web.

Maxiland

Les deux nouveaux Max rejoignent un contingent déjà bien fourni. Avec 4 unités dans l’équipe, nous frôlons donc les 24 % de Maxime, qui se rêvent désormais en dream team belote en attendant une troupe de Harlem Globe Trotters de la civic tech. D’ici là, les 13 autres copains ont déjà inventé un jeu simple : faire tourner un « max » de têtes en criant « Maxime » dans l’open space 😀

Et vous ?

Faire partie de l’aventure Capco est un truc à portée de main si la politique, la tech et les apéros détendus sont vos principaux centres d’intérêt. Nous recrutons encore et notre volonté est toujours de changer le monde. Pour cela, nous développons, améliorons, soignons aux petits oignons une plateforme de six applications participatives pour tous les décideurs qui partagent la vision d’une société fondée sur la collaboration des individus qui la composent. Issue de Parlement & Citoyens, la start-up Cap Collectif pérennise le projet initial et essaime aujourd’hui sa méthode de rédaction collaborative de la loi à tous les secteurs de la société à travers une plateforme de co-construction de la décision. Depuis près de 4 ans, nous travaillons à convaincre les pouvoirs publics (Gouvernement, collectivités territoriales, établissements publics) et privés (entreprises, organisations syndicales et professionnelles) d’adopter les nouvelles pratiques promues par la civic tech et résumées par deux principes fondamentaux : participation du public et transparence des processus décisionnels.

C’est donc aujourd’hui avec émotion et jovialité que nous accueillons Maxime, Juliette, Pierre, Louise et Maxime pour porter encore et toujours plus haut nos convictions 🙂

 

Maxibiz, Juliette, Pierre, Louise, Maxidev 🙂

C’est aujourd’hui que le Conseil économique, social et environnemental (CESE), troisième assemblée de la République représentant la société civile organisée, a lancé sa plateforme dédiée aux consultations en ligne. En amont d’un avis portant sur l’orientation des jeunes, un premier projet participatif « Orientation des jeunes : quelles solutions ? » est ouvert, avec pour objectif de recueillir l’expression citoyenne et d’interroger toutes les parties prenantes (élèves, jeunes, enseignants, parents) pour améliorer l’orientation.

La consultation est structurée autour de 6 thèmes :

  • Comment ne plus sublir son orientation ?
  • Comment faciliter l’accès à la formation souhaitée ?
  • Comment mieux accompagner les jeunes dans leur parcours ?
  • Comment faire pour que l’orientation ne soit pas sexuée ?
  • Comment faciliter l’insertion professionnelle des jeunes ?
  • Comment réduire le stress suscité par l’orientation ?

Pour chaque thème, le CESE a identifié six problèmes qu’il souhaite résoudre, des causes qu’il considère être à l’origine de ces problèmes et des pistes de solutions à mettre en place. C’est à partir de ces propositions que le Conseil économique, social et environnemental propose à chacun de participer.

La consultation est ouverte jusqu’au 23 février. Une synthèse sera réalisée en mars, et le CESE s’est engagé à répondre aux 60 contributions les plus votées.

Pour participer à la consultation : https://participez.lecese.fr/

Passé le petit bilan des fêtes, derrière nous l’ivresse du passage à la nouvelle année et de ses nouveaux venus, nous revoici chevauchant notre petite licorne bienveillante pour disséminer la bonne parole dans nos vertes contrées.

D’ici la semaine prochaine l’équipe se sera étoffée de cinq nouveaux capcoboys & girls, nous rapprochant inexorablement d’un déménagement vers des locaux convenant mieux à nos besoins. Le temps presse ! Nous avons six lancements de plateformes à réussir en janvier — dont le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) de Bruno Le Maire, la plateforme consultative du Conseil économique social et environnemental (CESE) et le budget participatif de la Ville de Lille.

Si des décideurs aussi variés qu’un ministre, une assemblée de la République ou une collectivité territoriale se lancent — ou continuent de se lancer — dans des projets participatifs d’envergure (et nous sommes plus que ravis de pouvoir les accompagner) c’est qu’un point de non retour a été atteint l’an dernier. Tandis que certains experts se questionnaient sur le réel impact de la civic tech entre les séquences électorales, nous avons pu constater sur le terrain que le discours que nous tenons depuis 4 ans commence à germer.

Comme nous le disons souvent, il reste à ne pas s’endormir sur de maigres — quoique vaillants — lauriers. Nous ne vivons pas dans le monde de Oui-Oui. Pour que la démocratie soit autre chose qu’un rendez-vous (pour paraphraser nos amis de Datagueule), nous devons tous nous convaincre de la pertinence de notre expérimentation collective. Ce qui implique une rigueur sans faille dans l’élaboration de ces processus méthodologiques conduisant à la prise de décision. Ce qui signifie une implication renouvelée des décideurs qui portent la responsabilité de la mise en place et de l’exécution de ces projets. Ce qui nous responsabilise aussi en tant que citoyens : celui d’interpeller les responsables politiques, les dirigeants, les élus à mettre en place pour 2018 de nombreuses séquences de co-construction avec la population.

Les outils existent : il faut juste les utiliser.

Toute l’équipe Capco vous souhaite une merveilleuse année démocratique !

Que vous soyez branché(e) Abraham Lincoln, Charles de Gaulle, Georges Clemenceau, Ségolène Royal, Winston Churchill, Jacques Chirac, François Bayrou, François Mitterrand ou Pierre Mendès-France, on espère que vous apprécierez notre modeste vidéo de bons voeux 🙂